‹ Les provinciales de PascalChapitre 31 sur 124 · Avant de la pubUer · texte numérisé non relu

Avant de la pubUer

5« Satisfaits.

nouvelles de Valladolid, où il est en parfaite santé, et où il achève sa grande Théologie morale en six volumes, sur les premiers desquels je vous pourrai dire un jour quelque chose. On lui a envoyé les dix premières Lettres ; vous pouviez aussi lui envoyer votre objection, et je m'assure qu'il y eût bien répondu : car il a vu sans doute dans Lessius.ce passage, d'où il a pris le ne indecore vivat. Lisez-le bien, mes Pères, et vous Ty trouverez comme moi, lib. 2, c. 16, n. 45 : Idem colligitur aperte ex juribus citatiSy mcLxime quoad ea bona quœ post cessionem acquirit, de quibus is qui debitor est , etiam ex delicto , potest retinere quantum necessarium est, ut pro sua conditione non indecore vivat. Petes an leges id permittant de bonis quœ tempore instantis cessionis habebat . /ta videtur colligi ex DD. ,etc,\ Je ne m'arrêterai pas à vous montrer que Lessius, pour autoriser cette maxime, abuse de la loi, qui n'accorde que le simple vivre aux banqueroutiers , et non pas de quoi subsister avec honneur. Il suffit d'avoir justifié Ëscobar contre une telle accusation , c'est plus que je ne devais faire. Mais vous, mes Pères , vous ne faites pas ce que vous devez : car il est question de répondre au passage d'Ëscobar, dont les décisions sont commodes , en ce qu'étant indépendantes du devant et de la suite , et toutes renfermées en de petits articles, elles ne sont pas sujettes à vos distinctions. Je vous ai cité son passage entier, qui permet à ceux qui font cession de retenir de leurs biens^ quoique acquis injustement, pour faire subsister leur famille avec honneur. Sur quoi je me suis écrié dans mes Lettres : Comment I mes Pères, par quelle étrange charHté vouleZ'Vou» que les biens appartiennent plutôt à ceux qui

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