XVII. Premier exemple de la doctrine précédente : Qu'une
PROTINCULES. 2
&50 TABLB DES FEOPOSITIONS.
personne^ ayant entendu sonner minuit du samedi au dimanche , et ayant fait un bon repas de viande, si, après qu'il a mmgéy minuit soDiie à une ailtre horloge, il peut communier le lendemain , comme étant encore à jeun , parceque ces deux horloges tienn^Jt lieu de deux opinionsprobaUes, et qu'ainsi, suivant la première,>il a pu manger gras, comme étant déjà dimanche^ et que, suivant la seconde^ il peut croire n'avoir point mangé le dimanche, mais seulemwt le samedi. Ibid.y p. U9. xvni. Deuxième exemple : Qu^un 'ecclésiastique s'^nbarquant, et n'ayant poM que son diumal, selon Topinion de Sanchez , qui enseigne qu'<m satiaCait à l'office divin en disant ce qui est dans le diumal, peut, étant sur mer, ne rien dire de son office^ en changeant de seiàtimeût; et suivant edkii de Saucius,qui dit qu'<m n'y satisfait pas en ne disant que le diuriial , et qu'ainsi celui qui n'a qu'un diumal n'eit obligé à rien. /Md., p. us et 144.
XIX. Qu'il s'ensuit de la doctrine de la probabilité , par un^i bonne et légitime conséquence , que l'Ëglise ne peut ni commander ni défendre aucune action qui se fait en secret, et qu'ainsi on ne pécherait point en mangeant en secret de la chair les vendredis ou ne disant point son bréviaire, pourvu que persoime n'en sût rien , etc. ; que ces suites sont improbables , et que , néanmoins , elles sont légitimement tirées de la doctrine des opinions probables : de sorte que cette doctthie pourrait produire dans les écoles l'hérésie des ind^ndants d'Angleterre. Caramottel, p. 905.
XX. Conséquences ridicules , quoique nécessaires , tirées par Garamouel d'une opinion enseignée par plus de huit casuistes, et, par conséquent , probable selon leurs maximes.
Pr^nière cooséqu^oe : Que Garamouel approuve en cet endroit , cooame très-probable, qu'en se confessant et communiant à Pâques , on peut satisfaire au précepte de l'Ëglise pour deux années, la précédenteet celle qui suit. Ibid., p. 2i6.
Deuxième conséquence : Qu'en disant une seule fois matines et laudes, vers le soir, on peut satisfaire au précepte de les dire pour ce jour-là et ppur le lendemain. Ibid.
Troisième conséquence, qu'il n'approuve pas, mais qu'il
TABLE DES PfiOPOSlTIONS. kbl
assure être bien tirée de la même opinion : Que vingt-quatre moines , qui.diraienttous ensemble chacun une leçon et un répons de matines^ satisferaient tous à l'obligation qviî regarde les leçons et les répons. /&i(2., p..225..
Quatrième conséqvienee : Que ^ lorsque deux personnes di^ sent ensemble leur bréviaire, elles peuvent prononcerchacuneson verset en môme temps ^ sans se mettre en peine de l'attention , parce qu'elle fr'estipa&nécessaire..
Cinquième conséquence : Qu'il suffit, de dire une fois tout ce qui se répète en ces diverses parties de Toffice , comme le- Pater, Deus in adjutorium. Cette opinion lui paraît probable..
Sixième conséquence : Qu'on satisfait à l'obligation qu'on aurait de dire le rosaire, en disant un seul Pater et un seul Ave,
XXI. Doute impie fondé sur la probabilité , qui va à prouver qu'on se peut- sauver dans toutes les sectes d'hérétiques, proposé par Caramouel, sous le nom d'un luthérien, sans qu'il y apporte aucune réponse, /bid,, p. 472.
FIW.