H 'ÉTOUFFES
Se pousser ae se dit qu'au llguré pour sigailior s'avancer, senielLre en crédit, etc. AuUemenl, on ne se pousse pas soi-mCme ; on pousse quelqu'un, on pousse quelque chose ; On t'a poussé dans un pTéeifiiM. On lui a poussé la porte au nez, etc.
La POUTABGUE est excitante et donne appétit. Dites ; La BOUTARGUE.
Foutargue n'est pas français.
Il est fout PRÉCAUTIONNEUX, rllb est fort PRÉ- CAUTIONNEUSE. Dites ; Il est fort PRÉCAUTIONHÉ, elle KST FORT PRÉCAUTIONNÉE.
Ainsi s'ein])loie aussi, comme adjectif, le participe précaurlionne, à défaut d'un adjectif particulier, pour signifier prudent, avisé . Précautionneux, précautionneuse n'est pas français.
Il fait tout a la PRÉCIPITÉE. Dites : II. fait tout a la HATE, PRÉCIPITAMMENT, avec PRÉCIPITATION.
Précipitée, comme substantif, n'est pas français-
Il A PASSÉ. PREMIER, IL est tombé la tête PREMIÈRE. Dites : Il a passé LE PREMIER, il est tomdé la tête LA PREMIÈRE.
lier, prtmiére, ainNi employé pOQi- signilier devant, en doit ôtrB toujours précédé de l'arliclo.
"ÏL FiUT FAIRE PRENDRE L'AIR a ces har FAUT METTRE, IL FAUT EXPOSER A L'AIR ces haubes. ir, FUIT METTRE CES bardes a i/ÉVENT, c'est-à-dire àfaclion de l'air.
Prendre Vatr signifie respirer l"aii' ; il no peut donc se dire <]ue des êtres animés : Ce vieillard sort tous les jours un moment pour prendre l'air.
Je st'is ic[ A PRENDRE i.e soleii.. Dites : Je suis ici a ME CHAUFFER au soleH-
Prendre le saleit serait chose difllcilc ; on se chauffe à ses rayons, mais on ne peul le prendre,
VOUH PRENDREZ MAL, n. fait froid. Dites : Vous VOUS ENRHUMEREZ, vous GAGNEREZ UN RHUME, etc.
Prendre mal n'est pas français dans co sens. On dit i Fou* prenez mal la plaisanterie, vmis prenez mal mes avis, etc. Mal est alors adverbe.
PRENEZ LA PEINE de vous asseoie. Diles ; VEtJHXEZ fODS asseoir, je vous PRIE de vous asseoir.
S'asseoir n'est pas une peine.
Cest va DE NOS PLUS PRÉS pare\ts. Dites : C'est un de ms plus proches pauests.
Prés est toujours ou adverbe ou préposition ; on ne peul donc pas remployer comme adjectif.
Dieu PRÉSERVE que «on pèiie en ait co> naissance. Dites : DiEL- NOUS PRÉSERVE, Dieu ME PRÉSERVE, Dieu TE PRÉSERVE, etc., que notiie père, que mon père, que
lOTSE PfeilE.etC, ES AIT COSNAISSANCE.
Préserver, vei'he transitif (5), exige toujours un eouiplément din
E noBE NE VOUS PRESSE rAs, je ne la ferai que la
, SEMAINE PROCHAINE. DilCS : Si VOTRE ROBE N'EST PAS POUR
VOUS UN OBJET PRESSAIT, ou bien SI VOUS N'ÊTES PAS PRESSÉE D'AVOIR VOTRE ROBE, je se ia ferai QVB
LA SEMADtE PROCHAINE.
Dire dans ce sens qu'une chose presse quelqu'un n'eal pas une loculion rrançaise.
Cela pedt PRÊTER a bir e. Dites : Cela peut APPRÊTER A BraE, DONNER a rire, elc.
Prêter à doit être toujours suivi d'un subsianlif : Cela prête à la critique, à ta censure, au ridicule, etc.
