‹ Les Psaumes de SalomonChapitre 133 sur 210 · Seigneur, délivre mon âme de l'homme impie et méchant · texte numérisé non relu

Seigneur, délivre mon âme de l'homme impie et méchant

de la langue impie et médisante,

diseuse de mensonges et de tromperies ; 2. dans la variété du tour (consistent) les discours

de la langue de l'homme méchant;

tel le feu qui allume son éclat au milieu du peuple,

me xi dépeint le retour des exilés et de toute la dispersion, retour triomphant préparé et protégé par Dieu, et qui fait tressaillir de joie Jérusalem, heureuse de recueillir ses enfants. Tout le psaume s'inspire de Baruch, iv et v, ou d'une source commune à notre psalmiste et a Baruch. Il ne s'aeit plus, cette fois, des exilés de Bahylone. Le retour des'applique maintenant aux Juifs déportés à Rome par Pompée, et à tous les Juifs résiliant à l'étranger, volontairement ou de force. Cf. avec ce psaume : Amos, iv; ]<., ri-ni: Sophonie, in, etc.; puis/l Es- (//•«>. xni, 'iÛ-50; Apocalypse de Baruch, ixxvn, 19, etc.; Commodien, Instinct., ii, 1; Carmen apologet., 934 sq. ; Oracles Sibyllin?, n. 170; Con fiels of the Apostles (de Malan), p. 45.

XII. (Psaume) de Salomon, cf. vi, vu. — Des impies, des Juifs « transtiurs de la loi de Dieu. » Avec ce psaume, cf. ps. iv.

i. Mon <'ime, l'expression « mon âme » signifie simplement i moi ,

i. i et dans beaucoup de passages; cependant, elle présente souvent

cette nuance de sens : qu'il s'agit d'un sentiment qu'on éprouve,

comme de joie, de peine; voir plus haut m. 9; iv 15; v, 15: vi. 4, etc. —

Médisante, cf. Eccli., v, 14; xxvm, 13; u, '2.

1-2. On pourrait comprendre : « diseuse... de tromperies avec la variété du tour. Les discours de la langue de l'homme méchant ^sont) comme le ieu qui allume... •■> Mais la traduction donnée est préférable (cf. pour le tour du grec, m, 3; iv, 17, 20: vin, 9). — H', M, P,

3. tq xapotxca aûxoû. êjjixAYJffai oTxouç év yXwaay) <{>eû8et,

Ixxo^at BsvBpa eûçpoauvYjç z\o y 1Ç0 u jtjç xapavô^iouç,

4. auv^éai o'c'xouç [xapavo^ouç] Iv xo).é^.6) ^etXsat <Ju6upoïç].

{xaxpuvat ô 0sbç âxb âxàxwv ^et'XY] xapavô^wv Iv âxopc'a, xal axopxt<70etY)aav ôaiâ «JnOuptov àxb so6ou;jiévtov Kûpiov.

3 6. H,I. M,P,V: reapavoitou; C, L, R: reapavofiouç.

Syr. : 3. « car son séjour (est) pour remplir les maisons par un discours menteur ; il coupe les arbres de sa joie par l'incendie de l'impie. » — 4. « il détruit les maisons des impies par la guerre, et Dieu a éloigné des innocents les lèvres qui chuchotent, la lèvre des impies. »

V lisent : « dans l'accomplissement de l'égarement consistent, » c'està-dire : les discours de la langue de l'homme méchant consistent à produire l'égarement.

2-4. Le passage mis entre crochets est un locus desperalus. Nous avons donné le texte de C, L, R. — Voici les variantes. D'abord, pour les versets 2-3, H. M, P, V lisent :«telle feu qui, dans une aire, en allume le chaume, tel son séjour... «Puis, pour le v. 3, H, J . M , P, V lisent : « la joie brûlante de l'impie.» On a proposé de corriger pXoytÇoiitrj); enfXoyl ÇyJXo-j;; on a aussi supposé que YXw<TTrjî, sujet de s> oytiVjcr/-,;, était tombé devant ce dernier mot. — D'un autre côté, on a voulu corriger Xoû en lisant « jardin », d'après le mot hébreu gan qui aurait été lu a tort gôy; on a proposé aussi de regarder Ttapoiy.ia Comme une mauvaise traduction d'un original hébreu mogôf, î terreur», et aussi « demeure»; enfin, pour ixxàtyai... Bap«v6jiouç, de supposer un texte hébreu qu'il aurait fallu lire: milluhét réia' (ou quelque chose comme cela), et que le traducteur aurait lu : melahèt ràsâ' .

La leçon xXw de //, M, P, V, pour le verset 2, estappméc par Joël, ii, 5; Zach., un, 6; Sagesse, m, 7 ; Matth., m,. \~ ; Lue, m. 17.

— La comparaison serait prise ,{,■ ce bit que. en Orient on mettait le

feu au chaume d'un champ, e1 que le feu, mis dans un endroit, se communiquait ensuite au reste de proche en proche, Joël, u, 5; Sain, 7; cf. Matth., m, 12 (ci plus haut, vm, 2). AX»v esl aussi du masculin dans les Septante,

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