Les saints du Seigneur vivront par elle pour toujours
le paradis du Seigneur, les arbres de la vie, ce sont sc^; maints; 3. leur plantation est enracinée pour l'éternité;
on ne les arrachera pas pendant toute la durée du ciel;
car le lot et l'héritage de Dieu, c'est Israël. 4. Mais il n'en est pas ainsi pour les pécheurs et les impi<
qui ont préféré une journée donnée à leur péché;
leur désir a eu pour objet la brièveté de la corruption;
Prov., ni, 18, et surtout xi, 30; Éz., xxxi, 8-9;Apoc, n,7; xxii, 2-3, 19; IV Mach., xvm, 16; Hénoch, x, 16; xcm. 2-i.
3. Leur plantation ou « leur plant »; le mot désigne l'arbre en tant que planté, cf. Is., lxi, 3; Matth., xv, 13. — Enracinée, cf. Prov., xn, 3 et 12; Jér., xn, 2; Colossiens, n, 7. — Le sens est que les saints, vivant auprès du Seigneur et de lui, y subsisteront éternellement. L'image employée les compare à un arbre planté par Dieu dans un jardin, enraciné, et tirant sa vie de Dieu même; dés lors, ils sont indéracinables ou « enracinés pour l'éternité ». — Sur la préoccupation du Juif pour obtenir la vie éternelle, voir Matth., vu, 14; xix, 16-20; Marc, x, 17; Luc, x, 25; xvm, 18; Jean, m, iv, v, vi; I Jean, v. — La durée du ciel, c'est-à-dire :« l'éternité»; cf. Ps. i.xxxyiii,30; Baruch, i, 11. Littéralement :« pendant tous les jours du ciel. » — Le lot et l'héritage, etc., cf. Deut., xxxn, 9 ; Ps. lxxvii, 71;Eccli., xxiv, 12: Is., xix. 25; Esther, iv, 17; Éphés., i, 18. — Le sens est que, seuls, les Juifs fidèles et pieux obtiendront la vie éternelle inaccessible aux païens, et même aux Juifs infidèles, transgresseurs de la loi, comme l'auteur va le dire; les Juifs fidèles sont d'ailleurs la propriété de Dieu; cf. v, 7-9; vu, vin, 35-40; ix, 16-20.
4. Les impies, c'est-à-dire : les transgresseurs volontaires de la loi; voir iv, 11, 13, 21 , 27, etc. — Qui ont préféré une journée; la vie humaine est comparée ici à la durée d'un jour, par opposition à « tous les jours du ciel » que dure la vie éternelle dans le bonheur. Sur la brièveté de la vie comparée à« une vapeur, un souffle», cf. Eccl., ix, 9; Job, xm. 28-xiv, 5; Ps. xxxvi,36;cn, 15-16 ; Jacques, iv, 14. — La brièveté de la corruption traduit littéralement le grec. La « corruption » désigne la nature humaine, considérée dans le corps qui diminue chaque jour pour disparaître dans la corruption du tombeau; et cette existence du corps est brève. Cf. Job, xvn, 14; xxv, 6; I Cor., xv, 42-50. Le sens est donc : jLea pécheurs ont placé leurs désirs et leurs aspirations dans le corps, par
dans ses besoins oir i. 7 : n. 1^: rv, 4-15; rm, 8-11),