FOI DE PORT-ROYAL SUR L’EUCIIARISTIE
c heureux d’être en un lieu où l’on adore continuellec ment le saint des saints présent dans le sanctuaire : > ce qui est beaucoup plus contraire à la créance des calvinistes que la présence réelle même, puisque, comme dit le cardinal de Richelieu dans ses Controverses , p. 365 : « Les nouveaux ministres de France € s’étant unis avec les luthériens, qui croient la pré- € sence réelle de Jésus-Christ dans l’eucharistie, ils € ont déclaré qu’ils ne demeurent séparés de l’Église, t touchant ce mystère , qu’à cause de l’adoration que f les catholiques rendent à l’eucharistie. » Faites signer à Genève tous les passages que je vous ai rapportés des livres de Port-Royal , et non pas seulement les passages, mais les traités entiers touchant ce mystère , comme le livre de la Fréquente commumunion, l’Explication des cérémonies de la messe, TExerc.’ce durant la messe , les Raisons de la suspension du saint sacrement , la Traduction des hymnes dans les Heures, de Port-Royal , etc. Et enfin faites étabî’ir :i Charenton cette institution samte d’adorer sans cesse Jésus-Christ enfermé dans l’eucharistie , comme on fait à Port- Royal , et ce sera le plus signalé service que vous puissiez rendre à l’Église, puisqu’alors le Port-Poyal ne sera pas (inintelligence avec Genève, mais Gefiève d’intelligence avec le Port- Royal et toute l’Église.
En vérité, mes pères, vous ne pouviez plus mal choisïi* que d'accuser le Port- Royal de ne pas croire l’eucharistie; mais je veux faire voir ce qui vous y a engagés. Vous savez que j’entends un peu votre politique. Vous l’avez bien suivie en cette rencontre. Si M, l’abbé de Saint-Cyran etM. Arnauld n’avaient fait
que dire ce qu'on doit croire touchant ce mystère , et non pas ce qu’on doit faire pour s’y préparer , ils auraient été les meilleurs catholiques du monde , et il ne se serait point trouvé d’équivoques dans leurs termes de jirésence réelle et de transsubstantiation. Mais, parce qu’il faut que tous ceux qui combattent vos relâchements soient hérétiques , et dans le point même où ils les combattent, comment M. Arnauld ne le serait-il pas sur l’eucharistie , après avoir fait un livre exprès contre les profanations que vous faites de ce sacrement? Quoi! mes pères, il aurait dit impunément « qu’on ne doit point donner le corps de Jésüs- « Christ à ceux qui retombent toujours dans les mê- < mes crimes , et auxquels on ne voit aucune espé- « rance d’amendement ; et qu’on doit les séparer quel- € que temps de l’autel, pour se purifier par une péni- « tence sincère , afin de s’en approcher ensuite avec t fruit? » Nesouffrez pas qu’on parle ainsi, mes pères ; vous n’auriez pas tant de gens dans vos confessionnaux. Car votre père Brisacier dit que , < si vous sui- » viez cette méthode , vous n’appliqueriez le sang de « Jèsüs-Christ sur personne. » Il vaut bien mieux pour vous qu’on suive la pratique de votre société , que votre père Mascarenhas rapporte dans un livre approuvé par vos docteurs , et même par votre révérend père général , qui est ; t que toute sorte de pert sonnes , et même les prêtres , peuvent recevoir le « corps de Jésus-Christ le jour même qu’ils se sont t souillés par des péchés abominables; que bien loin € qu’il y ait de l’irrévérence en ces communions , on « est louable au contraire d’en user de la sorte ; que « les confesseurs ue les en doivent point détourner, et
CALOMN. DES JES. G. M. DE SAINT-CYRAN. 513 c qu’ils doivent au contraire conseiller à ceux qui « viennent de commettre ces crimes , de communier à € l’heure même ; parce que , encore que FÉglise l’ait € défendu, cette défense est abolie par la pratique unif verselle de toute la terre. > Mascar., tr. 4, disp. 5, n. 284.
