I. ORIGINAL HKBRF.r
[10J & f):o: :r,v 'Jcp:v KÛTOÛ, Èxxextmjuivov..., Jnèp ï'/.xy\zrroj èÇotlOevouivov, to râu-<X 2^t-, ~ :•. y. : : :'j.=vov. . ., X« o-x r,v o Oin-rwv; il, 34-35. kutoç ^acriXt ùç àxî ton oûpavûv, Xfld xptvw [taaiXetç -/.xi àç%àç, 6 iv.—oV/ lui sic 56Çav;u, 36; iv, 1; iv, 14, ojx latin dpôv -/.a- xpfvt»v; v, 1, êv '(lérf.) È-'.r- :ai3vwv tàxp(fiardc90u;T, il, xavrlÇôvri; vi, 3, xtfuXcp •aéva Ip^a xeipâv; ix, 5, râç xoc6v 'Hv/.t.: ix, 14-15, VJ.aprr.y.ôjt et zep: iu-aptAvovraç ; x. 2 xilwv vtrro*
il; \i.î--r;x; y.x: xodaptofelj :;:r : XI, -. :(.<vn : :a;;c'/.:loj.i-
vou; xiv, 3, t( puttfa zj-rwv IpptÇttuivi); xv, 9; xvi, 8; xvn, 13, 17, 19, 25, 45; xvm, 2, 11.
Certaines locutions,composées du verbe et de son complément, sont purement hébraïques, comme : xi. 2. -/.rtpjça" p«*yV}v, qui traduit sans doute té'cbîrqôl ; n, 24, écsr,(tr,v :oJ -porojzoj Kupfou : v, 12, ico- :aj-ov
acfcûv; vin, 35. &<rxAi)pÛYa|ic> Tp^xnXov; n, 24, toj £apùvedktt xctpoç, et v, 8, ^.r, pNzpûygc t^k /s'.pi "ou.
Les prépositions offrent très souvent toutes les marques de l'influence d'un original hébreu, par exemple:
' \~6, correspondant à la particule min, comme n, 8, Kxéorpc^fV xh r.ziiiô-ov afcoû kxh èXsouç, ocjtwv; II, 39, IXsf;ffGCt Sc'xaiov à~ô Txrr.vwjcuç à^apTwXoû ; iv, 9, êv tw sljaip"ôat tyiapTttXo j; ixb xpoju>~ou ôtxaiou, mippenê ; iv, 18- 19, âzoxijoi à-ô ttzvtôç spYou, ÈXXtzTjç 6 oîxoc. KÔTOÛ â-b -avTÔç; v, 3, -jA-fj -apa-'.w-iqffT^ x-'s[aoû; v, 5, ?(ç Xr,Ç/c-;ai izb xdvTUV; vin, 4, juvsTpfSir; ij iayôçU-OU àzô àxof^ ; vm, 13, êxaro j^av tô Buataar^ptoi Kopiou inb zi-r,^ àxaBzpjiaç ; vin, 19, (OjxâXcjav 65oùç Tpagefaç àxb si-ôoo u ocjtoj ; ix, 5, xpu6-QJ£Ta-. xr.h ty;ç fVÙaUèÇ] ix, 6, 16; xi, 6, oi ^OJVol YO90CV à-b elaôSou aûxûv; xn, 5, 8; xm, 2; xv, 5, 6, 7, 9; xvi, 1, 7, 8; xvn, 13, 15, 19, 21, 25, 27; xvn, 41; zJtoç. xaBapbç. â-h à'j.apt(aç ; xvm, 13, if' rt- r/xkzzz Ixxtatv jcjtojc. ô 8ebç xat ëuç aiûvoç, et cf. au verset précédent a?' T)'(j.spô>v etç r\\).iç>aç,miyyâmîm yâmîmâh, etc. Dans tous ces exemples, irô garde son sens d'éloignement. En même
temps, souvent, il s'y ajoute une seconde idée indiquée par le contexte. Par exemple, la préposition est partitive dans iv, 19; v, 5; xvn, 21. Elle prend le sens de « en sortant de » dans vin, 13. Elle présente un sens causal dans ii, 39; vin, 5, 19; xv, 6, etc. Il en est de même de la particule hébraïque correspondante.
