RÈGLEMENT DE
In Ko: nomine amen. Anno incarnationis ejustem 1431 die sabbati, tertia decima mensis octobris, hora vesporum. Ex tenore hujus publici instrumenti, universis et singulis tam presentibus quam futuris pateat et sit notum quod nobiles et honorabiles viri Joannes Boniface, Joannes Furbini et Bertrandus de Bardonenchia sindici, et sindicartis nominibus universitatis civitatis Massiliæ exequendo reformationem geueralis consilii nuper factam scriplam per
magistrum Petrum Tremellati notarium et scribam publi-
les divers idiomes usités dans le pays s’y rattachèrent, de telle sorte qu'ils se confondirent avec lui et ne formèrent plus qu'une seule et même langue. Durant toute la domination de Barcelone, c'est-à-dire pendant un siècle environ, de 1122 à 1209, le provencal ne {fût autre chose que le catalan, sauf quelques légères différences. Vers le milieu du xiv° siècle, quand Jeanne I'° régnait, le catalan, obéissant jusqu'alors aux règles générales de la langue romane, s'en affranchit peu à peu et aspira à former un idiôme national : ainsi naquit la langue provencale.
(1) Nous donnons, ci-dessous, la traduction, aussi littérale que possible, de ce document : « Au nom du Christ, amen. L’an 1431 de son incarnation le jour de sabbat, le 13 octobre, à l'heure des vêpres. Suivant la teneur de cet acte public qu’il soit manifeste et connu de tous, tant présents qu'avenir et de chacun en particulier ce que les nobles et honorables Jean Boniface, Jean Forbin et Bertrand de Bardoninche, syndics, et au nom des syndics de toute la cité de Marseille en exécution de la modification du conseil général dernièrement faite et dressée par maître Pierre Tremellat,
cum ipsius consilii sub anno presenti et die in ea contentis super Concordia fienda de quibusdam discordiis et differentis vertentibus inter piscatores hujus civitatis, contentis in cunctis capitulis nudius productis in ipso generali consilio et pro parle cunctorum piscatorum hujus civitatis, quorum capitulorum tenor inferius est insertus, ut judicium vero coequaretur placuit concilio reformare, quod decisio et determinatio ipsorum capitulorum comiterentur prout et commissa fuit domino vicario regio seu ejus locumtenenti in ejus absentia ac ipsis dominis sindicis et sex officii sindicatus civitatis antedicte primitus convocatis omuibus piscaloribus hujus civitatis ad ipsorum presenclam seu maiori parte corum et sic Convocatis ad requisitionem ipsorum dominorum sindicorum ac mandamento egregli et nobilis viri domini Joannis Elziarit baccallarii
in utroque, judicis curie regie palacii et locumtenentis
notaire et écrivain public du même conseil, les mêmes an, et jour, pour amener la concorde et mettre un terme aux différends existants entre les pêcheurs de cette cité, des règlements ayaut été produits devant le même conseil général et en particulier ceux qui sont relatifs à tous les pêcheurs de cette cité, desquels règlements la teneur est insérée ci-après, comme il a plu au conseil de modifier le jugement équitablement, parce que la décision et la détermination des mêmes règlements étaient confiées et fut en effet confiée au seigneur viguier royal ou en son absence à son lieutenant et aux seigneurs syndics et au syndicat de tous les pêcheurs de cetle cité préalablement convoqués ou de la majeure partie d’entre eux convoqués à la requête des seigneurs syndics et suivant l’ordre de l'honorable et noble seigneur Jean Elzéar, bachelier dans l’un et l’autre droit, juge de la cour royale, et de son lieute-
MALAVIALLE D
31 CHAPITRE Il
spectabilis et magnifiei viri domini Ludovici de Bolleriis, equilis militis, vice-comitis Rellanie dominique de Montis, vicarii regii dicle civitatis et per Joannem de Burgis judicium dicte curie regie, die ethora prædictis, penali manda-. mento propterea facto omnibus piscatoribus hujus civitalis, seu maiori parte eorum, quorum nomina et cognomina inferius sunt inserta in Logia domus dicte civitatis, specialiter congregatis pro actu subscripto peragendo, in presencia et audiencia ipsius domini judicis et locumtenentis vicarii dictorumque dominorum sindicorum nobilium Berengari Vivaudi circumspecti viri domini Anthonii Arnaudi jurisperiti, Jacobi Gassini et Bertrandi Candole ad officium sindicatus presentialiter deputatorum et ordinatorum fuerunt ipsa capitula præsentibus ipsis piscatoribus ac etiam audientibus, testibusque subscriptis per me
notarium infrascriptum lecta sigillatim, prout scripta sunt
nant respectable et puissant seigneur Louis de Bollerius, chevalier, vicomte Rellaine, seigneur de Montis, viguier royal de la cité et devant Jean de Burgis, juge de la cour royale, le jour et heure sus indiqués, un mandement avec peine ayant été siguifié pour cela à chaque pêcheur de cette cité ou à la majeure partie d'entre eux, desquels les nom et prénoms sont mentionnés ci-après, dans la Logia de la cité, spécialement convoqués pour dresser l'écrit, en présence et à l'audience du même seigneur juge et de son lieutenant viguier et des seigneurs syndics, noble Béranger-Vivaud, homme prudent, de seigneur Anthoine Arnaud, jurisconsulte Jacob Gassen et Bertrand Candole. Pour le compte du syndicat et particulièrement des députés soussignés, ces mêmes règlements furent lus en présence des pêcheurs, des témoins soussignés et du public, devant nous notaire soussigné, ainsi qu'ils sont écrits et publiés
ac etiam publicata in vulgari et domum per ipsos piscatores in aliquibus suis partibus corrécta, addendo et minuendo, sed in maiorem oppinionem et fayorem eorumdem, mandamento et ordinatione ipsorum dominorum locumtenentis vicarii sindicorum et sex quorum siquidem capitu-
lorum tenor sequitur et est talis.
