C. I. À., IL, 21 : C. I. A
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(2) C. I. A., 1, 16, 65; II, 21, 29, 69, 70, 111, 133, 169, 198, 199, 200. L1. addenda, 66°. *A6f%varov, VI, 480 : VI, 137. Bull. de corr. hellén., III, 473. Mitth. des deuisch. Instit., 1883, p. 211 et suiv.
(3) C. I. À., 1, 65. Cf. Schôüne, Griechische Reliefs, IX, 52. Bull. de corr. hellén., Il, 563.
88 LES PROXÉNIES GRECQUES.
2° Stèle d'Epikerdés de Cyrène (1). Commencement du quatrième siècle. A droite, un personnage de petite taille. Au milieu ;-les draperies d’une robe de femme de grande taille. A gauche, 16 marbre est tout à fait brisé.
3° Stèle de Philiscos (2), 355-354. Au milieu, Athéna debout, avec le casque, l'égide, le serpent, une petite victoire à la main, probablement d'après Phidias. Elle est tournée à droite vers un personnage de petite taille qui la regarde. A gauche, un cavalier retenant son cheval, la tunique gonflée par le vent ; il a la même taille et les mêmes traits qne le personnage de droite.
4 Stèle de Lacharès d’Apollonie (3), 355-354. Deux femmes debout, l’une d'elles couronnant un personnage plus petit qui est assis,
5° Stèle d’un citoyen de Crotone (4). Temps de Philippe. A droite, Athêna debout, avec le casque, l'égide, le serpent et la victoire; elle est tournée à gauche vers un personnage drapé, de même taille.
6° Stèle de Phokinos, Nicandros et Dexippos (5). Temps d'Alexandre. Trois hommes armés, debout, tournés vers Athëna qui couronne le premier.
To Stèle très mutilée (6). On ne distingue rien de net sur le basrelief,
Ces sept stèles suffisent pour donner une idée du sujet traité d'ordinaire dans les bas-reliefs de proxénie.
Athêna, la divinité éponyme, à qui étaient consacrées les stèles, tient partout le premier rang. Les personnages de même taille sont les dieux ou les héros protecteurs de la patrie du proxène. Les hommes de petite taille sont des portraits plus ou moins exacts. Sur la première stèle, Athêna s'apprête à couronner Sotimos, en présence d’'Héraklès, la divinité principale d'Héraclée. Sur la seconde stèle manque un personnage, car le marbre est brisé à gauche; ce personnage était sans doute Zeus Hammon , le dieu de Cyrène. Sur la troisième stèle, Athôna couronne Philiscos; le cavalier qu'on a représenté derrière elle est le même Philiscos à cheval : il avait mérité le titre d'hôte public en courant annoncer aux stratèges athéniens l'arrivée d’une flotte ennemie.
(1) C. I. AÀ., IE, 85. *ABfværov, VI, p. 480. ?) Id., LE, 69. Cf. Schône, planche 21, n° 93. (3) Id., 11, 70, au musée de Palerme.
(4) Id., 11, 199. Schône, planche XII, n° 62. (5) Id., If, 18$S, au musée d'Avignon.
(6) Id., I, 200.
Sur la quatrième stèle, Athôna couronne Lacharès d’Apollonie ; près d’elle est le héros de la ville, souvent représenté sur ses médailles, Apollon en habit de femme. La cinquième stèle ne con- : tient que deux personnages : l’un est Athêna; l’autre, de même taille, est un dieu barbu, Apollon ou Héraklès : ces deux divinités apparaissent souvent sur les monnaies de Crotone. La sixième stèle présente beaucoup d’analogie avec la stèle honorifique des fils de Leucon, prince du Bosphore (1) ; Athêna s’apprête à couronner successivement les trois nouveaux proxènes. Le sens de toutes ces sculptures est donc très net. Les Grecs aimaient ces allégories historiques. La stèle honorifique d’un citoyen de Trézène représente un homme soulevant une grosse pierre : C’est Thésée, le héros commun des deux villes, accomplissant son premier exploit (2). |
Sur ces belles stèles, on gravait d'abord le décret même ou un extrait du décret de proxénie. Il restait au-dessous un espace vide, assez grand pour recevoir la mention de tous les honneurs et privilèges que le peuple athénien pouvait accorder dans la suite au même personnage ou à sa famille. Voici des exemples des deux cas.
La stèle du proxène Héraclide de Cypre portecinqdécretsou actes publics, rendus entre 330 et 324, tous relatifs au même personnage (3). Quelques années plus tard, au temps de la guerre lamiaque, fut gravée la stèle d’Evenor, une des plus intéressantes parmi celles qu’on réservait à une seule personne (4). Evenor était un médecin d'Argos Amphilochium, dévoué aux Athéniens. Nous avons deux inscriptions on son honneur, gravées sur deux marbres tout à fait semblables et de même épaisseur. Les lignes des différents décrets sont d'égale longueur; la première pierre est brisée à la partie inférieure, la seconde à la partie supérieure. Il est certain que ce sont deux fragments d’une même stèle de proxénie. Le conseil des Cinq-Cents avait proposé de nommer Evenor proxène et bienfaiteur; le peuple accepta le probouleuma, en accordant de plus, par un amendement, l'éloge, une couronne d’olivier et l’Éyxrnoix. Quelques années plus tard, Evenor obtint de nouveau l'éloge et la couronne ; le peuple reconnaissant y joignit le droit de cité. On grava le décret à la suite du premier.
(1) AGfvarov, VI, 153.
(2) Ibid., VI, 522.
(3) Mitth. des deutsch. Instit., 1883, p. 211 et suiv. (4) C. I. AÀ., II, 186-187.
90 LES PROXÉNIES GRECQUES.
On réunissait souvent sur la même stèle de proxénie tous les honneurs mérités par une famille. En 394, un certain Sthorynès, probablement un Mède, dont les ancêtres avaient été proxènes d'Athènes et qui lui-même avait obtenu le droit de cité, demanda au sénat de faire graver ensemble sur des stèles tous les décrets rendus en l’honneur de sa famille, pour consacrer le tout à l'Acropole et dans l'enceinte du Pythion (1). Le sénat y consentit, mais ces actes sont perdus. Nous avons heureusement encore la stèle d'Echembrotos de Cléones (2), au bas de laquelle, en 323, le peuple ordonna de graver les honneurs accordés à un citoyen de la même ville, probablement son fils (3). Enfin, on a retrouvé à Délos la stèle de Pythodoros, érigée en 369; le peuple athénien y fit ajouter, en 363, la mention des avantages obtenus par sa sœur et son neveu (4). Ce sont des stèles de famille.
(1) Foucart, Mélanges d’épigr., p. 49.
(3) Id., II, 181.
(4) Bull. de corr. hellén., 111, 474.