‹ Les prosateurs Français, recueil de morceaux choisisChapitre 20 sur 326 · BALZAC · texte numérisé non relu

BALZAC

Jean-Louis de Balzac naquit à Angouléme. Après quelques voyages, il se retira dans son château, et n'en sortit que pour aller q>iatrc ou cinq fois à Paris. Le succès de ses Lettres fut immense , et lui valut le titre de grand épislolier. Aujourd'hui elles ne sont pas plus lues que celles de Voiture. On y remarque les deux défauts les plus opposés au genre épistolaire, l'enflure et raffectation. Balzac tombe dans ces défauts à force de vouloir être sublime , comme son ami y tombait en cherchant à être agréable. Pour bien apprécier ces deux auteurs, il ne faut pas oublier qu'ils écrivirent plus de trente ans avant l'apparition des Lettres provinciales.

Les Discours de Balzac sont bien supérieurs à ses Lettres. Le stylo y est assorti aux pensées et aux sentiments , et produit souvent une éloquence qui rappelle celle de Bossuet. Balzac, disciple de Malherbe et formé par ses le<,^ons, opéra dans la prose la réforme que son maître avait fuite dans la poésie. Il lui donna le premier de la grandeur, de la noblesse, du nombre et de l'harmonie.

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