‹ Les Prussiens en FranceChapitre 33 sur 91 · LE GÉNÉRAL CHANGARNIER · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL CHANGARNIER

Metz, 12 &oùt ISIO.

Un temps affreux, une pluie qui ne cesse qu'à de rares intervalles et détrempe les terres, fait supposer que les marches des Prussiens sont interrompues momentanément. Nos soldats, plus faits aux intempéries du climat, continuent leurs mouvements de concentration autour de Metz, dont l'aspect est des plus singuliers en ce moment.

Tandis que les quartiers du centre, des hôtels, du commerce ont conservé leur physionomie ordinaire, avec l'animation que donne la présence des étatsmajors, les quartiers qui confinent aux portes Saint- Thiébaut et des Allemands, par où débouchent les routes de Boulay et de Saint-Avold et Forbach, sont littéralement encombrés de chariots, de chevaux et de paysans.

C'est le déménagement de tous les habitants des villages situés entre Metz et la frontière, qui fuient

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