Tenor ipsorum capitulorum.
Ad honor de la Sancta Trinitat, del Payre, del’ Filhe del Sanct Sperit, de la gloriosa Verges Maria e de tota la Cort celestial, amen.
Aysi apres son scrichs los capitols e las ordenacions quals fan e adordenan los senhos pescados ciutadans e habitados de la cieutat de Marsselha dels quals los noms son denfra scrichs particularment, tant per lo fach de la
cenchas des thons quals si fan en las mars de Marselha,
en langue vulgaire et déposés dans la loge pour être corrigés en quelques points par les pêcheurs eux-mêmes, soit en ajoutant soit en retranchant, mais à la majorité et opinion favorable desdits, par ordonnance et injonction desdits seigneurs du lieutenant, du viguier, des syndics et des six ofliciers, desquels règlements la teneur suit et est la suivante :
Teneur de ces réglements :
En l'honneur de la Sainte Trinité, du Père, du Fils et du Saintsprit, de la glorieuse Vierge Marie et de toute la cour céleste. Amen.
Ci- après sont écrits les règlements et les ordonnances que font et ordonnent les patrors-pêcheurs, citoyens et habitants de la ville de Marseille dont les noms sont mentionnés ci-dessous, tant pour la confection des ceinches des thons qui se font dans les mers de Marseille, quand il plaît à Dieu, que sur la façon de se poster pour
cant a Dieu plas, cant per lo port de Morgils de posteiar tonneiar ni autrament, tant per tonayras quant per anguilas e mays per autres res qualsque sian aysin con sen sec per los capitols aprop scrichs.
Et primo adordenam daysi avant perpetuablament observador que tot patron de barca que intre in las cenchas que, Dieu aindant,si faran daysi avant sian tengus e déian esser per cascuna barca quatre homes, e si non eran quatre, que almens sian tres sufficiens a la conneguda de quatre prodomes, quals si elegerian cascum an per los dichs senhos pescados. E si quas era que fossan mens de tres, que aylals homes no prenan si non a rason de part e tola la vaussa si meta en comun de tot lo barcares quals serian en las cenchas.
Ilem, adordenam que caseuna barea qui intrara in las dichas cenchas que lo patron d’aquella y deia metre ton-
nayra que aia de lonc cent e vint cannas et d'aut cente
quaranta malhas.
pêcher les thons dans le port de Morgils, tant pour la confection des filets à thon que pour ceux à anguilles et de plus, pour les autres pêches, ainsi que cela résulte des règlements ci-dessous.
Et, d'abord, ordonnons qu'il soit observé dorénavant perpétuellement que tout patron de barque qui pénètre, dans les ceinches qui, Dieu aidant, se feront dorénavant, soit tenu d’avoir pour chaque barque quatre hommes, et s'ils n'étaient pas quatre, qu'ils soient au moins trois suffisants à la connaissance des quatre prud'hommes qui seront élus chaque année par les patrons pêcheurs. Et si parfois il arrivait qu'ils fussent moins de trois, qu’alors le travail se fasse à la part et que le produit se mette en commun entre toutes les embarcations qui seraient dans les ceinches.
De même, ordonnons que le patron de chaque barque qui entrera
Item, per los presents capitols adordenan que cascun patron sia tengute deia postar sa tonnayra stanha e ben remendada sufficiement. E si quas era que la dicha tonïayra fos vielha et trancada, ho non agues l’aut e la lonc sus expressat que aytals non deian pendre de l'argent e dal gasanh de la dichas cenchas, sinon so que connoyseran los catre prodomes que seran per aquel an per los senhos pescados elegis. Et si aylals que vendrian en las cenchas, an las tonnayras vilhs, trancadacas e non complidas, come dessus es dich, contradisian a la ordenanssa dels dichs prodomes e y metianu debat que aytals perdan la mitat de lur drech del laqual mittat la mitlat si apliqui a la cort et l’autra als prodomes e als barcayres.
