‹ Les propos de table de M. LutherChapitre 26 sur 62 · MIRER DANS SON MÉNAGE · texte numérisé non relu

MIRER DANS SON MÉNAGE

Eu 1532, le ducleur Luther, voyant que la (Kirole de Dieu était uégligée dans sa propre maison, fixa que chaque dimanche il prêcherait à ses enfants et à sa famille, sans préjudice des sermons qu’il prononçait à l’église. Le docteur Jonas l’ayant questionné à cet égard , il dit qu’il regardait semblable fonction comme un devoir et comme prescrite à la conscience de tout l>ère de famille , car je vois que la parole divine est tout aussi délaissée chez moi que dans l’église.

Le prince d’Anhalt vint, de la part de l’électeur, inviter le docteur Luther à se rendre à Torgau pour prendre part à une partie de chasse et au festin qui devait avoir lieu le lendemain. — 11 répondit : « Je ne donne pas la chasse aux bêtes fauves, mais au pape, aux évêques, aux chanoines et aux moines. » L’électeur lui ayant écrit plus tard pour le prier de se rendre à sa cour, il dit : « Ce n’est pas la cour, mais l’église qui est ma vocation ; il m’a été imposé le devoir d'expliquer et de prêcher l'Ecriture sainte; lire et enseigner, telles sont me^ obligations; celle des magistrats est de faire usage du glaive qui leur a été confié. »

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