‹ Les prosateurs Français, recueil de morceaux choisisChapitre 99 sur 326 · M. LE MARQUIS DE YAUTENARGUE · texte numérisé non relu

M. LE MARQUIS DE YAUTENARGUE

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Î^Iét^t 0^ yquç fli'qpppfinez que gopt voj ygn? , ) tjr^, Hopsjpp^, <ïes larqxpS ^^ mifips ; e^ rélpgp ixff^U bre qpe vqps mlaye? epyoy^ a augn^^i^t^ pipn fmaiti^ pppc vous, eif augmentant ^on a(Uif'|ratipn poqr cette ))elle éloquepce avec laquelle vqus êtes néfoqt ce que vpps fjites n'esf qi^e trop vrai qq g(5n4f§l. VQp§ ^n exceptez sans doute |'au^itié. C'est el|e q^i vous a inspira, ef qui a rempli vpffe âflup de pes sepr limentç qui pppdamnent le gepre bun^alp ; plus les

et l'amitié m'a toajoars para la première de tootes ks vertus, parce qu'elle est la première de nos consolatioiis. Voilà la première oraisoD funèbre que le coeur ait dictée , toutes les autres sont TouTrage de la vanité. Vous craignez qu'il n'y ait un peu de déclamation. U est bien diflBcile que ce genre d'écrire se garantisse de ce défaut ; qui parle trop long-temps parle trop sans doute. Je ne connais aucun discours oratoire où il n'y ait des longueurs. Tout art a son endroit faible , quelle tragédie est sans remplissage, quelle ode sans strophes inutiles? Mais quand le bon domine, il faut être satisfait ; d'ailleurs, ce n'est pas pour le public que vous avez écrit, c'est pour TOUS , c'est pour le soulagement de votre cœur ; le mien est pénétré de l'état où vous êtes. Puissent les belles-lettres tous consoler ! elles sont en effet le charme de la Tie quand on les cultiTe pour ellesmêmes , comme elles le méritent ; mais quand on s'en sert comme d'un organe de la renomma, elles se Tengent bien de ce qu'on ne leur a pas offert un culte assez pur ; elles nous suscitent des ennemis qui nous persécutent jusqu'au tombeau. Zo!le eût été capable de Êiire tort à Homère TÎTant. Je sais bien que les zoïles sont détestés , qu'ils sont méprisés de toute la terre, et c'est là précisément ce qui les rend dangereux. On se trouve compromis, malgré qu'on en ait, aTec un homme couvert d'opprobres.

Je Toudrais, malgré ce que je tous dis là, que votre ouvrage fût public; car, après tout, quel

zoile pourrait médire de ce que Famitié, la douleur et Téloquence ont in^iré à un jeune officier , et qui ne serait étonné de Toir le génie de M. Bossuet à Prague ? Adieu , Monsieur , soyez heureux , si les hommes peuvent Fétre ; je compterai parmi mes beaux jours celui où je pourrai vous revoir. Je suis avec les sentiments les plus tendres, etc.

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