Item, adoidenan que si quas era que nengun patron de barca, intre en las dichas cenchas que porti salpiera que el
dans les dites ceinches, devra avoir un filet à thon ayant de longueur 120 cannes et de hauteur 140 mailles.
De même, par les présents règlements, ordonnons que chaque patron soit tenu de porter un filet à thon étanche, et bien racommodé. Et si parfois il arrivait que ledit filet à thon fut vieux et déchiré, ou n'eut pas la hauteur et la largeur sus-mentionnés, qu'ils ne prennent alors l'argent et le profit des dites ceinches que dans la mesure que le jugeront les quatre prud'hommes qui seront élus pour cette année par les patrons pêcheurs. Et si certains venaient dans les ceinches, avec des filets à thon, vieux, déchirés et incomplets, comme il est dit ci-dessus, et contrevenaient aux ordonnances desdits prud'hommes et y mettaient opposition, qu'ils perdent alors la moitié de leurs droits, de laquelle moitié la moitié serait appliquée à la cour et l’autre aux prud'hommes et conducteurs de barques.
De même, ordonnons que, si parfois il arrivait que quelque patron de barque entre dans lesdites ceinches avec un filet à
non deia pendra, mas aysins com es acostumat antigament — 50 es la tersa part per la rete per la barca la seten — e si quas era que nengun agues en las cenchas caliva salpiera que puesca layssar la salpiera e pendre sa tonnayra el pendre part aysins con los autres.
E si la salpiera avia mestier en la dicha cencha que non l'en deia moure. E pus que las tonnayras seran caladas nengun non las deia moure sinon que premierament hi aia stat calada tres ho catre nuechs, las cals tres ho catre nuechs passadas aquellas moure puesca an licencia d'aquel que governara la cencha e non d'autramens.
Ilem, adordenam que sia causa licita a cascuna patron de barca que sera en las dichas cenchas que si tant es que sian quatre homes en la barca en puesca moure un dels quatre per annar hou li playra empero mas que lo patron
reste en la dicha barca just empediment cessant.
saupe qu’il ne doive pas prendre, comme c’est ici la coutume, que ce soit alors la troisième partie pour le filet, pour la barque la septième, et si parfois il arrivait que quelqu'un eut dans les ceinches un filet à saupe, callé, qu'il puisse laisser le filet à saupe et prendre son filet à thon et prendre part ainsi avec les autres.
Et si le filet à saupe avait pris du poisson dans la dite ceinche qu'on ne l’enlève pas. Et de plus, quand les filets à thon seront calés que personne ne les enlève, à moins qu'ils aient été calés 3 ou 4 nuits, lesquelles 3 ou 4 nuits une fois passées, on pourra les enlever avec la permission de celui qui gouvernera la ceinche et non autrement.
Ordonnons de même qu'il soit permis à chaque patron de barque qui sera dans les ceinches, si la barque est montée par 4 hommes, de disposer d'un des 4 pour aller où il lui plaira pourvu que le patron reste dans la barque jusqu'à ce que cesse tout empêchement,
Item, adordenan que los dichs pescados de Masselha que pescaran eu lo port de Morgils, aysin come es lo dimenegue lo vespre, ho lo vespre de la festo de Nostro Senhor, ho lo vespre de las quatre Festivilas de Nostra Donna, que tot lo gasanh qual y feran en jas dichas festas si deia metre en comun e partir per totas las barcas qual y serian, adone se aysin con dison de la posta de Morgils entendon de totas las autras postas de las mars de Masselha empero tolas lesautras festas quals calaran vada cascuna per sasort.
Item, adordenam per aqui meteys que nengun pescador non deia pescar au tonnayra per la posta de Morgils ni en autra maniera sinon que pagui tres florins aquel que pagat non aurla considerat la pauretat de la villa en luega de sieys florins que los autres an pagat, e so per pagar los cars dels dichs pescados, e qui non volra pagar non hi
deia calar sus la pena de cent lieuras.
De même, ordonnons que lesdits pêcheurs de Marseille qui pêcheront dans le port de Morsils, le dimanche soir ou le soir de la fête de Notre Seigneur ou le soir des 4 fêtes de Notre-Dame, que tout le gain qu’ils feront pendant ces fêtes devra être mis en commun et partagé cntre toutes les barques qui seront là, et ce que nous disons du port de Morgils doit s'entendre de tous les autres postes des mers de Marseille, ces dispositions ne s'appliquent pas aux autres fêtes.
De même, ordonnons également qu'aucun pêcheur ne doive pêcher ou tendre des filets à thon à travers le port de Morgils, ni ailleurs, sans qu'il paie trois florins en considération de la pauvreté de la ville au lieu de six qui étaient payés les autres années et cela pour payer les contraventions desdits pêcheurs; et celui qui ne voudra pas les payer ne devra pas caler ses filets sous peine de 100 livres.
