‹ Les Psaumes de SalomonChapitre 13 sur 210 · L'homme · texte numérisé non relu

L'homme

Quoique l'homme dépende de son Créateur, qui lui conserve la vie, il n'est pas une machine ou un automate recevant de Dieu une impulsion fatale et nécessaire. L'homme jouit d'une pleine liberté morale, d'un libre arbitre absolu. « Nos œuvres, dit le psalmiste, sont remises au choix et à l'autorité absolue de notre âme, pour que nous fassions la justice et l'injustice», c'est-à-dire le bien et le mal, « par les œuvres de nos mains » 3. Le libre arbitre apporte avec lui à l'homme le mérite et le démérite; il donne droit à une récompense, ou appelle un châtiment inévitable 4, et cela en ce monde et dans l'autre. Le libre arbitre a pour corollaire l'immortalité de l'âme 5, comme nous le verrons plus au long en traitant de l'eschatologie. La notion du libre arbitre est accompagnée de deux autres

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lion entre les deux gmndi luminaires et le corps des étoiles, en i liant les premiers eomine personnifiée, et U> autres comme inanimées. 2 Apocal., xn ; xm: w. '. ■ n, 9j f, 7-9j vin, 7; ix,7; \. 1

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LE JUSTE ET LE PKCHEIR i

notions, celle du bien et du mal, et celle de la conscience morale. Le bien et le mal portent toujours, dans la langue de l'auteur, les noms de «justice » et d'« injustice ». Le bien, « la justice » est ce qui est conforme à la loi de Dieu ; le mal est ce qui lui est contraire, c'est-à-dire « l'iniquité, l'injustice » 1. La conscience morale comprend la connaissance plutôt pratique de la loi, de la justice et de l'injustice, et l'application du jugement moral de la conscience à chacune des actions de l'homme 2.

La nature de l'homme est essentiellement faible, éphémère et corruptible. Sa faiblesse et sa corruptibilité ne sont pas seulement physiques, mais encore morales 3.

Au point de vue temporel, l'homme est pauvre ou riche. Les sympathies de l'auteur vont au pauvre, et peut-être l'était-il lui-même, ou avait-il été privé de ses biens par les vicissitudes du sort. Le pauvre n'est jamais abandonné île Dieu; il voit sa prière exaucée, et il est secouru 4. L'idéal de l'auteur consiste dans une aisance légitime et suffisante, qui satisfait à tous les besoins 5; il chante cette médiocrité

douce dans l'un de ses meilleurs psaumes •. Pour les

s, combien sont mal acquises, sous l'impulsion

la convoitise, et par des moyens coupables 7 ! D'ail-

urs, être trop riche est un péché 8.

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