RÉFLEXIONS MORA];.ES
C'est un grand signe de médiocrité de k>iier toujours modérément.
Le courage a phi» de ressources contre les dis^ grâces que la raison.
Quelques auteurs traitent la morale comme on traite la nouvelle architecture, où Ton cherche, avant toutes choses, la commodité.
Celui qui sait rendre ses profusions utiles a une grande et noble économie.
Personne ne se croit propre, comme un sot, à duper les gens d'esprit.
11 n*y a guère de gens plus aigres que ceux qui sont doux par intérêt.
Il est faux qu'on ait fait fortune lorsqu'on ne sait pas en jouir.
On peut se consoler de n'avoir pas les grands talents, comme on se console de n'avoir pas les grandes places. On peut être au-dessus de l'un et de l'autre par le cœur.
Les hommes ont la volonté de rendre service jusqu'à ce qu'ils en aient le pouvoir.
La ressource de ceux qui n'imaginent pas est de cont^.
Les grandes pensées viennent du cœur.
La raison nous trompe plus souvent que la nature.
Personne n'est sujet à plus de fautes que ceux qui n'agissent que par réflexion.