Ilem, car es causa costumada en Masselha e en sas mars que los pescados de la Cieutat venon pescar con si volon e posteiar, ordenam per aquest present capilol que cant si stalvaria que aquels de la Ciutat faran la posta de Morgils les autra en las dichas mars de Masselha que tantost que passaran las mars de Cassit deia perdre la dicha posta ho lo gazanh qual y faria applicador a la cort real d’aquesta ciutat e que els sian tractas en Masselha aysin con los pescados de la present ciutat son tractas en lo luoc e en las mars de la Cieutat.
Item, car alcuna vegada si stalva que los pescados, cant. volon aver posta en Morgils, tenon en lo dichs luoc una barea despoderada e non stanha ordenan per aquest present capitol que nengun non deia aver posta aqui meteys, sinon que la barca que y tendra sia bona e ben stanha, an laqual si puesca caler e levar.
De même, car cela est chose accoutumée à Marseille et dans ses mers que les pêcheurs de la Ciotat viennent pêcher et se poster comme il l'entendent, ordonnons par ce présent règlement que quand il arrivera que ceux de la Ciotat feront le poste de Morgils où uu autre dans lesdites mers de Marseille que dès qu’ils passeront les mers de Cassis ils devront perdre ledit poste ou le gain qu'il y auront fait pour être appliqué à la cour royale de cette cité et qu'ils soient traités à Marseille comme les pêcheurs de la présente cité sont traités dans les lieux et les mers de la Giotat.
De même, car il arrive parfois que les pêcheurs quand ils veulent avoir un poste à Morgils tiennent dans ce lieu une barque en mauvais état et non étanchée, ordonnons par ce présent règlement que personne ne devra avoir là un poste de pêche, à moins que la barque qu’il y tiendra soit bonne et bien étanchée, avec laquelle il puisse caler et lever ses filets.
HISTOIRE DE LA PRUD'HOMIE Al
Item, an ordenat d’aysi avant observador per tostemps tos los pescados de Masselha que volran posteiar an lur tonnayra ho ambe autre res, quals que sian, que las dichas postas si deian commençar al Morvenct et pueys après a Sant Suart e aysin aprop seguent las autras postas.
Item, mays adordenan que nengun pescador non ausi donar coloma a las postas que si fan sinon quarante brassas en pena de perdre lo peys e de cent lieuras per cascuna vegada aplicadoyra la mittat à la cor real e l’autra mittat al commun des pescadors.
Item, que tot pescador que vobra pescar a la Corbiera ho calar, que puesca calar tres barcadas de res e donar cap a terra del louc de dos libans e de la Corbiera fin a Lestaca, nengun non ausi calar en miech en pena de perdre lo peys e de cent lieuras aplicadoyra la mitat a la cort real e l’autra al comum dels pescados.
De même, avons ordonné qu’il sera observé dorénavant en tout temps que tous les pêcheurs de Marseille qui voudront avoir un poste de pêche pour y tendre des filets à thon ou tout autre engin devront commencer à partir de Morvent et puis après à St-Suart ct ainsi de suite pour les autres postes.
De même, ordonnons de plus qu'aucun pêcheur n'ose caler dans les postes qui n'ont pas 40 brasses de profondeur sous peine de perdre le poisson et 100 livres pour chaque contravention appliquées la moitié à la cour royale et l'autre moitié à la communauté des pêcheurs.
De même, que tout pêcheur, qui voudra pêcher à la Corbière ou caler, puisse caler d'embarcations de filets et donner cap à terre depuis les deux Libans et la Corbière jusqu'à Lestaque, que personne n'ose caler au milieu sous peine de perdre le poisson et de 100 livres appliquées la moitié à la cour royale et l'autre à la communauté des pêcheurs.
Item, que tot pescador que calara d'aysi avant a ram sa tonnayra que la deia atermenar de dos termes lossiera de terra en fons de des brassas anant en foras, sot la pena de cent lieuras aplicadoyra cascuna vegada que vendra en contra, la mitat a la cort et l’autra al comun dels pescados.
Item, que nengun pescador non ausi calar a ram, alias a corre, sa tonnayra, en pena de cent lieuras al patron e de vint e sine lieuras al companon, aplicadoyra coma dessus. E aysin come es adordenat dessus a posteiar au tonneyra del mes de mars entre a la festa de la Magdalena per tonnayra Sia.
Item ordenan que tota personna que pescara a tonneiar non deia yssir foras a tonneyar ho pescar fins a meia alba venent ves la jorn e nou deia gitar esca so es aquella d’un jorn en l’autre serana, e cant vendra al vespre per layssar
obra que cant un dels catre prodomes sus ayso elegit girara
De même, que tout pêcheur qui dorénavant calera à rame son filet à thon, devra le fixer à deux termes loin de terre et dans des endroits ayant dix brasses de profondeur, sous la peine de 100 livres pour chaque contravention, appliquées la moitié à la cour et l’autre à la communauté des pêcheurs.
