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c présent dans le sanctuaire, et quon l'y doit adoc rer; » ibid,, p. 243; que c Jésus- Christ habite t dans les pécheurs qui communient, par la présence f réelle et véritable de son corps dans leur poitrine , c quoique non par la présence de son esprit dans f leur cœur, » Fréq, comm,, 3« part., c. 16; que c les cendres mortes des corps des saints tirent leur ( principale dignité de cette semence de vie qui leur c reste de l'attouchement de la chair immortelle et f vivifiante de Jésus-Christ, » 1" part. , c. 40; que c ce n*est par aucune puissance naturelle, mais par c la toute-puissance de Dieu, à laquelle rien n'est € impossible, que le corps de Jésus-Christ est enc fermé sous Thostie, et sous la moindre partie de cha- € que hostie, » Théolog, fam.y leç. 16 ; que « la vertu f divine est présente pour produire l'effet que les paf rôles de la consécration signifient , > ibid. ; que c Jésus-Christ, qui est rabaissé et couché sur l'autel, c est en même temps élevé dans sa gloire ; qu'il est, par c lui-même et par sa puissance ordinaire , en divers c lieux en même temps, au milieu de l'Église triomc phante , et au milieu de TËglise militante et voyaf gère, » De la suspension, rais. 21 ; que c les espèces c sacramentales demeurent suspendues, et subsisc tent extraordinaireraent sans être appuyées d'aucun ' • sujet; et que le corps de Jésus -Christ est aussi f suspendu sous les espèces ; qu*il ne dépend point c d'elles , comme les substances dépendent des accif dents , > ibid. , 23 ; que c la substance du pain se t change en laissant les accidents immuables, > Heures, dans la prose du Saint-Sacrement; que c Jésu^ c Christ repose dans l'eucharistie avec la même gloire
FOI DE PORT-nOYAL SUR L'EUCHARISTIE. 309
c qu'il a dans le ciel, > Lettres de M. de Saïut-Cyran, tr. 1 , let. 93 ; que t son humanité glorieuse réside c dans les tabernacles de FÉglise , sous les espèces c du pain qui le couvrent visiblement ; et que , sac chant que nous sommes grossiers , il nous conduit
< ainsi à l'adoration de sa divinité présente en tous c lieux, par celle de son humanité présente en un lieu € particulier, > ibid, ; que c nous recevons le corps
< de Jésus*Christ sur la langue, et qu'il la sanctifie f par son divin attouchement, » Lettre 32; c qu'il t entre dans la bouche du prêtre, » Lettre 72 ; que , € quoique Jésus-Christ se soit rendu accessible dans c le saint sacrement , par un effet de son amour et c de sa clémence , il ne laisse pas d'y conserver son c inaccessibilité comme une condition inséparable dé € sa nature divine ; parce que, encore que le seul corps t et le seul sang y soit par la vertu des paroles, vi ver- € borum, comme parle l'école, cela n'empêche pas que c toute sa divinité, aussi bien que toute son humanité, « n'y soit par une conjonction nécessaire , i Défense du chapelet du saint sacrement , p. 217 ; et enfin que € l'eucharistie est tout ensemble sacrement et sacrit fice, > Théol. fam, , leç. 15; c et qu'encore que ce € sacrifice soit une commémoration de celui de la croix, t toutefois il y a cette difi'érence que celui de la messe f n'est offert que pour l'Église seule , et pour les fic dèles qui sont dans sa communion ; au lieu que celui € de la croix a été offert pour tout le monde , comme € l'Écriture parle, » ihid, , p. 1 53. Cela suffit, mes pères, pour faire voir clairement qu'il n'y eut peut-être jamais une plus grande impudence que la vôtre. Mais je veux encore vous faire prononcer cet arrêt à vous-
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mêmes contre Yous-mêmes. Car que demandez-vous , afin d'ôter toute apparence qu'un homme soit d'intelligence avec Genève? * Si M. Arnauld, dit votre père € Meynier, p. 83, eût dit qu'en cet adorable mystère c il n'y a aucune subtance du pain sous les espèces , c mais seulement la chair et le sang de Jésus-^Ihrist, c j'eusse avoué qu'il se serait déclaré entièrement c contre Genève. » Avouez-le donc, imposteurs, et faites-lui une réparation publique de celte injure publique. Combien de fois l'avez-vous vu dans les passages que je viens de citer I Mais, de plus, la Théologie familière de M. de Saint-Cyran étant approuvée par M. Ârnauld , elle contient les sentiments de l'un et de l'autre. Lisez donc toute la leçon 15 , et surtout l'article second, et vous y trouverez les paroles que vous demandez , encore plus formellement que vousmêmes ne les exprimez, c Y a-t-il du pain dans Thosc tie, et du vin dans le calice? Non; car toute la subc stance du pain et celle du vin sont ôtées pour faire c place à celle du corps et du sang de Jésus -Christ, » laquelle y demeure seule couverte des qualités et c des espèces du pain et du vin. »
Eh bien ! mes pères , direz-vous encore que le Port- Royal n'enseigne rien que Genève ne reçoive , et que M. Arnauld n'a rien dit, dans sa seconde lettre, qui ne pût être dit par un ministre de Charenton? Faites donc parler Mestrezat comme parle M. Arnauld dans cette lettre, p. 237 etsuiv. ; faites-lui dire c que c'est c un mensonge infâme de l'accuser de nier la transc substantiation ; qu'il prend pour fondement de ses c livres la vérité de la présence réelle du Fils de Dieu, < opposée à l'hérésie des calvinistes ; qu'il se tient