‹ Les Prussiens en FranceChapitre 56 sur 91 · EXPLICATION DE MA MÉSAVENTURE · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE MA MÉSAVENTURE

Gare de Reims, 30 août 70, S heures du matin.

J'arrive à temps pour finir l'histoire de la reconnais^ sance de Mourmelon.

La station dépassée, on arriva sans encombre jusqu'à Saint-Hilaire, où letrain s'engagea sur lavoiede Verdun, laissant à droite la ligne coupée de Ghâlons.

A deux kilomètres de la bifurcation s'élève à gauche la ferme impériale de Guperly, desservie par une station spéciale du chemin de fer. A peine la ferme était-elle en vue qu'on aperçut, entre ses bâtiments et la gare, deux cavaliers. L'officier d'élat-major donna l'ordre d'arrêter.

On vit les deux cavaliers continuer leur route jusque sur la voie. Le chef de gare de Reims, M. Menessier, descendit alors et s'avança seul. A quelque distance, il agita son mouchoir. L'un des cavaliers prussiens, qui étaient officiers, répondait par un geste du même genre, lorsque nos soldats, qui étaient descendus de

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