Vous en avez trouvé d'autres
2. A combattre^ vous en avez renversé les lois sans réserve, sans distinction et sans crainte, comme il se voit dans vos opinions si )iardies contre la pénitence et Tamour de Dieu, parce que vous saviez que ce n*est pas ici le lieu uù Dieu exerce visiblement sa justice.
3. Mais dans ceUes où TÉtat est intéressé aussi bien que la religion, Tappréhension que vous avez eue de la justice des hommes vous a fait partager vos décisions et former, etc.
recevrait, et la présence des magistrats qui maintiennent la sûreté publique, vous n'approuvez pas toujours dans la pratique ces meurtres et ces crimes que vous trouvez permis dans la spéculation , pour vous mettre * par là à couvert du côté des juges. C'est ainsi, par exemple, que, sur cette question, s'il est permis de tuer pour des médisances, vos auteurs, Filiutius, tr.29, cap. 3, num. 52 ; Reginaldus, 1. 21. cap. 5, num. 63, et les autres répondent : Cela est permis dans la spéculation, ex probabili opinione licet; mais je n'en approuve pas la pratique, à cause du grand nombre de meurtres qui en arriveraient et qui feraient tort à VÉtdtj si on tuait tous les médisants; et qu'aussi on serait puni en justice en tuant pour ce sujet. Voilà de quelle sorte vos opinions commencent à paraître sous cette distinction, par le moyen de laquelle vous ne ruinez que la religion, sans blesser encore sensiblement l'État. Par là vous croyez être en assurance. \Gar vous vous imaginez (que le crédit que vous avez dans l'Église empêchera qu'on ne punisse vos attentats contre la vérité, et que les précautions que vous apportez pour ne mettre pas facilelement ces permissions en pratique vous mettront à couvert de la part des magistrats, qui, n'étant pas juges des cas de conscience, n'ont proprement intérêt qu'à la pratique extérieure. Ainsi une opinion qui serait condamnée soufe le nom de pratique se produit en sûreté sous le nom de spéculation. Mais cette base étant affermie , il n'est pas difficile d'y élever le reste de vos maximes. Il y avait une distance infinie entre la défense que Dieu a faite de tuer, et la permission spéculative que vos auteurs en ont donnée. Mais la distance est bien petite de cette permission à la pratique. Il ne