De même, qu'aucun pêcheur n'ose caler a ram son filet à thon, sous peine de 100 livres au patron et de vingt-cinq livres au compagnon, appliqués comme il est dit ci-dessus. Et ainsi qu'il est ordonné ci-dessus, il est défendu de se poster ou de placer des filets à thon du mois de mars jusqu’à la fête de la Magdeleine.
De même, ordonnons que toute personne qui pêchera aux thons ne devra sortir pour pêcher jusqu'à moitié aube venant vers le jour et ne devra pas jeter d’appas du lèver d'un jour à l'autre et quand viendra le soir il devra abandonner son travail, quand un des quatre prud'hommes élus partira que tout le monde le
que tos lo deian seguir, sotz lo pena de cent lieuras per eascun patron et vintel since lieuras per cascun compagnon, aplicadoyra coma dessus. E que tos los autres patrons que serian en las autras droyas cant veyran girar lo dich prodome per sen annar à Masselha que aysin ben deian girar sota la dicha pena ce metro lo peys en scaou mas que ho puesean fayre que lo temps stia bon e enssins entenden dils auruols e que nengun non puesca dureiar sinon fins a solelh colcat, ho sinon que agues ferit ho clavat peys.
Item, que nengun pescador que quali sardinal non deia gitar esea a la orsiera fins a la hora que los tonneiados yssiran sola la pena de cent licuras aplicadoyra coma dessus.
Item, que nengun pescador non ausi pescar per los paures de Barbaria ni per autra almorna censa licencia dels
rodomes catre eligidos cascun an.
suive, sous peine de 100 livres pour chaque patron et 25 livres pour chaque compagnon, appliquées comme il est dit ci-dessus. Et que tous les autres patrons qui seraient dans d'autres endroits, quand ils verront partir ledit prud'homme pour s'en aller à Marseille, devront également partir sous ladite peine et mettre le poisson en réserve, mais s’il se faisait que le temps soit bon et qu'on entende le loriot que personne ne puisse y demeurer plus loin que le soleil couchant, si ce n’est qu'il ait frappé à mort des poissons.
De même, qu'aucun pêcheur qui cale des filets à sardines ne doivent jeter des appas dans les filets jusqu'à ce que les filets à thon soient sortis, sous la peine de 100 livres appliquée comme il est dit ci-dessus.
De même, qu'aucun pêcheur n’ose pêcher pour les pauvres de Barbarie ni pour d'autre aumônes, sans la permission des quatre prud'hommes élus chaque année.
Item, que los dichs pescados puescan elegir caseun an en la festa de Calenas catre bons homes antixs e los plus savis a lur poyssansa, los quals aian la conaycensa de totas
\ las causas sobre per ellos capitoleidas, losquals juron cascun an cant si elegiran de ben e lalment far Jur uffici al taulier de mosseu lo veguier ensins con fan los autres ufficies de la vieilla.
Item, que cant si slalva que alcuna barca tonneiant seguira calque ton en las mars de Masselha e tenia a man la folme, que nengun pescant ambe autre barca non li venga desus en nenguna maniere entro que sia laussat les ferit al dich ton ho peys sot la pena de sent lieuras, aplicadoyra coma dessus.
Item, que si quas era que nengun patron de barca seguent cenchas porti en sa barca doas barcadas de lonnayra que aylals non prengan tan solament mas per una barcada, entendent perso per aquels que las pendrian
denfra villa.
De même, que lesdits. pêcheurs puissent élire tous les ans aux fètes de Noël quatre bons hommes anciens et les plus expérimentés, qui auront la connaissance de toutes les causes prévues par ces réglement, lesquels jureront tous les ans une fois élus de bien et fidèlement remplir leur mission à la table de monsieur le Viguier comme le font tous les officiers de la ville.
De même, que lorsqu'il arrivera qu'une barque faisant la pêche du thon suivra un thon dans les mers de Marseille et tiendra en main la fourche, que personne ne pêche avec une autre barque ou ne lui vienne dessus avant qu'il ait pris ou tué ledit thon ou poisson, sous la peine de 100 livres comme il est dit ci-dessus.
De même, que si quelque patron de barque suivant les ceinches porte en sa barque deux barquettées de filets à thon qu’alors il ne prenne seulement que pour une barquettée.
Item, que car alcuna ves, si esdeven que las barcas posteiant per las mars de Masselha que seran alcuna ves tres ho quatre barca o plus prenon peys, loqual peys totas las barcas baylan a una barea per portar a Masselha, e anant la dicah bacca a Masselha, e per las autras barcas si fau cenchas la dicha barca en las cenchas deia aver part come las autras, domens que lorni aquel jorn sinon que agues empachament per mal temps o autre Just empediment.
Item, car alcuna vegada sic stalva que Dieus manda affar cenchas gazanch a fasent las dichas cenchas rodant las ho melent las a terra, e es necessari que los plus antixs ho aquels que mays en sabon prenon lo care deffar ho affin que lo dichs gazanh non si perda, con si stalva soven hon lur dona la dicha carga que tot aquels antixs que son en las dichas cenchas deian far tot tant per aquels lur sera commandat ho autrament los puescan gitar del dich gazanh,
que part non y prengan.
