‹ Les Prussiens en FranceChapitre 3 sur 91 · THIONVILLE · texte numérisé non relu

THIONVILLE

iS juillet, 2 heures.

L'intérêt étant, à Theure qu'il est, de bien délimiter le terrain sur lequel peuvent se rencontrer Français et Prussiens, je me suis rendu sur la frontière, du côté de Luxembourg. C'était le point oii l'entrée des Prussiens était le plus présumée ; la fausse alerte de Sierck, prise au sérieux, même par le gouvernement, l'a bien prouvé.

J'arrive donc à la gare de Metz, ce matin, à quatre heures, sitôt ma précédente lettre fermée. Mais le manque de wagons nous oblige à attendre près de trois heures. Le train est mixte, civil et militaiie. Nos soldats sont toujours pleins d'entrain. Quelques-uns, sans doute, laissent trop voir qu'ils ont été admirablement traités par les habitants. Que voulez-vous ? le patriotisme a tant de façons de se manifester !

Les employés du chemin de fer, bien qu'horriblement fatigués, sont pleins d'égards pour les soldats.

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