II. C. Harcmbcrg, Von Vanipyren
Pour Kindicalion d'autres ouvrages de vampirologie, nous renvoyons à ta Bibliotheca magica de Crasse (Lcipaig, 1813, in-8<>), p. 2i.
' C’est également un démon succube ou une fée qui, d’après la légende, est la souche de la] maison de Haro ; elle avait un pied de biche d’oü elle tira son nom. Plus d’un arbre généalogique célébré dans le monde idéal ou dans le monde réel, a scs racines dans l'cnrer. La vanité féodale s’est emparée de ceue croyance pour ennoblir ses blasons, et la lamille des Jagellons SC vantait de descendre des fées, qui sont elles-mêmes les collatérales du diable ; elle portait sur ses armes les emblèmes de l’ange des ténèbres.
une femme vêtue de blanc venait se placer à côté de son lit. Le maître répondit qu'il dormait la nuit entière et qu'il ne s'apercevait de rien. La nuit suivante, cependant , 11 se tint sur ses gardes et il resta éveillé dans son lit ; la femme revint et le gentilhomme lui demanda qui elle était et ce qu'elle voulait. Elle répondit qu'elle était sa femme. 11 lui répliqua : « Tu es morte et tu as été enterrée. » Elle ré|>ondit qu'elle avait voulu mourir à cause de ses péchés, mais que s'il consentait à la recevoir de nouveau , elle redeviendrait sa femme. Il dit que si la chose était possible il en serait bien aise , et elle l'avertit de bien se garder à l'avenir de jurer comme il en avait l'habitude , car elle mourrait bientôt derechef s’il jurait. Il le promit , et la morte habita dans sa maison , coucha avec lui , but et mangea avec lui, prit soin du ménage et eut des enfants. Un jour qu'il avait des convives à dîner, la femme alla chercher des épiceries qui étaient renfermées dans une boite dans un autre appartement , et elle resta longtemps absente. Le gentilhomme s'impatienta et lâcha son ancien juron, et la femme disparut. On fut étonné de voir qu'elle ne revenait point; on alla dans l’appartement où elle avait passé, et l’on trouva par terre.les vêtements qu’elle portait. On ne la revit jamais depuis. C’est l’œuvre du diable , qui peut revêtir la figure d'un homme ou d’une femme. Il fabrique un fantôme qui trompe les yeux , de sorte que l'on croit coucher avec une femme véritable et il n’en est rien. De même quand il prend les traits d'un homme ; car le diable est puissant auprès des enfants de l'incrédulité , ainsi que le dit saint Paul. Quant aux enfants qui résultent de ces unions , je croi$ que ce sont aussi des diables. C’est une chose bien horrible et effroyable que le diable ait le pouvoir d’engendrer des enfants. Il en est de même des nixes dans l’eau ils attirent les vierges et les jeunes filles et ils ont commerce avec elles , et ils engendrent des diablotins. Engendrer des enfants est une œuvre divine , et là Notre-Sei-
' Il existe sur les nixes uoe disserlation spéciale de J. V. Mcrbilz , de nymphit germanU Wassernixen ;Ups,, 1678, in-i» ; Jenœ, iT4t, in-8«. Consultex surtout i l'égard du nlckus le savant travail de Jacob Grimm sur la mytbo'ogie allemande (Gottingue, tSSS. p. 375-211), et Keigblley, Fairy Uythology, 1. 1, p. 324 et suiv.