‹ Les provinciales de PascalChapitre 24 sur 124 · II · texte numérisé non relu

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pauvres : parce que, selon les saints Pères, les riches sont seulement dispensateurs de leur superflu, pour le donner à qui ils veulent d'entre ceux qui en ont besoin. Et ainsi, au lieu que Diana dit des maximes de Vasquez, Qu'elles seront bien commodes et bien agréables aux riches et à leurs confesseurs, ce cardinal, qui n'a pas une pareille consolation à leur donner, déclare, de Eleem.^ c. 6, qu'il n'a rien à dire aux riches que ces paroles de Jésus-Christ : Qu'il est plus facile qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille, que non pas qu'un riche entre dans le ciel; et à leurs confesseurs, que cette parole du même Sauveur * : Si un aveugle en conduit un autre, ils tomberont tous deux dans le précipice; tant il a trouvé cette obligation indispensable ! Aussi, c'est ce que lesPèresettous les saints ont établi comme une vérité constante. Il y a deux cas, dit saint Thomas, 2, 2, q. 118, 4, où l'on est obligé de donner l'aumône par un devoir de justice , ex debito legali : Vun^ quand les pauvres sont en danger ; l'autre, quand nous possédons des biens superflus. Et q. 87, a. 1 : Les troisièmes décimes que les Juifs devaient manger avec tes pauvres ont été augmentées dans la loi nouvelle) parce que Jésus^Christ veut^ que nous donnions aux pauvres , non seulement la dixième partie , mais tout notre superflu. Et cependant il ne plaît pas à Vasquez qu'on soit obligé d'en donner une partie seulement^ tant il a de complaisance pour les riches , de dureté pour les pauvres, et d'opposition * à ces sentiments dé charité qui font trouver douce la vérité de ces pai*oles de saint Grégoire, laquelle pardt si dure' aux riches du monde : Quand nous donnons aux pauvres ce qui

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