Allocution du 28 janvier 1872. — Discours, p
4. Allocution aux Romains, 26 février 1872. — Discours, p. 168.
5. Allocution aux Généraux d'Ordres religieux, 12 juin 1873. — Univerty 18 juin 1873.
iO> Ce temps d*arrêt oii nous nous trouvons en France depuis 1871, cette attente miséricordieuse du Seigneur dont nous abusons, avaient été prophétisés par Mélanie. (Y. Concordance, p. 108, n^U.)
11° La confusion annoncée dans l'ordre politique n'a fait qu'augmenter depuis 187i. Nos politiques vraiment ne s'entendent plus. Ils paraissent un nioments*unir pour un vigoureux effort, et le lendemain ils sontplus divisés que jamais. Quel résultat sérieux pour le salut de la France est donc sorti de cette Chambre pourtant la plus honnête et la plus monarchique qui ait jamais été nommée? A plusieurs reprises les habiles ont su jeter
' parmi ses membres le trouble et la désunion , et les empêcher de s'entendre.
12o A la fin de Tannée dernière, « tout semblait prêt et acquis » pour le rétablissement à jour fixe de la royauté légitime et du retour de Henri V. La France enlière le croyait, et l'attendait. Mais il avait été prédit que le « grand monarque que Dieu nous garde » ne viendrait s'asseoir sur le trône de ses pères qu'à la suite de crises terribles et de catastrophes ; qu'il serait amené non par l'habileté des hommes, mais par l'intervention de la justice et de la miséricorde du Seigneur. Au dernier moment, tout a manqué. Le roi est venu, mais les siens n'ont pas voulu le recevoir ; et la France anxieuse ignore quel avenir l'attend. Les prophéties s'accomplissent en bien des points. Et encore en ce détail: « lia venue du grand monarque sera prochaine lorsque le nombre des légitimistes restés vraiment fidèles sera tellement petit qu'à vrai dire on lés comptera». Les prophéties s'accompliront jusqu'au bout.
TRIOMPHE MOMENTANÉ DES « MÉCHANTS », INTERVENTION DIVINE, TRIOMPHE DE l'ÉGLISE.
Ici nous sommes en face de l'avenir, d'un avenir qui semble prochain . Il est difficile de ne pas redouter, quant au premier point du moins, qu'il ne se réalisi selon les prédictions des prophéties.
Qui pourrait donc, à l'heure qu'il esî, humaineraenl empêcher le triomphe des « méchants » sur l'Église et la société!... Certes, ce ne sera ni l'Assemblée, ni le septennat, ni même un stathoudérat quelconque, pauvres et faibles digues^ travail d'enfants, par lesquelles les conservateurs des biens de la terre, avant tout, se proposent d'arrêter tes eaux débordées et toujours montantes du mal. Oui^ vous arriverez peut-être à cela, que vous désirez depuis longtemps : vous garderez ou bien à nouveau vous placerez à votre tête un prince oV un duc pour transformer .la république en la monarchie de votre cœur. On dira: C'est l'Empire qui reparaît; ou bien : C'esfla royauté de 1830 qui revient. « Les choses vont rester comme cela. » Et vous accomplirez ce qui a été prédit : a ce ne sera pas celui qu'on croira qui régnera » ; et « alors auront lieu les grands événements *. » Vous serez emportés, vous et vos œuvres, dans l'effroyable tempête; et les « méchants » seront les maîtres pour un moment de l'Église et de la société.
Dieuinterviendrad'une manière terrible,évidente,p.our
détruire tous ses ennemis, et sauver la pli^s grande partie des bons.