Il a pris FHoiD EN SORTANT DE l'église. Dites : Il a été SAISI PAR le froid en sortant de l'église.
On ne prend pas le froid, c'est lui qui nous prend, qui nous saisit.
Il a pris mal a plusieurs personnes a la sortie de l'église. Dites : Plusieurs personnes se sont TROUVÉES MAL a la sortie de l'église.
Le verbe prendre ainsi employi: comme impersonnel n'est pas français.
Rien n'a PRIS MAL, tout est arrivé en bon port. Dites : RiEH n'a SOUFFERT, rien n'a été GÂTÉ, tout est arrivé
EN BON port.
Prendre nuti n'est pas français non plus dans ce sens.
S'il a REUSSI, c'est ou'il t a PRIS PEINE. Dites : C'est QU'IL ï A PRIS DE LA PEINE.
Prendre peine n'est pas plus français qu'il le serait de dire prendre argent, prendre en}bonpuint,, au lieu de prendre de l'argent, prendre de l'embonpoint. Travaillez, prenez de la peine, c'est le fonds qui manque le moins, a dit La Fontaine.
E PROMÈNE POL'Il ME DESTRAIRE. VlEHS, ALLOHS PROHE-
: Je me promène pour me distraire. Vibhs, fttONS NOUS PROMENER.
t loujoars transitif (5), c'est-à-dire qu'il lui faut toujours un complément direct : Paul se promène. Paul promène soit fils, etc.
Il a prfs une PURGE ce matin. Dites ; Il a pris dh PUR- GATIF, UNE PURGATION, UNE MÉDECINE ce matin.
Purge n'est français qu'on terme do droit, pour exprimer l'action de radier les hypothèques qui grèvent une propriété : La purge des hypothèques.
rUS8 HSORE ET QUART. Deux heures bt QUAKT. Une livre ET QUART, etc. Dites : Une heure et UN QUART. Deux heures ET UN QUART. Une r.ivit e et UN QUART, etc., ou bien simplemenl: Une heure US QUART. Deux heures UN QUART. Une livre UN QUART, etc.. mais toujours avet l'adjectif numérique un,
■ Si l'on dit, sans eet adjectif. Une heure et demie, deux heu-
reiet demie, une livre et demie, etc., c'est qu'une fraction ne saurait fitre de plusieurs demis, comme elle peut l'être de plusieurs quarts : Urte livre el trois quarts.
Vous L"AVEZ PAÏÉ le QUATRUPLK DE SA VALEUR. DllOa :
l,E QUADRUPLE de sa valeur.
Ce mol quadruple vient du latin quadruplum el se prononce en conséquence couadruple. Quatruple, qui n'est pas français, est cependant formé IrÙs-régulîèremenl du mot quatre; mais raremenl, nous l'avons déjà dit, nos mots dérivés proviennent d'une raeine française.
QU'AVEZ voua PEUR ? Dites: OE QUOI avez vous peub? On n'a pas peur quelque chose, mais de quelque cbose. H faut donc nécessairement la préposition de.
Il HE DONNE TOUT LE QUE j'aI BESOIN- DitOS : TOUT CE DONT
j'ai besoin.
On n'a pas besoin quelque chose, mais de quelque cbose, qui est la signiDcalion du pronom dont, tandis que le pronom qru« est toujours complément direct; Je vuus donne tout ce (quelque chose) que f ai.
J'ÉTAIS A l.A MAISON QUE j'iTTENBAIS MON FILS. EllE EST A LA CAMPAGNE QU'ELLE SOIGNE SES POULES. NoUS ÉTIONS ICI
E NODS PARLIONS DE vous. TU ES LA QUE TU T'BNSUIES, ■ PKENDS UN LIVRE ET LIS, Dites : J'ÉTAIS i LA MAISON A ATTESORE
aos FILS. Elle est a la campagne A soigner ses pom.es. Nous ÉTIONS ICI A PARLER de vous. Tu es la A t'ennuyer,