Concordance, p. 106 et
Je crois à ces événements, non-seulement à cause de l'accord dts prophéties, mais de plus pour des raisons d'un autre ordre qui, à mon sens, dorfnent aux prédictions la plus grande probabilité d'accomplissement.
Les « bons », c'est-à-dire les vrais et complets catholiques, achèvent maintenant de mériter et de préparer leur salut et leur triomphe.
Dans la révolution de 1793 qui a détruit l'ancienne société, les «" bons » furent presque tous écrasés par lest méchants ». Pourquoi celte rigueur de Dieu envers les siens? Parce que dans le xvrn® siècle les catholiques n'avaient rien fait ou presque rien pour que, devant la justice divine irritée contre une société longtemps coupable, leur cause fût séparée de celle des « méchants ».' Dans le xix® au contraire, les catholiques , clergé et fidèles, ont travaillé courageusement et constamment, ïûalgré des difficultés sans nombre. Rappelez-vous nos œuvres :
Les missions à l'intérieur et les missions étrangères, le rétablissement des grands et des petits sémipaireg et <les collèges catholiques, l'œuvre admirable de la Propagation de la Foi, les prédicationsde Notre-Damede Paris, les luttes pour la liberté d'enseignement, les grands travaux sur l'histoire de l'Église, le journalisme catholique, le retour des esprits et des cœurs vers Rome, le rétablissement de la liturgie romaine, le dévouement au Saint-Siège et l'amour pour le Pape, le Denier de Saint- Pierre, les zouaves pontificaux, le réveil et les progrès delà piété chrétienne, la dévotion universelle et enthousiaste pour saint Joseph, pourla Vierge immaculée, pour le Sacré-Cœur^ la restauration et la reconstruction d'un nombre immense d'églises et debasiliques,la résurrection
et la ferveur des Ordres religieux d'hommes, la multi piication et le dévouement des congrégation^ de femmej les conciles provinciaux, Je Concile du Vatican, Vhi roïsme et la sainteté de Pie IX, et en ces derniers tera| l'union de l'épiscppat avec son chef, des prêtres ave les évêques, le courage des pasteurs et des fidèles devail la persécution, les pèlerinages, les prières publiques < officielles, les Congrès catholiques, et pour complète tout, la « soumission ostensible, joyeuse et absolue > tous les enseignements de Y Église. C'était le dernier poid à mettre dans le plateau de la miséricorde. Les catholj ques ont payé et paient tous les jours, pour la cause d Jésus-Christ, de leurs prières, de leur or, de leurs persot neset de leur sang. Et avec tout cela, ils sont calomniéij haïs, persécutés, et ils ne se découragent pas. Est-o que les Anges protecteurs de TÉpouse du Christ et di se<* enfants, prenant en main leur" défense, n'ont pa
déjà crié vers Dieu : Judica Deus^ et discerne eau
sam meam : Jugez . 6 Dieu, et séparez notre cause di celle de cette société impie et prévaricatrice, de ce hommes remplis d'iniquités^ et de tromperies. La répon» a été faite : « Espérez » : Spera in Deo *.
Donc le Seigneur les secourra, Içs sauvera et leu donnera le triomphe attendu.
Mais, direz-vous, les méchants ne profiteront-ils poiii de toutes ces oeuvres des bons, et surtout des dernières N'est-il pas permis de supposer que la société sera prt servée de nouvelles catastrophes et rentrera sans autre secousses dans Tordre et la tranquillité?... Dix juste auraient sauvé Sodome!... ^
Tout en le désirant beaucoup, je ne crois point à ce
résultat. ^
Dabord les habitants de Sodome étaient bien moins Bûupables que nous : iisn'avaientpasautantde lumières et de grâces. Moralement notre société est aussi crimi- Délie qu'eux, et intellectuellement mille fois davantage: elle ferme volontairement et obstinément les yeux à l'éclat de la vérité et de la sainteté. Puis, en vertu de la grande loi de la réversibilité des mérites que vous invoquez, les méchants ont déjà été ménagés à cause des oeuvres des bons ; car les fléaux ont été diminués, i|s ont frappé moins fortement et moins généralement.
Mais surtout le Seigneur a donné aux « méchants > des délais réitérés pour se convertir et « rentrer dans ses voies ». Voyez en effet. Après la grande Révolution, la période de paix et de prospérité de la Restauration nous est accordée; après les craintes de 1830, les années de tranquillité et de progrès matériels de Louis-Philippe ; après les avertissements menaçants de la Salette^et le terrible cracfuement de 1848, le temps d'ordre extérieur de Napoléon III. Quel profit la société, quels fruits de conversion ou d'amélioration ses chefs et le plus grand nombre de ses membres, ont-ils fait de ces attentes miséricordieuses de Dieu ? On s'est enfoncé de plus en plus dans la perversité intellectuelle et morale. Après les coups de tonnerre de 1870. et de 1871, un délai de quelques années nous est encore octroyé.
Que fait- on pendant ces jours si précieux ? Qui donc se convertit, qui donc songe sérieusement à retourner à Jésus-Christ et à son Église, parmi les gouverneurs et ^ les conducteurs de la société et la masse -du peuple? On est devenu plus mauvais, on multiplie les péchés du
— 7i — cœur et de Tesprit. Ce sont ceux qui étaient bons déjà, qui s efforcent de devenir meilleurs, qui affermissent et affirment chaque jour davantage leur foi elMir charité. Les autres se pervertissent déplus en plus. D'où je crois pouvoir conclure qu'ils n'échapperont point à un dernier et épouvantable châtiment. La sagesse* et la justice de Dieu le demandent.
