‹ Les prosateurs Français, recueil de morceaux choisisChapitre 96 sur 326 · SAINT LOUIS · texte numérisé non relu

SAINT LOUIS

IJ0^i9 IX paraissait un j^nce d^tmé à xétafv^v Europe, si ^e avait pu l*étre; à rendre la France triomphante et policée , et à être e|i tout le modèle des houimes. Sa piété, qui était cellç 4*uu iu^acbo-r rète, ue lui ôta aucune yertu de roi. Upe «ag^ ^çjçh ^Qt^ie nç déroba rien à Sc( libéralité. Il sut accord^, un^ politique profonde avec une justice exacte; ^ peut-être^ ^t-il le s^ul souverain qui ipérite çe|tç^ louange. Prudent et ferpie dans 1^ conseil, intf^pî4A daui^ 1^ combats sans ^tre eQiporté, çompatlspaali con)ni0 s'il n*ayait jamais été que malheureux. Il U*est pas douné i^ rbouune de porter f\^ loin (^ Y^rtu» {f^sâai sur (^ fnœurs^)

PIBRRE-LE-GRAND.

Pierre-Ie-Grau4 fut regretté en I^uasie 4^ teMU ceux qu*i( ayait formés ; et la géuératiou qu| suivit pe|l^ 4^s partisans des auciçnucs ip^eu^ le regarda bientôt comme son père. Quand les étrangers ont vu que tous ces établissements étaient durables, ils ont eu ppur lui une adu^iratipu constante , et ils ont avoué qu'il avait été inspiré plutôt par uqe sagesse extraordinaire que par Tenvie de faire des cfioses

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étonnantes. L'Europe a reconnu qu'il avait aimé la gloire , mais il Favait Mise ft faire du bien ; que ses défauts n'avaient jamais affaibli ses grandes qualités; qu'en lui l'homme eut ses taches, et que le monarque fut toujours grand. Il a forcé la nature en tout, dans ses sujets* dans lui-même, et sur la terre et sur les eaux; mais il Ta forcée pour l'embellir. Les arts, qu'il a tran^lahtés de ses mains dans des pays dont plusieurs alors étaient sauvages, ont, en fructifiant, rendu témoignage à son génie et éternisé sa m^oîre ; ils paraissent aujourd'hui originaires des pays mêmes où il les a portés. Lois , police , politique, discipline militaire, marine, commerce, manufactures, science, beaux-arts» tout s'est perfectionné selon ses vues; et, par une singularité dont il n'est point d'exemple, ce sont quatre femmes, montées après lui sur le trône , qui ont maintenu tout ce qu'il acheva, et ont perfectionné tout ce qu'il entreprit.

C'est aux historiens nationaux d'entrer dans tous les détails des fondations, des lois , des guerres et entreprises de Pierre-le-Grand. 11 suffit à un étranger d^avoil* essayé de montrer ce que fut le grand homme qui apprit de Charles XII à le vaincre , qui sortit deux fois de ses états pour les mieux gouverner, qui ti^vftiUa de ses mains à presque tous les arts nécessaires, pour en donner l'exemple à son peuplé, et t]td ftit lé fotidateut* et le père de Son etnpire.

[ffistidte de Pierre-h^rAnd. )

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l'athéisme. *

Otez aax hommes Topinion d'un Dieu rémunérateur et vengeur, Sylla et Marins se baignent alors avec délices dans le sang de leurs concitoyens : Auguste., Antoine et Lépide surpassent les fureurs de Sylla; Néron ordonne de sang-froid le meurtre de sa mère; il est certain que la doctrine d'un Dieu vengeur était alors éteinte chez les Romains. L'athée, fourbe, ingrat, calomniateur, brigand, sanguinaire, raisonne et agit conséquemment, s'il est sûr de l'impunité de la part des hommes : car s'il n'y a pas de Dieu, ce monstre est son Dieu à lui-même; il s'immole tout ce qu'il désire, ou tout ce qui lui fait obstacle; les prières les plus tendres, les meilleurs raisonnements ne peuvent pas plus sur lui que sur un loup affamé.

Une société particulière d'athées qui ne se disputent rien, et qui perdent doucement leurs jours dans les amusements de la volupté , peut durer quelque temps sans trouble ; mais si le monde était gouverné par des athées, il vaudrait autant être sous le joug immédiat de ces êtres informes qu'on nous peint acharnés contre leurs victimes.

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