‹ Les provinciales de PascalChapitre 12 sur 124 · Saint Jérôme · texte numérisé non relu

Saint Jérôme

les gnostîques; saint Bernard et les autres Pères de l'Église, qui, ayant été les imitateurs des apôtres, doivent être imités parles fidèles dans toute la suite des temps, puisqu'ils sont proposés, quoi qu'on en dise, comme le véritable modèle des chrétiens mêmes d'aujourd'hui *. Je n'ai donc pas cru faillir en les suivant. Et, comme je pense l'avoir assez montré, je ne dirai plus sur ce sujet que ces excellentes paroles de Tertullien, qui rendent raison de tout mon procédé : Ce que fax fait nest qu^un jeu avant un véritable combat, Tai montré les blessures qyHon vous peut faire plutôt que je ne vous en ai fait *. Que sHl se trouve des endroits où Von soit excité à rire, c^est parce que les sujets mêmes y portaient. Il xj a beaucoup de choses qui méritent d^étre moquées et jouées de la sorte, de peur de leur donner du poids en les combattant sérieusement. Bien n^est plus dû à la vanité que la risée; et c'est proprement à la Vérité à qu'il appartient de rire, parce qu'elle est gaie, et de se jouer de ses ennemis, parce qu'elle est assurée de la victoire. Il est vrai qu'il faut prendre garde que les railleries ne soient pas basses et indignes de la Vérité, Mais, à cela près, quand on pourra s'en servir avec adresse, c'est un devoir que d'en user. Ne trouvez-vous pas, mes Pères, que ce passage est bien juste à notre sujet ? Ce que j'ai fait n'est qu'un jeu avant un véritable combat '. Je n'ai fait encore que me jouer, et vous montrer plutôt les blessures qu'on vous peut faire que je ne vous en ai fait. J'ai exposé 'simplement vos passages sans y faire presque de réflexion. Que si on y a été excité à rire, c'est parce que les sujets y portaient d'eux-mêmes. Car qu'y-a-t-il de plus propre à

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