‹ Les provençalismes, corrigés, ou, Corrections raisonnées des fautes de langage et de prononciationChapitre 60 sur 73 · FAUT EU ACHETER · texte numérisé non relu

FAUT EU ACHETER

Salier n'est pas français ; que ce soil l'ustensile de bois oli l'on met le sel à la cuisioi; pour le tenir sèchemenf , ou le vase de verre, de crîslal, d'argont, dans lequel on le sert pilé sur la table, c'est toujours salière qu'on appelle l'un et l'autre.

RIEN. Dites : Cktte SANDARA-

CE SANDARAC i

QUE NE VAUT IllES,

Sandaraque est féminin.

Jb me suis fait mon sang DE PESTE e Ainsi PARLER, SANS POUTOlfl FAIRE LA MOINDBB OBSERrAT[01. Dites : J'ai fait DU MAUVAIS SANG bn l'entendant ainsi

Sang de peste ne signille rien en français.

Vous ME LE SAUREZ A DIRE. Diles : Vous M'EN INFOR- MEREZ.

Savoir à dire n'est pas français.

Il est DANGEREUX DE S'ALLÉGER sitôt, il faut ad moins

ATTENDRE LE MOIS DE MAI. Dites : II est DANdEKGUS DE SE

DÉVÊTIR SITÔT, IL faut, etc.

S'alléger no se dit que d'un fardeau, au propre et au fîgurê : Je me suis alUgé un peu pour aller plus vite. Je fite iws allégé là d'un grand souci.

Elle va SE BRULER LA robe, SE SALIR LE tablier, SE NOIRCIR LES manches. Dites : Elle va BRULER SA robe, SAUR .SON TABLIER, NOIRCIR SES manches.

Ces vorbea et autres analogues ne poiivenl fltre employés

' aloai comme rêlléchis que quand l'objet brOfé, sali, noir-

ei, etc., eslune [tarlîe de la |iei'âonne luâme qui fait l'action,

comme ({uand on dit : Vous vous brillerez les doigts, voiu

vous salirez les mains, vous voim noircirez le visage.

Il se cheuche use place. Il vetiT S'acheteb vv ■ Il se choisira t.s MEn.LecR. Elle va SE comhandrh une PAIRE DE SOOLIBRS. Dites : ÎL CHERCHE ine place. Il veut ACHETER UN chapkac, il CHOISIRA le mejlleur. Elle va COMMANDER use paire de souliers.

Quand on D'indiqué pas pour qui on fait l'action de chercher, d'acheter, de choisir, de commander, etc., c'est touîours onteadu qu'on la Tait pour soi, et alors il est inutile de ' Texprimer nu rendant ces verbes pronominaux.

IL SE COSSAIT QITE CE CHEVAL NE VOUS APPARTIENT PAS, VOUS NE LE BATTRIEZ PAS ÂWHJ. IL SE CONNAIT QUE L'HUILB HE

VODS COUTE niEN, vous la HÉNAGEniEZ DAVANTAGE. Djtes : ON cortNAiT, ON VOIT BIEN que ce cheval ne vous appartient PAS. ON CONNAIT, OS VOIT BIEN que cette hcile, etc. Il te cannait que n'est pas français.

1l.se croit de bien faire. Il SE CHOIT Détre sack. Dites simplement : IL CROIT bien faire. IL CROIT être

BAGB.

On peut dire aussi : /I se croit sage, maison supprimant iétre, qui est un provençalisme.

Il ne SAIT ce qu'il se DIT. Il ne sait ce qd'il SE FATT. DîteB : Il ne sait ce qu'il DIT. Il ne sait ce qu'il FAIT.

il ne sait ce qu'il se dit signifierait qu'il se parle à lui- UStae, aiil ne sait ce i/u'it sp fn'i s "■^nit"iii"^il ijuil Triit •']uelque chose à sa propre personne, comme quand on dit v. t'est fait une blessure, il s'est fait une êgraliynure.

— lâ[l —

Ils Pt'HEKT FORCÉS DB S'ÉHIGHER. Dîtes : IlS FURENT FOR- CÉS U'ËMICHER.

Ce verbu, «loi est inlraiisKir [b), ne saurait avoir un régime direct. Od t!ini};re quand on quilt» le pays o il l'on résidait pour allei' s'établir daus un autre : Nous ne pouvom p(u( rester dans noire pays, èmîgronn.

S'il ne veut pas venir ot'iL S'EN LAISSE!. Si elle mb VBiirT PAS «ASGER (ju'elle S'ES laisse. Dites : S'il, ira vsur PAS VKNIR qu'il reste, qu'il sk vienne PAS. Si elle ne VEUT p*s MASGKR, qu'elle NE MANGE PAS, tant pis poua

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