Le Seigneur est son roi, son espérance, à lui
tout-puissant par son espérance en Dieu ;
il aura donc pitié de toutes les nations (vivant)
devant lui dans la crainte;
39 . car il réduira la terre par la parole de sa bouche pour toujours.
semble inadmissible: en tout cas, dans les Septante, on ne trouv.-. croyons-nous, aucun exemple de ce verbe joint à un mot exprimant une idée abstraite et purement morale; 3° le verbe suvdrfu* est l'ex- :on technique qui signifie « concentrer » et « mobiliser »; 4° il est perpétuellement employé avec ce sens dans les Septante, et en particulier dans I Mach., i, 4 : m, 10, 27, 46, 52; iv, 37, etc. Il faut donc corriger -o).).oï; en KoX&oûç, et faire de èXirî£a; une apposition; pour cette confusion du datif et de l'accusatif (fréquente dans les mss.), voir plus haut, v. 16.
38. Le Seigneur est Iahvéh, roi universel des Juifs, des nations, et du roi même des Juifs et des nations ; ce dernier reste donc soumis à Iahvéh. — Son espérance, c'est-à-dire : le moyen sur lequel il compte pour maintenir sa royauté, même sur les « nations» immenses qui remplissent la terre; ce moyen, ce n'est ni l'or ni les soldats, mais Dieu son roi; cf. Ps. i-xxxvm, 20-30. — Toul-puissant. en ce sens qu'aucune autre puissance humaine ne peut ni se comparer ni résister à la sienne. — Dès lors il aura pitié, il sera plein de miséricorde et de bonté pour les « nations », qui « le servent sous son joug » et « avec crainte»; cf. Eceli., xvm, 11-13; Ps. xcix, 1-5; en, 11, 13, 17: cxvm, 64; Is.. xi, 10; xvi. 5: xiii. 1-4 (cité Matthieu, xn, 18-20) ; xlv, 8 : Romains, xr, 30-32; voir plus haut, ii, 36-37 ; xiii, 11; xv, 15. — Le texte grec porte IX*
« il aura pitié t; Hilgenfeld a corrigé en n-rr - -;<,), « il tiendra
dans la crainte »; Ryle et James proposent ilo^ou, et Perles Ywm Gebhardt et Kittel croient à une corruption du texte hébreu original; le traducteur aurait lu \eyâhôn au lieu de veyitten. Le contexte demande, au contraire, tXtqeci, ou un mot de ce sens.
39. // réduira la terre sous sa domination. H, L, M, P, V lisent : t il frappera »; la ligne devient alors une citation textuelle d'Is., xi, 4. — Par la parole de sa bouche. Is., xi, 4, et plus haut, verset 27; ce détail montre comment Dieu lui a donné une puissance éminente, irrésistible,