Car si les méchants en étaient quittes pour ce que nous avons vu, si encore cette fois Tordre et la pai^L reprenaient, à l'extérieur, le dessus dans notre société et se prolongeaient sans de nouvelles et plus terribles secousses, plus quejamaison s'éloignerait de Dieu, plus fort que jamais les « méchants.» diraient : ail n'y a pas de Dien, l'idée de Dieu est inutile pour maintenir et diriger les nations ; notre force et notre habileté suffisent^; c'est le bras humain, notre bras, qui nous a toujours sauvés ». Le mépris de Dieu, la révolte contre Dieu reviendraient universels. Si donc Dieu se taisait, si la puissance du mal s'affermissait dans sa victoire sur l'Eglise et la société chrétienne, si elle durait avec la paix intérieure et l'ordre matériel, ce que veulent surtout les chefs et les habiles, alors ce serait, avant dix ans, l'antechrist, le dernier combat de l'Eglise, la fin du monde. Est-ce que nous serions si près de cette terrible époque de l'humanité? Les événements vont-ils marcher aussi vite? Non, je l'espère. C'est une loi providentielle, démontrée par l'histoire, que l'Eglise, après une persécution, obtient toujours la victoire et un temps de repos proportionné au combat. Or,' depuis près de quatre siècles, dans des phases diverses, l'Eglise soutient une guerre, la plus acharnée, la plus habile et la plus générale de toutes. Cette lutte touche à son dernier
période, et aucun^jourde triomphe et de paix n*a encore commencé à luire. Donc il viendra bientôt.
Mais il parait certain que, en ce moment, aucune force humaine, aidée du secours.ordinaire de Dieu, n'est capable de dompter la force grandissante du mal et de l'arrêter dans ses progrès.
L'action des sociétés secrètes se développe et se fortifie chaque jour davantage. Toute la puissance humaine est entre leurs mains. Elles ont : la force militaire par la Prusse qui est aujourd'hui leur bras droit; la forcé politique, parla complicité et la lâcheté des gouvernements ; la force de l'opinion, par les journaux qui la forment et la dirigent, et qu'elles possèdent ou soudoient presque tousr 1^ force du nombre, par l'organisation, devant des conservateurs désunis , sans idées et sans plan de défense arrêtés ; la force de l'or et des richesses , par les juifs qui les ont accumulés depuis des siècles et qui ' sont les derniers et véritables chefs de toutes ces ténébreuses associations. Or le but dernier , avoué tout haut maintenant, de ces sectes sataniques, c'est la destruction de l'Église de Jésus-Christ , de toutes les œuvres , du nom et du souvenir même du Dieu Rédempteur. Le mot horrible des j uifs déicides est leur mot d'ordre : Toile hunCy Otez-le! Le but immédiat, c'est l'écrasement, c'est l'anéantissement, par la violence et par la ruse , de tout royaume, de tout peuple qui porte en son cœur la foi et l'amour du Christ, et la volonté avec la force de défendre son Epouse. Il faut donc que toutes les nations catholiqjies, et en particulier la France, périssent avec l'Église et la Papauté. Ce but est sur le point d'être atteint. Voilà que Iq « mystère d'iniquité » , coimmencé aux temps de saint Paul, développé à travers les siècles
sous l'action plus ou moins immédiate et évidente des juifs *, semble prêt de triompher. Il n'y a pas à douter qu'un assaut suprême ne soit tenté bientôt contre la France et l'Église. Les sociétés secrètes ne peuvent pas s'arrêter au milieu de leurs succès ; Satan les pousse ; et personne à présent n'est capable de s'opposer à ce dernier effort.
Donc il faut que Dieu s'en mêle, et d'une façon extraordinaire.
Donc, à son jour et à son heure, il s'en mêlera ; car nécessairement le Seigneur doit se lever pour sauver son Église, quand du côté des hommes tout secours vient à lui manquer: Necesse est adesse divinum^ ubi humanum cessât auxilium, (Eusèbe, 1. 11 hlst.)
Quant à la France en particulier, je crois à son salut à cause de l'Église.
L'Église ne peut pas triompher dans l'Europe où elle a sa capitale nécessaire, Rome, que sans quelques nations catholiques au moins participent à ce triomphe. Parmi toutes les nations de l'Occident, notre chère et malheureuse patrie n'est-elie pas le pays où se trouve encore la
1,^ n y aurait une étude intéressante et fort utile à faire ; ce serait lie rechercher et de compter combien il se trouve d'hommes d'origine et de race judaïque, soit parmi les chefs reconnus des loges et des sectes, soit ayant un' rôle important dans la direction des journaux, dans les finances, dans les principaux emplois, dans les conseils et à la tête des gouvenjements de l'Europe. Les noms qu'ils portent, noms d'emprunt, ou accommodés à la langue du peuple dont ils ont pris la nationalité, rendent la recherche , phw difficile. Cette difficulté levée, on sera surpris, je n'en doute point, de leur grand nombre, et la conclusion du travail sera celle-ci : r Europe est menée par les Juifs.
plus grande somme de bien , le moins indigne par conséquent de ce choix de la miséricoixle? N'a-t-elle pas pour enfants le peuple qui, par sa nature et son caractère, serait, après le châtiment, l'instrument le plus docile et Ijb plus dévoué de l'Église et de Dieu?... Cette espérance me soutient et me console au milieu des inquiétudes du présent. Après une terrible mais courte épreuve , le règne de Henri V dans notre France régénérée, l'Église et la Papauté triomphant dans tout l'univers, la répétition du « gesta Bel per Francos », m*apparaissent comme des horizons lumineux au delà des sombres nuages qui nous environnent.
Puissent ces considérations générales, que les prophéties modernes fortifient de leurs prédictions , mettre le calme en votre esprit, l'espoir et la force en votre cœur î