De même, s’il arrive que les barques se portent dans les mers de Marseille et sont au nombre de trois ou quatre au plus prenant du poisson, que chaque barque porte le poisson qu'elle aura pris à une barque chargée de le porter à Marseille, ladite barque devra avoir part comme les autres, à moins qu’elle revienne ce jour, ou qu’il n'y ait empêchement par mauvais temps ou autre juste motif.
De même si Dieu fait que les ceinches donnent un gain non prévu et qu’on rapporte lesdites ceinches à terre, il est nécessaire que les plus anciens et ceux qui ont des connaissances plus approfondies prennent soin de l'estimer afin que le gain ne soit pas perdu et si l’on donne toute cette charge que ces anciens déclarent ce qui doit être fixé, autrement on pourra jeter ce gain et personne n’y prendra part.
46 CHAPITRE Il
Item, adordenam que nenguna persona non auia calar ambi engienh de ganguil en luec de las illas ol autre luee que aja bol, sinon que fos de la Gargata tro Arenh, sus la pena de cent lieuras aplicadoyra come dessus.
Quibusquidem capitulis de comuni concordia ipsorum piscatorum voluntate et benepiacito, nemine discrepante, in eorum presencia etaudiencia lectis ac etiam publicatis per me notarium infrascriptum ut prius per eosdem seu de ipsorum volontate in sirgulis suis partibus correctis addendo et minuendo ut prelactum est supra, illico dicti piscatores matura deliberatione prehabita inter eos omnes simul concorditer bona fide gratis et ex certis eorum scientiis sponte non coacli seu decepti ab aliquo seu aliquibusve dolose seducli aut alias circumventi tam nominibus ipsorum propriis quam vice et nomine aliorum piscatorum hujus eivitatis capitula antedicta ac omnia et singula in eis contenta
velut eis et cuilibet ipsorum acceptabilia atque grata omni-
De même, ordonnons que personne n'ose caler avec des engins de gangui aux îles ou autres lieux, sinon àla Gargate près d’Aren, sous la peine de 100 hvres appliquée comme il est dit ci-dessus,
Desquels règlements du commun accord des pêcheurs, de leur volonté et de leur plein gré, personne n’ayant fait d'opposition, ont été lus et publiés en leur présence par nous notaire soussigné, corrigés par addition et suppression dans quelques parties de la volonté des pêcheurs, comme il est dit plus haut. Aussitôt lesdits pêcheurs après mûre délibération entre eux, de bonne foi et d'un parfait accord, suivant leur propre connaissance, librement, sans contrainte, ni dol, ni surprise, tant en leur nom personnel que pour le compte et au nom des autres pêcheurs de cette cité, les règlements précités ont été arrêtés tous et chacun en particulier après avoir été acceptés et agréés par chacun d'eux, comme étant
bus eis melioribus via modo et forma quibus de jure et juris solemnitate fieri et intelligi potest et debet, adipsorum capitulorum firmitatem approbaverunt, omologaverunt, ralificaverunt et confirmaverunt.
Promittentes insuper dicti piscatores per se et suos et nominibus absentium vel aliorum pro tempore existencium in present civilate Massilie mihi notario subscripto ut publice persone stipulanti solemniter et recipienti vice ac nomine dicte curie regie et comunis piscatorum ejusdem civilatis omniumque aliorum quorum interest et interesse poterit quomodolibet in futurum ipsa capitula et omnia in cisdem contenta rata et firma habere, tenere perpetuo et inviolabiliter observare et contra in aliquo nunquam facere vel venire ad pœnam et sub pœna in eisdem capitulis contenta ad quam actu contrario interveniente se submiserunt sponte et sub emenda et restitutione integra omnium sump-
tuum dampnorum et interesse quosque et quod dictos pis-
la manière et la forme la meilleure suivant laquelle peut et doit être rendue avec intelligence et solennité la justice, ils ont approuvé, homologué et ratifié et confirmé la force de ces mêmes règlements.
Les susdits pêcheurs promettant pour eux et les leurs et au nom des absents et des autres pêcheurs habitant actuellement la ville de Marseille et moi notaire soussigné stipulant et recevant solennellement comme officier public au nom et pour le compte de la cour royale et de la communauté des pêcheurs de la même cité et de tous ceux qui sont où pourront être intéressés aux présentes, de ratilier et contirmer à l’avenir les présents règlements dans leur intégralité, de les maintenir perpétuellement et de les observer fidèlement, de ne jamais rien faire de contraire, ou de subir la peine
catores seu alterum ipsorum culpa seu defectu alterius vel e contra pati facere incurrere vel sustinere opporteret in curia vel extra liligando ad alio quovis modo pro firmitatis oblentu et inviolabili observancia omnium premissorum.
