Le juste et le pécheur
Au point de vue moral, l'homme est juste ou pécheur. Son libre arbitre et sa conscience morale ont besoin d'une
1 i. 1, 2 (voir la traduction et la note), 8; m, 3; iv, 1, 28; ix, 3-9;
xiv. 1-4; xv. 9-11; xvii. 11. 28-2". 45. — *- n. 37; m, 3: iv. 24: v 1;
-'J; xiv. 5 : xvi. i. 1 i ; xvii, 27. — 3 xiv, 4 ; xv, 3-4 : xvi. 12-
vii, 2. — ' v. 2. 10, 13-14; x, 7; xin, 2: xv. 8: xvi, 12-13; xvm,
1-3. — 5 v. 13-20; xvi, 12. — « Le psaume v. — 7 i, 4-8; iv; 11-15. —
règle venant du dehors, avec laquelle il "puisse diriger sa vie. Dieu la lui a donnée, c'est la « loi»1. Celui qui observe la loi est le «juste»2; celui qui la néglige est le a pécheur»3.
La loi est le « joug» 4 du Seigneur. Par suite, le véritable juste se considère comme une bête de somme sous le « joug » du Seigneur, qui le pique, le réveille, le ramène quand il s'écarte, qui l'active ou le corrige au besoin avec le fouet 5. L'âme du juste est toujours éveillée, patiente, heureuse et contente, même quand le Seigneur « corrige » le juste par l'épreuve 6. Le juste est protégé par Dieu contre les maux et les fléaux 7. De plus, comme il porte en lui la nature faible et corrompue, et qu'il est entouré de tentations, il reçoit de Dieu une assistance spéciale, des grâces, pour qu'il puisse éviter de tomber dans les pièges du péché 8. Profondément attaché à Dieu et à sa loi, il a l'horreur du mal, du péché et du pécheur; le psalmiste les stigmatise avec véhémence 9.
L'observation constante et rigoureuse de la loi rend l'homme « juste » aux yeux de Dieu, en lui conférant la « justice », Stxatoaùvij. Ce mot désigne l'état moral de l'âme, la « vie » morale intérieure et extérieure du Juif 10. Cette notion est capitale dans les Psaumes de Salomon; car la « vie» morale! du juste se continuera au-delà de la mort et constituera pour lui son immortalité bienheureuse. L'âme du just<
1 iv, 10 (?); x, 5, et surtout xiv, 1. — 2 it, 38 ; m, 3-10 ; iv, 9 X, 3 ; xiv, 1 ; xvm, 28. — 3 n, 9 17, 38, 39 ; m, 11 ; iv, 9, 27 ; xiv 4; xvn, 26; puis iv, 11, 13, 21, 27; xti, 1; xiv, 4; xvii, 22. Dans ce derniers passages, celui qui est infidèle à la loi est appelé, non plu un « pécheur», mais un « transgresseur de la loi (7rapàvo(jio;) -»• — 4 vi; 8 et cf. xvn, 32. — 6v, 9; vu, 3, 8;x, 1; xvi, 4.— « m, 1-4; v, !. 'l vi, 6; x, 1-2, 7-9; xiv, 1 ; xv, 1-6. — 7 n, 26, 39; iv. 27; vi, '.-.r. : m 4-9; vin, 28, 36; xn, 4-7; xiii, 1-5; xv, 6-9; xvn, 50-51. — 8 n, 40: n 7; iv, 27; v, 7-9; vi, 3, 7-8; vu, 8-9; x, 3; xn, 1, 6-7; xv, 3-6; nm.7 K — «ii, 7-15, 27-29; m, 11-15; iv; vm, 8-26; ml 5 -<;. S: xiii, J 3; \\ 6-11; xvn, 6-12, 26. — 10 i, 2-3 (voir la traduction ri I., note).