‹ Les psaumes de David; traduits en prose. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 8 sur 167 · DU PLAGIAT DE LE NOBLE. XXIX · texte numérisé non relu

DU PLAGIAT DE LE NOBLE. XXIX

Psaume VI. — Argument. — Dans ma traduction : David, malade et pécheur, demande à Dieu la santé du corps et de l'âme. — Symétrie parfaite entre les deux termes.

Dans Le Noble : David, malade et pécheur, et persécuté par les rebelles, demande à Dieu la santé du corps et de l'âme. — Qui ne voit que les mots ajoutés l'ont été après coup, et par une main, non seulement étrangère, mais encore barbare?

Verset 2. — Dans ma traduction : Seigneur, aye\ pitié de moi, parce que je suis faible; guérisses-moi, mon Dieu, parce que mes forces sont confondues et mes os ébranlés.

Dans Le Noble : Seigneur, afe\ pitié de moi, parce que je suis malade; guéynsse-{-moi, mon Dieu, parce que mes forces sont confondues. — Les os ébranlés, que Le Noble supprime, sont dans l'original. D'autre part, c'est rendre fort mal l'original que de dire : Seigneur, aye^ pitié de moi, parce que je suis malade.

Psaume VIL — Verset 7. — Dans ma traduction : Oui, mon Dieu, leve^-vous; remplisses la loi que vous vous êtes imposée de protéger l'innocent.

Dans Le Noble : Oui, Seigneur mon Dieu, leve^-vous; remplisses la loi que vous ave^ vous-même prescrite. — Prescrite à qui ?

Verset 8. — Dans ma traduction : Pour faire éclater votre puissance, remonte^ sur le trône d'où, vous juge^ toutes les nations du monde.

Dans Le Noble : Remonte^ sur votre trône pour faire éclater cette puissance : c'est le Seigneur qui Juge les nations. — Cette puissance : quelle puissance ? Celle en vertu de laquelle il juge les nations? Mais alors la phrase est bâtie en dépit de la grammaire.

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