‹ Les Prussiens en FranceChapitre 78 sur 91 · LE COMBAT DE BAGNEUX · texte numérisé non relu

LE COMBAT DE BAGNEUX

route de Bagneux à Montrouge. Il était frappé d*une balle au-dessus du sein gauche.

Une voiture d'ambulance s'était]arrêtée auprès de lui, et les infirmiers se préparaient à lo hisser dans leur équipage.

Le malheureux poussait des cris déchirants.

Tout t\ coup passe un oflicier français.

— Monsieur l'officier, s'écrie le blessé, ordonnez qu'on me laisse mourir ici.

— Prenez courage, lui dit doucement notre compatriote, et laissez-vous faire. J'ai reçu, moi aussi, une balle au même endroit, et je me porte très-bien...

Et l'officier, aidant les infirmiers, soutint le Wurtembergeois par les épaules, pendant qu'on le hissait dans la voiture.

A quelque distance, auprès d'un puits, se trouve une sorte de petite mare dans laquelle un Prussien accroupi lavait sa main ensanglantée...

Pendant la retraite, un de nos mobiles l'aperçoit... Il va 'd lui, la baïonnette en avant...

Le Prussien, déjà à genoux, joint les mains.

Le mobile, qui voit une blessure, le prend alors par le bras et l'emmène prisonnier.

Enroule on cause. Le Prussien a habité la France. Il y a sa famille dont il n'a pas de nouvelle, et il est inquiet.

— C'est comme moi, dit le mobile.

Le blessé souffre beaucoup ; il lui offre son bras.

Tous à^\kx rentrent ainsi, bras dessus, lu*as dessous! dans nos lignes.

— Conduisez votre prisonnier là-bas, aux soldats de la douane, dit un officier.

— Vraiment, dit le mobile, il faut que nous nous quittions comme cela, tout de suites... Et moi qui l'avais invité à dîner. L..

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