L'Impie a vidé notre pays de ses habitants
il a fait disparaître jeunes et vieux avec leurs enfants, 14. dans la colère [de sa beauté], il les a envoyés
en exil jusqu'au couchant,
et (il a envoyé) les princes du pays pour l'insulte:
il n'a rien épargné.
art k collectif général i l'Impie », collectif dont le verbe est séparé. 14. I«e texte grec porte xi/.Àa-j;, « beauté », leçon qui est inadmissible. Dans nos Psaumes, op'.'i", est régulièrement suivi de &û|tOî . n. 2ï R /.x\ 8-j;i<;>) ; xvi, 10 (o?VT.' ~/x'- (J-:^r-" aussi est-on tenté iriger en &PT? xat ly-,'±'\> avreû, ou h «v, bipuu sûtov. La faut I- doit provenir de ce que le traducteur a lu yofi, beauté », xiXXo;, au lieu de 'fl/, ^Otio;, < fureur i (Ryle et James. Kittel). L'usairc des Septante est (sans exception, croyons-nous) : 4pp| toipou, Ex.. xxxir, 12; -Nombres, xn. 9; I Samuel. x\. 34; Il Parai., xxv. 10, BtC, et ftvpoc 6vf:. Nombres, xrv, 34; xxxn. 14; Deut., xm. 17, etc., puis tv|i«( y.x: ôpyrç, Deut., xxix, 23; Ps. t.xxvn. 19 : Michée, v, lî 0-u.o: (v. 1.), Jér., li, 6. Si l'on admet la correction, on obtient : dans sa colère et sa fureur, » ou : « dans la colère de sa fureur. » — Au couchant, c'est-à-dire: l'Italie, Rome, les pays extrêmes connue par les Juifs du côté de l'ouest. — Les princes du pays, Aristobule, ses deux fils Antigone et Alexandre, son oncle Absalon. — Pour iinsulle, c'est-à-dire: le triomphe accordé à Pompée, et où figuraient ces princes, enchaînés, insultés, moqués. On peut encore comprendre que Pompée les a négligemment laissés exposés à la dérision. Mais le texte nous paraît demander la traduction donnée. — Le toii du passage (v. 8-14) indique que le psal- UÙste es1 content de la mort des princes, juste punition de Dieu, mais non des outrages que le vainqueur leur a réser\ es. — // n a rien épargné. .Nous rapportons ces mots à ce qui précède. On peut les rapporter à ce qui suit. — Cf. Inlrod., p. 19-31.