Cet arit talutaires
ma défense. Qui pourra voir, sans en rire, la décision du Père Bauny pour celui qui fait brûler une grange ; celle du Père Cellot pour la restitution; le règlement de Sanchez en faveur des sorciers ; la manière dont Hurtado fait éviter le péché du duel en se promenant dans un champ et y attendant un homme ; les compliments du Père Bauny pour éviter Tusure ; la manière d'éviter la simonie par un détour d'intention , et celle d'éviter le mensonge en parlant tantôt haut, tantôt bas, et le reste dés opinions de vos docteurs les plus graves? En faut-il davantage, mes Pères, pour me justifier , et y a-t-il rien de mieux dû à la vanité et à la faiblesse de ces opinions que la risée , selon Tertul- Uen? Mais, mes Pères, la corruption des mœurs que vos doctrines apportent est digne d'une autre considération, et nous pouvons bien faire cette demande avec le même TertuUien : Faut-il rire de leur folie, ou déplorer leur aveuglement ? Rideam vanitatem , an exprobrem cœcitatem ? Je crois, mes Pères, qu'on peut en 'rire et en pleurer à son choix : Hœc tolerabilius vel ridentur^vel flentur? dit saint Augustin. Reconnaissez donc qu'il y a un temps de rire et un temps de pleurer ^ selon l'Écriture. Et je souhaite, mes Pères, que je n'éprouve pas en vous la vérité de ces paroles des Proverbes : Qu'il y a des personnes si peu raisonnables, qu'on n'en peut avoir de satisfaction^ de quelque manière qu'on agisse avec eux, soit qu^on en rie, soit qu'on Se mette en colère.
En acheyant cette Lettre, j'ai vu un écrit que vous avez publié, où vous m'accusez d'imposture sur le sujet de six de vos maximes que j'ai rapportées , et d'intelligence avec les hérétiques ; j'espère que vous y verrez une réponse exacte , et dans peu de temps, mes Pères, ensuite de laquelle je crois que vous n'aurez pas envie de continuer cette sorte d'accusation.
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