De quibus sumptibus dampnis et interesse credere et stare promisserunt dicti piscatores sibi invicem et vicissim solis verbis simplicibus alterius ipsorum vel e contra sine sacrament{o lesltibus et omnialiaapprobatione, sub expressa hypotheca et obligatione omnium bonorum suorum et cujuslibet eorum mobilium et immobilium presencium et futurorum. Super quibus renuntiaverunt prefati piscatores omnes simul et quilibet ipsorum per se et suos scienter et expresse omni juri juvanti deceptos omnique juris etfacti ignorentie ac fori eorum privilegio necenon omni solemnitali judiciare et per pactum petitioni et oblationi libelli ac
alterius cujuslibet petitionis simplicis vel solemnis et lis
qu’ils infligent pour toute contravention. Lesdits pêcheurs se soumettant spontanément et sous peine de la restitution de tous dommages etintérêts qui par lesdits pêcheurs ou par leur faute pourrait souffrir ou faire souffrir, manifester ou soutenir devant la cour par litige ou par quelque autre manière pour obtenir l’observation inviolable de tout ce qui est ci-dessus.
Desquels dépens, dommages et intérêts lesdits pêcheurs promirent d'accepter tous ensemble et tour à tour par de simples paroles, et mème sans déférer le serment aux témoins et ils accordèrent toute approbation sous l’hypothèque expresse et obligation de tous les biens de chacun d'eux et des meubles et immeubles présents et futurs. Sur lesquels biens les pêcheurs sus-indiqués ont tous renoncé simultanément pour.eux et les leurs, sciemment et expressément à tout droit et à toute excuse basée sur l’ignorance et les privilèges de compétence. Ils renoncent également à
contestationi presentis instrumenti ejusque note transcripto omnique appellationi recurssui nullitati querelle et reclamationi dilationibus quadrimestri et quinquennali decem et quinque dierum terminis feriis mensium et vendemiarum ac aliis feriis et dillationibus quibuscumque solemnibus et repentinis ac omnibus rescriptis libertatibus franquestis immunitatibus privilegiis statutis omnibusque litteris et indultis papalibus regiis et reginalibus gratia vel justitia continentibus, impetratis vel impetrandis, editis vel edendis ubique locorum quibus vel eorum altero non ui permiserunt dicli piscatores et quilibet ipsorum sub virtute infra per eos et quilibet ipsorum prestiti juramenti contra premissa vel aliquid de premissis indutüs vigenti dierum et quatuor mensium et omni alii exceptioni, defen-
tioni et juri canonico et civil quibus possent simul vel
toute voie solennelle judiciaire sous forme de pétition, de requête, simple ou solennelle et à toute contestation de droit par la transcription du présent instrument; ainsi qu’à tout recours ou appellation en nullité de querelle, aux délais de réclamation soit de 4 mois, soit de 55 jours, aux fêtes des moissons et des vendanges et aux autres fêtes, ainsi qu'aux autres délais tant solennels qu'incidents et à tous rescrits, libertés, franchises, immunités, privilèges, statuts, à toutes lettres et indults papals, royals et comtals contenant grâces demandées ou accordées. Et quel que soit le lieu où lesdites lettres auraient été données et n'importe par qui, lesdits pêcheurs ont promis de ne point s’en servir et cela sous l’assurance du serment prêté à l'encontre des délais de 20 jours, de 4 mois et de toute autre exception, défenses, soit de droit canonique ou civil, par lesquels, soit ensemble soit séparément, on tenterait de les prémunir contre lesdits accords. Et alors, lesdits pêcheurs tous et chacun d'eux jurèrent d'appliquer, de remplir et
MALAVIALLE 4
divisim contra premissa vel aliquid premissorum quomodo libet se tueri et ita attendere complere et observare omnia et singula supradicta et contra nullo modo facere vel venire juraverunt dicti piscatores omnes et quilibet ipsorum super sancta Dei evangelia ab eis et eorum quolibet sponte corporaliter manibus tacta.
Sequentur nomina et cognomina dictorum piscatorum Et primo magister Johannes Esmendati, Guillelmus Rollandi,Antonius Isnard,Anthonius de Neapoli, Bernardus de Fonte, Durandus de Scalis, Jacobus Marini, Johannes Gaufridi, Bertrandus Seguerti, Andreas de Neapoli, Nicolaus Dangles, Amelius Tosco, Lazarus Bonardelli, Johannes Gontardi, Anthonius Salbaterii, Guillelmus Martini, Johannes Tosco, Petrus Fabroni, Berengarius Textoris, Johannes de Fonti, Petrus Martini, Johannes Goioni, Gabriel Desderii, Martinus Lombardi, Antonius de Fonte, et Jacobus de
Garda.
In quibus omnibus et singulis supra dictis dictus domi-
d'observer toutes et chacune des choses susdites et de ne rien faire et entreprendre d'aucune facon contre elles, le tout sur les saints évangiles de Dieu par eux et chacun d’eux touchés volontairement et matériellement de leurs mains.
