‹ Les provençalismes, corrigés, ou, Corrections raisonnées des fautes de langage et de prononciationChapitre 17 sur 73 · SEUL TOUS S0»T CONTRE HOI · texte numérisé non relu

SEUL TOUS S0»T CONTRE HOI

Hors de lui se dit d'une personne violemment agitée : tl éit hors de lui.

Il ne sait pas lire l'écriture DE hain. Dites r 11 de SAn PAS LIRE CE ont EST ÉCRIT A LA MAIN, OU tout siinplentont : Il ne sait pas lire l'ËCRITUKE, en ajoutant, si l'on veut ; Il ne lit que ce qui est imprijié,

Car toute écriture est l'œuvru do la main.

Il croïait de MAL FAIRE. Il CRotatt DE BIEN FAIRE. Dites : Il CROYAIT MAL FAIRE. Il choïAit BIEN FAIRE.

Croire est un verbe transitif (5j ; il lui faut un complément direct, et ce complément ne saurait commencer par une préposition.

Deux heures DE xatin, Uiie heure D'APnËs-.uini. Sept HIURES DE SOIR, etc. Dites : DU hatin, DE L'après-midi, DU soir, avec l'article .

Matin, après-midi, soir, aprés-dinée, sont des substantifs toujours terminés par eux-niâmes [Voir l'article A la poche, page 7).

Il n'a rien de MIEN. Je n'ai rien DE TIEN. Tu n'as rïen DE SIEN. Dites : Il n'a rien a moi. Je n'ai rien A TOI. Tu n'as rien a lui.

De mien de tien, de sien, pour dire qui m'appartient, qui ^appartient, qui lui appartient, sont des locutions vieillies qu'on n'emploie plus aujourd'hui.

J'ai demandé DE monsieur un tel, DE son père, DE sa MÈRE, etc. Dites : J'ai demandé DES RENSEIGNEMENTS, j'ai demandé des nouvelles de monsieur un tel, de son

PÈRE, DE SA MÈRE, CtC.

Demander de quelqu'un, c'est exiger quelque chose de lui : Dieu demande de nous la charité et rhumilité^ qui manquent à un grand nombre de personnes.

DE PAIN ME suffit, j'AI DE POMMES AVEU DE CONFITURE.

Il faut dire : DU pain, DES pommes, DE LA confiture.

L'article est ici de rigueur (du est pour de le et des pour de les). Il doit toujours accompagner le substantif régime de la préposition de, lorsque ce substantif est employé ou comme sujet, ou comme complément direct (23), ou comme régime d'une autre préposition, car dans chacun de ces trois cas ce substantif est réellement déterminé. Du pain, c'est-àdire une partie du pain qui existe, quel qu'il soit, et que je regarde dans ce moment comme un être particulier ; des pommes, c'est-à-dire une portion des pommes qui peuvent exister ; avec de la confiture, c'est-à-dire avec une portion de la confiture que mon esprit considère maintenant comme un être particulier. Le rétablissement de ces ellipses nous montre en même temps l'antécédent (24) de la préposition de ; et conséquemment, dans le premier cas, le vrai sujet ou du moins la base du sujet ; dans le second, la base du complément direct ; dans le dernier, le vrai régime de la préposition avec, la base de son complément. (Voir plus loin l'art. Peu DU pain, qui fait suite à celui-ci).

Il n'a tenu de rien que je ne le misse a la porte. Dites : Il n*a tenu a rien que je ne le misse a la porte. Le verbe tenir, dans ce sens, régit à et non pas de.

Ce n'est fas DE sa faute si l'entreprise À échoué. Dites : Ce n'est pas sa faute si l'entreprise a échoué ; ou, en exprimant la préposition : Ce n'est pas PAR sa faute si l'entreprise, elc.

C'est la préposition par et non de que régit le verbe échouer.

On l'a nécessité DE se défendre. Dites : On l'a nécessité A se défendre.

Nécessiter régit à et non de. Cette dernière préposition ne peut avoir lieu que quand le mot nécessité est substantif : On Va mis dans la nécessité de se défendre.^

Obéissez DE suite, partez DE suite. Dites : Obéissez TOUT DE SUITE, partez TOUT DE suite, sur le champ.

De suite signifie successivement sans interruption : Il ne saurait dire deux mots de suite. Je suis allé à la campagne trois jours de suite.

Nous verrons de te placer quelque part. Nous veiîrons DE DÉCOUVRIR LE VOLEUR. Ditcs : Nous verrons A te placer

QUELQUE PART. NoUS VERRONS A DÉCOUVRIR LE VOLEUR.

De ne se dit, après le verbe voir, que pour indiquer le lieu d'où l'on voit : Je Vai vu de loin, je Vai vu de près, je l'ai vu de ma fenêtre.

Je vous suis débiteur DE telle somme. Dites : Je suis DÉBITEUR ENVERS vous de telle somme, ou je suis votre débiteur POUR telle somme.

Je vous suis débiteur signifie littéralement je suis débiteur à vous, ce qui n'est pas français. On est le débiteur de quelqu'un pour une somme, ou on est débiteur d'une somme envers quelqu'un, mais on n'est pas débiteur à quelqu'un.

Va doucement DE tomber. Dites : Va doucement CRAINTE DE TOMBER, DE CRAINTE DE tomber, CRAINTE que tu ne TOMBES, OU bien PRENDS GARDE de tomber, etc.

De tomber ne saurait être le complément de Tadverbe doucement.

Il s'est étendu DE TOUT son long. Dites : Il s'est étendu

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