AMOUR DE LA NATURE
Dès Fâge de huit ans, on faisait cultiver à Bernardin un petit jardin , où chaque jour il allait épier le développement de ses plantations , cherchant à deviner comment une grosse tige, des bouquets de fleurs, des grappes de fruits savoureux pouvaient sortir d'une graine frêle et aride. Mais les animaux surfont attiraient son affection, étonnaient son intelligence. Ayant accompagné son père dans un petit voy.ip;e à Houen, celui-ci s'arrêta devant les flèches de la cathédrale, dont il ne pouvait se lasser d'admirer la |ia^M<*ur et la légèreté; le jeune Henri levait
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aussi les yeux vers la cime des tours ; mais c'était pour admirer le vol des hirondelles qui y faisaient leurs nids. Son père, qui le voyait dans une espèce d'extase, l'attribuant à la majesté du monument, lui dit : « Eh bien ! Henri , que penses-tu de cela ? » L'enfant, toujours préoccupé de la contemplation des hirondelles, s'écria : « Bon Dieu ! qu'elles volent haut ! » Tout le monde se mit à rire , son père le traita d'imbécile ; mais toute la vie il fut cet imbécile, car il admirait plus le vol d'wn moucheron que la colonnade du Louvre. {Ihid.)