Voilà ce que c’est , mes pères , d’avoir des jésuites par toute la terre ; voilà la pratique universelle que vous y avez introduite et que vous y voulez maintenir. Il n’importe que les tables de Jésus-Christ soient remplies d’abominations, pourvu que vos églises soient pleines de monde. Rendez donc ceux qui s’y opposent hérétiques sur le saint sacrement : il le faut , à quelque prix que ce soit. Mais comment le pourrez-vous faire, après tant de témoignages invincibles qu’ils ont donnés de leur foi? N’avez-vous point de peur que je rapporte les quatre grandes preuves que vous donnez de leur hérésie? Vous le devriez , mes pères , et je ne dois point vous en épargner la honte. Examinons donc la première.
f 'M. de Saint-Cyran, dit le père Meynier, en con- € solanl un de ses amis sur la mort de sa h. \ , € lett. 14, dit que le plus agréable sacrifice qu’on f puisse offrir à Dieu dans ces rencontres est celui de € la patience : donc il est calviniste. > Cela est bien f subtil , mes pères, et je ne sais si personne en voit la raison. Apprenons-la donc de lui : « Parce, dit ce € grand controversiste , qu'il ne croit donc pas le € sacrifice de la messe ; car c’est celui-là qui est le € plus agréable à Dieu , de tous. » Que l’on lî'se maintenant que les jésuites ne savent pas raisonner. Ils le savent de telle sorte, qu’ils rendront hérétique tout ce
qu’ils voudront , et même l’Ecriture sainte (1 ) ; car ne serait-ce pas une hérésie de dire , comme fait l’Ecclésiastique : € Il n’y a rien de pire que d’aimer l’argent, « nihil est intquius quam amarepecuniam; » comme si les adultères , les homicides et l’idolâtrie n’étaient pas de plus grands crimes ? Et à qui n’arrive-t-il point de (lire à toute heure des choses semblables ; et que, par exemple, le sacrifice d’un cœur contrit et humilié est le plus agréable aux yeux de Dieu ; parce qu’en ces discours on ne pense qu’à comparer quelques vertus intérieures les unes aux autres, et non pas au sacrifice de la messe, qui est d’un ordre tout différent et infiniment plus relevé? N’êtes-vous donc pas ridicules, mes pères? et faut-il, pour achever de vous confondre que je vous représente les termes de cette même lettr où M. de Saint-Cyran parle du sacrifice de la messe comme du excellent de tous, en disant « qu’on « offre à Dieu tous les jours et en tous lieux le sacri
(1) Past'a\ a\uit en vue, sans doute, le père Théophile Raynauld, jésuite savoyard, qui s’avisa de faire une censure du symbole des apôtres, par laquelle il prétend prouver que cette première confession de foi du christianisme est hérétique dans .ous les chefs. Elle parut pour la première fois dans le livre latin de ce jésuite, intitulé Erothemata de bonis ac malis libris; in-4°, Lugduniy 1633, et réimprimé depuis comme une impiété en plusieurs ouvrages. Je sais bien que c’est une raillerie du père Théophile Raynauld pour se moquer des cwisures de la Sorbonne. Jlais pouvait-il se permettre la raillerie sur un des actes les plus essentiels du christianisme ? Voici le premier article de cette singulière censure.* * Erothemata ^ p. 29J, in-4° : < Credo in Deum Patrem omnipotentem creatorem cœli et terræ. Prit mus iste arliculus, si intelligatur, quasi solus pater sit Deus, et omnipotens et € creator ; Filius autem et Spiritus Sanctus solum creaturæ sint. Ideoque nec Filius
• vere ac substantialiter dici possit Deus, et omnipotens et creator : simililerque « Spiritus Sanctus, propositio et blasphéma, individuæ Trinitatis destructiva, et pri
• dem in sa(;ro et œcumenîco Nicœno concilie trecentorum decem eto«U) episcopo « rum, adversus Arii impietatem, damnata. Quatenus autem soli Patn creationem
• atlribuit, nova est, temeraria, erronea, contra communem Ecclesiæ Palrum ac « theologorum omnium sensum, contra communem Ecclcsiæ Patrum ac theologo- I rum omnium sensum prohata; cum hactenus receptum sit tanquam inviolahile I decrelum, omnes Trinitalis actiones a dextra esse indivisihdliter toti Trinitati com.
