‹ Les prosateurs Français, recueil de morceaux choisisChapitre 189 sur 326 · VOL DES INSECTES · texte numérisé non relu

VOL DES INSECTES

Frète création de la fuyaole aarore.

Ouvre- toi comme an prisme au «oleil qal le dore.

Va dire lo uaiiiaoce au Ilteron d'un Jour,

Vo, tu n'a* que le temps de deviner l'amov.

Madame DciaoKots-VALMOui.

De tous les volatiles , ceux dont le vol est le plus curieux et le plus à notre portée , sont les insectes. Les uns ont des ailes de la plus fine gaze, comme la mouche : elle exécute toutes sortes de vols, et, quand il lui plaît, elle s'arrête en l'air, et y devient station naire; d'autres, tels que les papillons , ont des ailes couvertes d'écaillés fines comme la poussière, et brillantes des plus vives couleurs. Bien différentes de celles des oiseaux , qui se ressemblent toutes, et qui leur sont distribuées par paires, elles sont patronnées sur une infinité de formes et quadruples. Les papillons n'ont point de queue , comme les oiseaux, mais la plupart sont couronnés d'antennes qui dirigent leur vol. Leur gouvernail est à leur tête. Le papillon , avec sa trompe et ses antennes à bouton , semblables aux filets à anthère qui sortent du sein des fleurs , avec ses ailes quadruples et éclatantes qui imitent leurs pétales, avec son vol incertain que balance çà et là l'haleine des zéphyrs, ressemble à

une fleur volante. Il y en a qui, comme le ptérophore ou porte-plume , volent parmi les graminées avec deux ailes simples, faites comme deux plumes à écrire. Je me suis arrêté quelquefois avec plaisir à voir des moucherons, après la pluie, danser en rond des espèces de ballets. Ils se divisent en quadrilles, qui s'élèvent , s'abaissent, circulent et s'entrelacent sans se confondre. Les chœurs de danse de nos opéras n'ont rien de plus compliqué et de plus gracieux. Il semble que ces enfants de l'air soient nés pour danser ; ils font aussi entendre , au milieu de leur bal , des espèces de chants. Leurs gosiers ne sont pas résonnants comme ceux des oiseaux , mais leurs corselets le sont; et leurs ailes, ainsi que des archets , frappent l'air et en tirent des murmures agréables. Une vapeur qui sort de la terre est le foyer ordinaire de leur plaisir; mais souvent une sombre hirondelle traverse tout à coup leur troupe légère, et avale à la fois des groupes entiers de danseurs. Cependant leur fête n'en est pas interrompue» Les coryphées distribuent des postes à ceux qui restent, et tous continuent à danser et à chanter. Leur vie , après tout , est une image de la nôtre : les hommes se bercent de vaines illusions autour de quelques vapeurs qui s'élèvent de la terre, tandis que la mort , comme un oiseau de proie , passe au milieu d'eux , les engloutit tour à tour sans interrompre la foule qui cherche le plaisir.

{Harmonies <U la nature,)

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