‹ Les prophéties modernes vengées, ou Défense de la concordance de toutes les prophétiesChapitre 26 sur 49 · NOUVEAUX CALCULS · texte numérisé non relu

NOUVEAUX CALCULS

Quand sonnera Theuie de Dieu? Lui seul le sait. Les' prophéties nous l'indiquent dans un large à-peu-près. Mais, si exacts qu ils puissent être , nos calculs ne sauraient vous donner -cette heure juste de la Providence. Us ne seront toujours que des hypothèses, une fois déjà contredites par les faits, et qui pourront Têtre encore.

A cause de cela on s'élève contre les prophéties.

« Voilà bien les malheurs, les incendiés, leségbrgements annoncés ; seulement le triomphe qui devait suivre ne vient pas, tout au contraire il recule, et l'espérance en paraît perdue *. » Eh ! non. Seulement vous allez trop vite, et vous n'avez consulté qu'un prophète 2. Les prophètes modernes , pas plus que les prophètes sacrés, n'ont tout vu, et tout à la suite, dans l'avenir.

.1.' Univers, 4 avril 1874.

2. La piophétie d'Orval ne prédit avec détails que les châtiments de 1870 et 1871. Les grands malheurs ne sont qu'indiqués par ^îie phrase : ce Et la Gaule vue comme décabrée (ou délabrée) va se rejoindre. ».

Avant d'arriver à la Terre promise, il nous faut passer par la mer Rouge, et nous n'avons pasencore commencé la traversée. « Les malheurs, les inceudie;^, les égorge ments » « de la grande crise » , du triomphe des sociétés secrètes , ne sont pas encore arrivés. Après le premier coup de verge de la divine justice, vous voudriez la victoire sans retard , la fin sans délai. C'est bien là la furia française : il faut que « tout se'^ fasse vite » et comme à la vapeur. Que la solution et le triomphe se hâtent dé venir : autrement, malheur aux prophéties et aux interprètes! Nous mettons tout dans un même sac etnous jetons le ballot à la mer !...

Cette impatience du caractère national est certainement entré pour quelque chose dans les calculs à dates rapprochées qui ont été successivement faits. DèsJ87i, quelques-uns prétendaient que tout s^ait terminé à la fin de cette même année. Nos désirs pressés n'avanceront point les événements.

Les différentes dates que je, vais vous donner ne seront peut-être pas plus heureuses que leurs devancières. Peut-être les franchirons-nous encore sans que la fin tant désirée soit arrivée. Les prophéties n'en seront pas plus malades. Pour leur honneur il suffit que *les faits annoncés se réalisent ; et ^i, entre le moment historique de leur accomplissement et nos calculs , il ne se trouve qu'une erreur de deux ou trois .années, ^vraiment on' n'aura pas le droit de se plaindre de l'interprète.

Dans mes premières, supputations, les trois années de Marie Lataste combinées avec la durée prétendue du règne de Pie IX m'avaient fourni la date régulatrice des événements. Nous ne pouvons plus nous en servir main~

tenant. Cette durée étant fausse ^ les années de Marie Lataste n'ont plus de point de départ ni de terminaison suffisamment indiquées.

La prophétie placentienne * nous otfre ces deux choses, et par conséquent elle deviendra la règle chronologique de nos nouveaux calculs.

Je vous rappelle d'abord en quelques mots ce qu'elle est, et je la cite en entier, texte et traduction.

Cette prophétie, en vers latins hexamètres, a été copiée sur un manuscrit que l'on conservait au commencement de ce siècle dans la bibliothèque de Plaisance 2, par l'auteur anonyme (F. F.) de l'opuscule italien : Quel sera Vavenir de fhumanité? Elle fut publiée en 1854 dans cet oavrage. La Civilta Cattolica en rendit compte en avril 1860; la troisième édition parut à Turin en 1862. Cette même année, il était traduit et publié par M. l'abbé Leroy, du diocèse de Laval 3. En 1866, M. TabbéG. Rougeyron reproduisait la prophétie dans son livre: Les derniers temps.

Cette prophétie est donc antérieure de plusieurs années à tous les événements qu'elle prédit.

Po8t decimi octavi jamjam labentibus annis *,

Bella, famés , pestis, fraudes, saturnia régna "

Stement, et veteres pellentur ubique tyranni.

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