munes. » Le reste de la javèce est sur le même ton. ( Note de Ecdit. de 1812.)
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f fice du corps de sou Fils , qui n’a point trouvé de t PLUS EXCELLENT MOYEN quc celui-là pouF honorcF son f père? D Et ensuite : « que Jésus-Christ nous a obli- € gés de prendre en mourant son corps sacrifié , pour « rendre plus agréable à Dieu le sacrifice du nôtre, et tf pour se joindre à nous lorsque nous mourons , afin € de nous fortifier, en sanctifiant par sa présence le € dernier sacrifice que nous faisons à Dieu de notre f vie et de notre corps. » Dissimulez tout cela, mes pères , et ne laissez pas de dire qu’il détournait de communier à la mort , comme vous faites , page 33, et qu’il ne croyait pas le sacrifice de la messe; car rien n’est trop hardi pour des calomniateurs de profession.
Votre seconde preuve en est un grand témoignage. Pour rendre calviniste feu M, de Saint-Cyran, à qui vous attribuez le livre de Petrus Âureltus, vous vous servez d’un passage où Aurelius explique, pag. 89, de quelle manière l'Église se conduit à l’égard des prêtres, et même des évêques qu’elle veut déposer ou dégrader : f L’Église, dit-il , ne pouvant pas leur ôter la ï puissance de l’ordre , parce que le caractère est € ineffaçable, elle fait ce qui est en elle; elle ôte de « sa mémoire ce caractère qu’elle ne peut ôter de l’ame € de ceux qui l’ont reçu : elle les considère comme « s’ils n’étaient plus prêtres ou évêques; de sorte que, « selon le langage ordinaire de l’Église, on peut dire « qu’ils ne le sont plus , quoiqu’ils le soient toujours « quant au caractère : Ob indelebilitatem char acte- € ris. i Vous 'foyez , mes pères , que cet auteui , approuvé par trois assemblées générales du clergé de France, dit clairement que le caractère de la prêtrise est ineffaçable, et cependant vous lui faites dire tout
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SIlIZIÈME lettre.
au contraire , en ce lieu même , que « le caractère de € la prêtrise n’est pas ineffaçable. » Voilà une insigne calomnie, c’est-à-dire, selon vous, un petit péché véniel. Car ce livre vous avait fait tort, ayant réfuté les hérésies de vos confrères d’Angleterre touchant l’aulorilé épiscopale. Mais voici une insigne extravagance : c’est qu’ayant faussement supposé que M. de Saint- Cyran tient que ce caractère est effaçable , vous en concluez qu’il ne croit donc pas la présence réelle de Jésus-Christ dans l’eucharistie.
N’attendez pas que je vous réponde là-dessus, mes pères. Si vous n’avez point de sens commun, je ne puis pas vous en donner. Tous ceux qui en ont se moqueront assez de vous , aussi bien que de votre troisième preuve , qui est fondée sur ces paroles de la Fréq, comm.y 3® part., ch. 11 : « Que Dieu nous donne dans € l’eucharistie la même viande qu’aux saints dans le € ciel, sans qu’il y ait d’autre différence, sinon qu’ici t il nous en ôte la vue et le goût sensible, réservant € l’un et l’autre pour le ciel. » En vérité, mes pères, ces paroles expriment si naïvement le sens de l’Église, que j’oublie à toute heure par où vous vous y prenez pour en abuser. Car je n’y vois autre chose, sinon que le concile de Trente enseigne , sess. 13, c. 8, qu’il n’y a point d’autre différence entre Jésüs-Christ dans l’eucharistie et Jésus-Christ dans le ciel, sinon qu’il est ici voilé , et non pas là. M. Arnauld ne dit pas qu’il n’y a point d’autre différence en la manière de recevoir Jésus-Christ, mais seulement qu’il n’y en apoint d’autre en Jésus-Christ que l’on reçoit. Et cependant vous voulez , contre toute raison , lui faire dire par ce passage qu’on ne mange non plus ici Jésus-Christ de bouche que dans le ciel : d’où vous concluez son hérésie.
