LE PRÊTRE
Un prêtre est , par devoir, Fami , la*|iMroviâeiice vivante de tous les malheureux , le consdateur deg affligés, le défenseur de quiconque est privé de dé* fense, Taji^ui de la veuve, le père de Torphelin, le réparateur de tous les désordres et de tous les maux qu'engendrent vos passions et vos funestes doctrines. Sa vie entière n'est qu'un long et héroïque dévouement au bonheur de ses semblables. Qui de vous consentirait à échanger, comme lui, les joies domestiques , toutes les jouissances , tous les biens que les honmies recherchent si avidement , contre des travauxobscurs, des devoirs pénibles, des fonctions dont l'exercice brise le cœur et rebute les sens > pour ne recueillir souvent d'autre fruit de tant de sacrifices
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que le dédaia , ringratitude et Tinsulte ? Vous été» encore plongés dans un profond sommeil , et déjà rhorome de charité, devançant l'aurore, a recommencé le cours de ses bienfaisantes oeuvres. 11 a soulagé le pauvre, visité le malade, essuyé les pleurs (te rinfortune ou fait couler ceux du repentir, instruit rignorant, fortifié le faible, affermi dans la vertu des âmes troublées par les orages des passions.
Après une journée toute remplie de pareils bienfaits, le soir arrive, mais non le repos. A Theiu^ où le plaisir vous appelle aux spectacles, aux fêtes, on accourt en grande hâte près du ministre sacré : un chrétien touche à ses derniers moments ; il va mourir, et peut-être d'une maladie contagieuse : n'importe; le bon pasteur ne laissera point expirer sa brebis sans adoucir ses angoisses , sans l'environner des consolations de l'espérance et de la foi, sans prier à ses côtés le Dieu qui mourut pour elle , et qui lui donne, ^ cet instant même, dans le sacrement d'à-* mour, un gage certain d'iuimortalité.
Voilà le prêtre. {Essai sur l'Indifférence.)