‹ Les psaumes de David; traduits en prose. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 11 sur 167 · XXXI) DU PLAGIAT DE LE NOBLE · texte numérisé non relu

XXXI) DU PLAGIAT DE LE NOBLE

souvenir ni prononce?^ le nom des impies qui font ces sacrifices. — L'étourderie du plagiaire le perd toujours. Il n'a pas considéré qu'il était absurde d'écrire : Je ne veux pas me souvenir de ceux qui font ces sacrifices. On n'a pas à se souvenir d'une action présente. — En outre, il est incorrect de donner le même régime à se souvenir et à prononcer.

Le verset sixième est ainsi conçu dans ma traduction : Vous posséder, c'est toute la richesse qui m'est tombée en partage; c'est la coupe délicieuse que Je bois avec plaisir; c'est vous qui me restitue^ mon héritage.

Dans Le Noble : Seigneur., vous êtes tout fjiott partage; vous êtes seul tous mes délices; c'est vous qui me restituerei l'héritage que j'ai perdu. — Le Noble paraît avoir ignoré que déjà, dans l'usage de son siècle, le mot délice, masculin au singulier, devenait féminin au pluriel. Devant une telle preuve d'ignorance, devant un tel mépris des lois de la langue, je m'arrête; ce serait faire injure, je ne dis pas aux critiques, mais à tous mes lecteurs de les supposer capables d'une hésitation dans le jugement à rendre.

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