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Vous nie faites pitié, mes pères Faut-il vous expliquer cela davantage? Pourquoi confondez-vous cette nourriture divhie avec la manière de la recevoir ? Il n’y a qu’une seule différence, comme je le viens de dire, dans cette nourriture sur la terre et dans le ciel , qui est qu’elle est ici cachée sous des voiles qui nous en ôtent la vue et le goût sensible : mais il y a plusieurs différences dans la manière de la recevoir ici et là, dont la principale est que, comme dit M. Ârnauld, 3^ part. , c. 1 6 , t il entre ici dans la bouche et dans la € poitrine et des bons et des méchants ; > ce qui n’est pas dans le ciel.
Et si vous ignorez la raison de cette diversité, je vous dirai, mes pères, que la cause pour laquelle Dieu a établi ces différentes manières de recevoir une même viande, est la différence qui se trouve entre l’état des chrétiens en cette vie , et celui des bienheureux dans le ciel. L’état des chrétiens, comme dit le cardinal Du Perron après les Pères, tient le milieu entre l’état des bienheureux et l’état des juifs. Les bienheureux possèdent Jésus-Christ réellement, sans ligure et sans voile : les juifs n’ont possédé de Jésüs- Chiust que les figures et les voiles, comme était la manne et l’agneau pascal. Et les chrétiens possèdent Jésus-Christ dans l’eucharistie véritablement et réellement, mais encore couvert de voiles. «Dieu, dit « saint Eucher, s’est fait trois tabernacles : la syna- « gogue, qui n’a eu que les ombres sans vérité; l’É- ' glise , qui a la vérité et les ombres ; et le ciel , où il « n’y a point d’ombres, mais la seule vérité. * Nous sortirions de l’état où nous sommes , qui est l’état de la foi , que saint Paul oppose tant à la loi qu’à la claire
vision , si nous ne possédions que les figures sans JÉ' sos-Certst , parce que c’est le propre de la loi de n’a voir que l’ombre , et non la substance des choses. Et nous en sortirions encore , si nous le possédions visiblement , parce que la foi , comme dit le même apôtre, n’est point des choses qui se voient. Et ainsi l’eucharistie est parfaitement proportionnée à notre état de foi , parce qu’elle enferme véritablement Jésüs-Cbrist, mais voilé. De sorte, que cet étal serait détruit, si Jésos-Christ n’était pas réellement sous les espèces du pain et du vin , comme le prétendent les hérétiques ; et il serait détruit encore , si nous le recevions à découvert comme dans le ciel , puisque ce serait confondre notre état, ou avec l’état du judaïsme, ou avec celui de la gloire.