Suivent les noms et prénoms desdits pêcheurs : Et d'abord maître Jean Esmendat, Guillaume Rolland, Antoine Isnard, Antoine de Naples, Bernard de Fons, Durand de Scalis, Jacob Marin, Jean Gaufridis, Bertrand Seguin, André de Naples, Nicolas Dangles, Amelie Tosque, Lazare Bonardelle, Jean Gontard, Antoine Sabbatier, Guillaume Martin, Jean Tosque, Pierre Fabron, Beranger Textor, Jean de Fons, Pierre Martin, Jean Goion, Gabriel Desdier, Martin Lombard, Antoine de Fons et Jacob de Garde.
En présence desquels et de chacun des susdits, ledit seigneur
uus judex et locumtenens suam auctoritatem judiciarium tanquam rite factis et legitime celebratis interposuit prout est decretum. Jubens inscripta capitula, ut in cunctorum perveniant noticiam voce preconia publice divulgari ut suo patulo et sonoro voce tube proloquio se reddat manifestum, videlicet per Johannem de Burgis nuntium et preconem publicum dicte curie seu suumlocumtlenentum et referri. De quibus omnibus et singulis supradictis dicti piscatores quibus supra nominibus petierunt eis fieri publicum instrumentum Actum Massilie ubi supra proxime, videlicet in Logia domus civitatis, pressentibus domino Hugueto Martini presbitero et priore ecclesie sancti Laurenti, Urbano Romey et Johanne Ponceii marinariis, ac Andrea
Bardineti servitore dictorum dominorum sindicorum tam
juge et son lieutenant a déclaré de son autorité judiciaire ledit règlement conforme à l’usage et légitime ainsi qu'il est exigé. Ils ordonnent, pour que les présents chapitres soient connus, qu'ils soient lus publiquement par le hérault à haute et intelligible voix pour le rendre manifeste, à savoir par Jean de Bourges, valet et crieur public de la dite cour ou par celui qui le remplace.
De toutes et de chacune desdites choses, les pêcheurs ci-dessus nommés ont demandé qu'il en fut dressé acte. Fait, à Marseille, comme il est dit ci-dessus, à savoir dans la Loge de la maison de ville en présence de Hugues Martin, prêtre et prieur de l'église Saint-Laurent, d'Urbain Romey et de Jean Pons, mariniers, et d'André Bardene, serviteur desdits seigneurs syndics, tant citoyen qu'habitants de la dite ville de Marseille, témoins spécialement appelés et requis à cet effet.
Et moi, Raymond Bidaud, notaire public de Marseille, dans les comtés de Provence et de Forcalquier et autres lieux où s'étend l'autorité royale, constitué par ordre desdits syndics, avec la permission et en présence du seigneur lieutenant du viguier, du juge
civibus quam habitoribus dicti civitatis Massilie testibus ad premina vocatis specialiter et rogatis (1).
Et me Raymondo Bidaudi, publico de Massilia in comitatibus Provincie et Forcalquerii regia et aliis ubique locorum imperiali auctoritatibus notario et nunc dicti officii syndicatus scriba ordinario constituto qui premissis omnibus et singulis dum sit ut premittitur coram dictis dominis locumtenenti vicarii et judice palicii, Sindicis et Sex ad officii sindicatus agerentur et fierunt ac etiam ordinarentur presentibus et requirentibus una cum prenominatis testibus personaliter presens fui eaque sic riefi vidi et audivi atque publicavi et in notam sumpsi requisitus et rogatus a piscaloribus antedictis de qua hoc instrumentum publicum in hanc formam publicam per alium me aliis negociis occupatus scribi el grossari feci virlute gracie miehi propria facte per dominum Provincie Senescallum In quorum omnium fidem et testimonium hic me manu propria subscribens signum meum apposui consuetum.
Quiquidem Johannes de Burgis nuntius et preco pudu palais, des syndics et des six officiers, lesquels nous ont requis à la demande des pêcheurs ci-dessus nommés ainsi que des témoins désignés, comme y ayant été présent, de publier comme l'ayant vu et entendu cet acte public en la forme que j'ai écrit et grossoyé avec l'autorisation qui m’en a été donnée par le seigneur sénéchal de Provence. En foi et témoignage desquelles choses et
écrivant de ma propre main y ai apposé mon seing accoutumé. Et, de même suite, Jean de Bourges, hérault et crieur pu-
(1) Ici se trouve la signature du notaire, représentée par un morceau de mur maconné, au chef duquel on lit les initiales R. B. Le tout surmonté d’une espèce d'étoile ou de rosace à 8 pointes.
blicus iens et demum rediens retutit michi dieto notario et supra et infrascripto se dicta capitula publice divulgasse per dictam civitatem Massilie et loca ejus solita, voce tube premissa, ut est moris, prout supra a dicto domino Locumtenenti vicarii et Judice palatii habuit in mandeus.