‹ Les proxénies grecquesChapitre 14 sur 72 · LA PROXÉNIE LITURGIQUE A ATHÈNES · texte numérisé non relu

LA PROXÉNIE LITURGIQUE A ATHÈNES

La « proxénie liturgique » a-t-elle existé à Athènes, comme à Sparte, à Delphes , en Etolie? Autrement dit , le peuple athénien imposait-il parfois à dos citoyens riches l'obligation de donner l'hospitalité au nom de l'Etat?

On ne possède encore aucun document sur marbre ou sur bronze qui permette de trancher la question. Mais plusieurs textes des écrivains rendent vraisemblable l'existence de la proxénie liturgique à Athènes.

Charles Tissot a connu presque tous ces textes; mais il admet que tous les scoliastes , tous les auteurs de lexiques ont été égarés par le passage d'Hérodote (1). Cela est bien peu probable. D'abord rien ne prouve que les critiques anciens aient donné à ce passage le même sens que plusieurs critiques modernes. Puis , quand les scoliastes dissertent sur les institutions, ils songent presque toujours à Athènes dont les lois leur étaient connues par l'étude des auteurs attiques, presque jamais à Sparte dont il ne restait rien. En outre, la plupart de ces scolies antiques servent h éclairer, non pas le texte d'Hérodote, ce qui pourrait exciter le doute, mais des phrases de Thucydide , de Démosthène, des orateurs et des historiens d'Athènes. Déjà l'historien Timée , au témoignage

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