Voilà, mes pères, la raison mystérieuse et divine de ce mystère tout divin; voilà ce qui nous fait abhorrer les cal vinistes, comme nous réduisant à la condition des juifs; et ce qui nous fait aspirer à la gloire des bienheureux, qui nous donnera la pleine et éternelle jouissance de Jésus-Christ. Par où vous voyez qu’il y a plusieurs différences entre la manière dont il se communique aux chrétiens et aux bienheureux, et qu’entre autres on le reçoit ici de bouche , et non dans le ciel ; mais qu’ elles dépendent toutes de la seule différence qui est entre l’état de la foi où nous sommes , et l’état de la claire vision où ils sont. Et c’est , mes pères , ce que M. Arnauld a dit si clairement en ces termes • < Qu’il faut qu’il n’y ait point « d’autre différence entre la pureté de ceux qui re- « çoivent Jésus-Christ dans l’eucharistie et celle des « bienheureux, qu’autant qu’il y en a entre la foi et
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« la claire vision de Dieu, de laquelle seule dépend a la différente manière dont on le mange sur la terre « et dans le ciel. )) Vous devriez, mes pères, avoir révéré dans ces paroles ces saintes vérités, au lieu de les corrompre pour y trouver une hérésie qui n’y fut jamais, et qui n’y saurait être : qui est qu’on ne mange Jésus-Christ que par la foi, et non par la bouche , comme le disent malicieusement vos pères Annal et Meynier, qui en font le capital de leur accusation.
Vous voilà donc bien mal en preuves, mes pères; et c’est pourquoi vous avez eu recours à un nouvel artifice, qui a été de falsifier le concile de Trente, afin de faire que M. Arnauld n’y fût pas conforme, tant vous avez de moyens de rendre le monde hérétique. C’est ce que fait le père Meynier en cinquante endroits de son livre, et huit ou dix fois en la seule pag. 54 , où il prétend que , pour s’exprimer en catholique, ce n’est pas assez de dire : Je crois que Jésus-Christ est présent réellement dans l’eucharistie; mais qu’il faut dire ; « Je crois , avec le concile , qu’il y est présent « d’une vraie présence locale , ou localement. » Et sur cela il cite le concile, sess. 13, can. 3, can. 4, can. 6. Qui ne croirait, en voyant le mot de présence locale cité de trois canons d’un concile universel, qu’il y serait effectivement? Cela vous a pu servir avant ma quinzième Lettre ; nuis à présent , mes pères, on ne s’y prend plus. On va voir le concile, et on trouve que vous êtes des imposteurs; car ces termes de présence locale, localement, localité, n’y furent jamais. Et je vous déclare de plus, mes pères , qu’ils ne sont dans aucun autre lieu dé ce concile , ni dans aucun autre concile précédent , ni dans aucun
Père de TÉglIse. Je vous prie donc sur cela , mes pères, de dire si vous prétendez rendre suspects de calvinisme tous ceux qui n’ont point usé de ce terme. Si cela est, le concile de Trente en est suspect, et tous les saints Pères sans exception. N’avez-vous point d’autre voie pour rendre M. Arnauld hérétique, sans offenser tant de gens qui ne vous ont point fait de mal, et entre autres saint Thomas , qui est un des plus grands défenseurs de l’eucharistie, et qui s’est si peu servi de ce terme, qu’il l’a rejeté au contraire, 3p. quœst. 76, a. 5, où il dit : Nullo modo corpus Christi est in hoc sacramento localiter? Qui êtes-vous donc, mes pères, pour imposer, de votre autorité, de nouveaux termes , dont vous ordonnez de se servir pour bien exprimer sa foi , comme si la profession de foi dressée par les papes , selon l’ordre du concile , où ce terme ne se trouve point, était défectueuse, et laissait une ambiguïté dans la créance des fidèles, que vous seuls eussiez découverte? Quelle témérité de prescrire ces termes aux docteurs mêmes! quelle fausseté de les imposer à des conciles généraux ! et quelle ignorance de ne savoir pas les difficultés que les saints les plus éclairés ont faites de les recevoir ! Rougissez, mes pères, de vos impostures ignorantes, comme dit l’Écriture aux imposteurs ignorants comme vous : I)e mendacio ineruditionis tuœ confundere.
N’entreprenez donc plus de faire les maîtres ; vous n’avez ni te caractère ni la suffisance pour cela. Mais si vous voulez faire vos propositions plus modestement, on pourra les écouter. Car encore que ce mot de présence locale ait été rejeté par saint Thomas, comme vous avez vu, à cause que le corps de Jésus-