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runt i<egugnei' ]eul-»^ hniiitutioiie? Plus n^\i. l.'fnmesa,ifM BÛreiaeiit renseigné, oHm tout pris. Et les Pi'usflitttU vivront bien lundis tiue los timu'Hi'-'^ mourront ftej faim
II nft fiiucirsit pas v-ttîr «lahB oo qui pWPâde Uneftcbupj sntlon fliripfi^'p KontW? Ipfl ]W»jtfiîitm, 11h nMiWtP»at ( imirs afTsSnl*, \tÀU\ tonl,
11 ,v a huit, jours j'ai visiti"! M» /bwrfN dn In l'orél... ^ n'oublierai jatnais et* que j'ai vu duns retio excuTâûâl
Nous suivious la llg'ne eâpui^tivë du tnilliït ol flci I fulfliu, c'esl-à-fiire cjup iious passions, sans [pi'il y ( (le chemin iVayé, entre les grands arbfes et les petîU^ route de braconnier ou as voleiir àè lirtls.
On montait, on doscendait, tantôt s'aeci^ouliaiit t brandies, tantôt se laissant gUseer suv les pentes t jiides. Apri^ une \\ânre de marclie( nous trouviot qud'pios les do feiiillefi gj-niôtiiquemeiiL disposée. (3el4^ voûtait dire [ loupuez à droite. Des biancjjea Indiquaient le cbsmin, comme tes flèoheB fcleuM ( Danneoourt guidaient le touriste — quand il y avi des touristes ! — à travers les méandres ds Foilttùni bleau. On arrivait ainsi dans leâ fonds, i^ortea ( pressions natm-elies , boisées, u^sti^i'ieusea , VHSti) teti'iei'S, bauges inuneuses, où jadis dus bander (1^ 6*ingtit)rs ont dà troiivw d'inviolidilps nbris,
Le fWemier fond était titstMfé |)flr lin o.ltlttVllteur ûeuM fittvb-onB, hommo dt? l'eBRourcwe, ïtiit HVflit rtrpmi*'*- J ann cairtppffleni n\^i' Urtn n^fit^*fllf^llse pi-évoyanco. Un J
SOï s I«)IS IR7
tas de feuilles dissimulait un parc î\ moutons. Sous uno immense roche, les gros animaux étaient A réta])le. Un gourbi de paille servait d'halntation. A la tige de peuplier qui formait le faîte étaient suspendues une horloge et une cage, dans laquelle caquetaient de johs petits oiseaux.
Vue cloison faite avec de grossiers paillassons séparait la chambre des enfants de celle du père et de 1m mère. La récolle d(» Taimée étîiit enchée dans une grotte naturelle, dont l'enlrée avait été dissimulée avec le plus grand soin. Le cultivateur et sm femme faisaient la cuisine en plein vent.
A voir ce campement, on eût pu croire que jamais ces pauvres gens n'avaient eu d'autres demeures.
— Vous avez donc bien peur, dis- je au réfugié, que vous vous cachez ainsi?
— Je serais resté à ma fei*me, me répondit -il, mais je n'ai pu y décider ma fennne et ines enfants. Les récits efirayants des vieux qui ont vu 1815 leur ont fait perdre la tête. Du reste, (»ela né durera pas plus de huit jours.
— Et si cela durait davantaj^é ?
— Alors nous serions perdus, et tous nos apprêts seraient inutiles.
— Avez-vous songé aussi à l'habitude qu'ont les Prussiens d'explorer les bois et d'y camper?
L'homnie rié répondit pas, hiais il étendit la main vers le fond du gourbi. J'y Vis accro(»hé son fusil de chassé.
Était-ce de l'héroïsme ou de la folie ?
Plus loin, le spectacle grandit. Ce n'était plus une famille, c'était un peuple. Les tables étaient dressées sous les arbres. Des milliers d'hommes et de femmes prenaient leur repas en commun. Chaque famille avait sa hutte, chaque village sa table et sa cuisine. Les bestiaux groupés dans des parcs, sous la surveillance des bergers, entouraient le campement.
Autour des tables se pressaient, avides d'entendre plutôt que de manger, les femmes et les enfants, tandis que les vieillards contaient de terribles histoires. Les jeunes filles écoutaient, sans rougir, le récit des horreurs commises par les Prussiens d'autrefois... et je vous assure qu'on leur faisait bien comprendre la nature des dangers qu'elles auraient couru en restant dans leur village!...
Mais ce qui m'attrista profondément, ce fut de voir, dans cette foule, des mères enceintes... des enfants encore au sein. Et cette population affolée bravait ainsi, par peur d'un péril, des périls plus grands encore. La pluie filtrait à travers les chaumes légers, les nuits étaient froides, les bestiaux n'avaient pas une pâture suffisante, les grains germaient dans les sacs !
Et pour comble de misère, un courrier qui passe vient de nous dire :
« Les Allemands ont campé dans la forêt de Villers- Cotterets, où ils ont trouvé, dans d'immenses cachettes, des provisions de toute nature. »
Qu'est devenu ce peuple craintif?... La forêt nous
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dira-t-elle plus tard le drame effroyable qui a dû se passer dans ses fonds?... Les Allemands ont-ils massacré ces malheureux, ou seulement les ont-ils fait fuir ! . . .
Dans quel nouveau refuge nos paysans du Soissonnais sont-ils allés moiu*ir de faim?
Qu'importe aux envahisseurs! Ils ont compté les sacs de grains et les têtes de bétail... Quelques milliers de cadavres de plus ne se détaillent pas dans les bulletins de S. M. Guillaume !