Etç correspond à la particule hébraïque le, toujours avec le sens d'un but que l'on atteint. Ainsi : Avec le nom du temps auquel on arrive, vu, 9, etç Yj^épav, « à l'époque»; ii, 38; m, 13; iv, 20, etç âvàXvj^iv; vu, 9, xaxeu- 0uvetç iQ^âç év xatpâ» tyjç âvriAVjtlieoK aou toû éAeYjaat... etç iQ^épav év y) IzYjYyetXci) aûxoîç ; xm, 9; xiv, 2, 3; xv, 15;xvn, 23, âvàcJTïjaov aùxotç xbv ^aatXéa... etç xbv xatpbv cv "Beç ; xvn, 37; xviii, 6, eiç Y)u.epav éXéouç, etç -rç^epav éxAoyfjç ; xviii, 12. — Avec le nom de la limite à laquelle on parvient, i, 1; n, 5, 38; v, 20, etç ^Xf]a^ov^v; vin, 15, etç ^jlIOtqv ; xvi, 2, etç 6àvotxov. — Enfin, avec le nom du but que l'on atteint, ii, 13, e(ç ey.xtxtfy.ov, « exposer à la dérision »; ii, 35; m, 16; v, 7, 11; x, 2, 9; xi, 5; xm, 9, 10; xiv, 1 ; xv, 1, 8; xvi, 5, 11, 14; xviii, 3, xà <oxà aou é-otxouei e(ç Séï)atv,« tes oreilles écoutent en [se penchant vers la prière. »
'Ev est la préposition la plus fréquente de beaucoup; elle correspond à la particule hébraïque be et à ses emplois multiples. Une des caractéristiques du grec des Psaumes de Salomon, c'est l'emploi de év avec un nom à la fin d'une phrase, avec une liberté de construction déconcertante, et qui ne suit d'autre règle que celle de l'imagination de l'auteur. Cette particule exprime la manière, l'état, la condition, l'instrument, la cause. Ainsi : i, 6, éÇûôpuav èv xotç àfocOotç, «à cause de leur proscrite» et« dans leur prospérité »;i, 7, év àzoxpûçotç, «dans le secret »; i, 8, é6e6^Xwaav... èv ^e6Y)Xwaet, « par la profanation» ; ii, 1, év xpwi) xaxé6aAXe xe(x"n> «avec le bélier »; ii, 2, èv ùxoSTÎ^actv, « avec leurs chaussures »; ii,
L ORIGINAL HEBREU
2, lv j-sp-rççavlz, « avec orgueil, orgueilleusement » (à la fin de la phrase); n, 4, h hn\f.ltnçt « avec» ou «par leurs iniquités » ; u, 6, 15, 1G, 20, 23; n, 24, sv imrf<*7lJ I0vûv, « par l'envoi de païens»; n. 25, lv ipT$) <( Par colère »; n, 27; n, 28, sx/lai tt,v ôpYrjv ocùtûv sic i^â; lv àpzâY'tiaTt, « en nous enlevant de force (de notre pays)»; n, 29, 31, 32, 33, 35,37, 40 (bis); m, 3, sv HjojioXofljffti xtà otxatco^st -rà xp^aTa to j xup(ou, «les jugements du Seigneur sont dans la déclaration et la justification,» c'est-à-dire : les justes confessent et justifient les jugements du Seigneur; ni, 8, 9; iv, 2 (ter), 3 (ter), 4, 5, 7,8, il, 13, 14, 15, 16, 17, 18. 20, 21, 23, 24, 26, 28. Les exemples sont tellement nombreux qu'il est impossible de donner toutes les références.
Il faut remarquer la construction de lv avec l'article et l'infinitif, pour indiquer à la fois la cause et le temps. Ainsi, i, 1; lv tû OXcSscÔa: '^s, « quand et parce que j'étais écrasée ; » n, 1; iv, 9; v, 3, 7, 11; vi, 2, vu, 5; ix. l;xvi, 1,3, 12, 14, 15; xvii, 9.
Certaines expressions représentent servilement l'hébreu, comme: iv, 9, zzh zpocwrroy 3txa(ou,« loin du juste, de devant le juste »; xn, 8; xv, 7, dtrrb -po-û-ou Kupt'ou, « venant du Seigneur et envoyé par lui ;»xvn, 27, avec àr.h xpocw-ou traduisant mippenê. — xvn, 19. lv ô?0aX- {lotç -apoixcaç, beêynê. — i, 2, tjxoujôtj... Ivwrriov ^ou, « a été entendu par moi; » n, 5. 40, 41: iv. L6; ix. 6, al Sixaioffuvat tûv àat'wv aou Ivcôxtov cou, « les bonnes actions de tes saints sont devant toi, » c'est-à-dire : parfaitement connues de toi; xiv, 5, -pco — xl Ivû-'.ov aj-oi: xvn, 38. — n, 4, d-lvavTi toû TjXt'ou; xvn, 5; n, 13, xaxsvavxi toû ^X(ou. — xvi, 14, lv xetPl aa-pcaç ocûtoû, « par le moyen de sa corruptibilité. »
Dans plusieurs cas, l'expression où se trouve une négation est purement hébraïque, comme : n. 11, et xvn, 29. oj... r.ïi àvôpco-oç ; xvn, 36, oùx Ijtcv itr/Ax: xin, 5,
oJcèv i% sdtvTwv toutwv ; xviii, 2, o j-/ y-Tsp-rçjsi êij aùxûv; xvn, 45, oûx, àcpr|jst àff9ev»}aa{ Iv aù-roTç? c'est-à-dire : ojolva «utwv àçiQjet xcOsvyj jûh ; ix, 18, et xv, 6, oi... srç tbv sctûva, « jamais ; » xiv, 3, où... zâjaç t«; ^(lipctç toû ojpavoû, « à aucun moment delà durée du ciel;» xiv, 4,
OÙ'/ OUTMÇ 1.
Une dernière raison, d'ordre différent, confirme toutes celles qui viennent d'être exposées. Des psaumes sont des poèmes. Si les Psaumes de Salomon avaient été composés en grec, ils devraient être, sinon en vers conformes à la métrique grecque, au moins en prose rythmée et divisée en xwXa 2. On ne peut rien découvrir de ce genre dans le texte grec. On y remarque seulement le mouvement et le parallélisme qui caractérisent régulièrement la poésie hébraïque et la manière dont elle développe et présente les pensées. Le parallélisme est perpétuel et frappant, par exemple, i, 1, 4, 6, 7-8; n, 2, 3, 5, 6, 10, 16, 17, 18-19, 20-23, 28-29, 30, 32, 33, etc. Ce sont autant d'indices d'un original hébreu, en vers, et destiné au chant.
Les critiques contemporains sont unanimes, croyonsnous, à admettre l'existence d'un original hébreu pour les Psaumes de Salomon. Nous ne connaissons que Hilgenfeld qui soutienne qu'ils ont été composés en grec 3.
1 Pour tout le détail grammatical, voir nos doux volumes intitulés : Études sur le grec du Nouveau Testament, Paris, ltf'.K! el 1896. <>n y trouvera une foule d'exemples . qui expliquent les particularités grammaticales des Peamme» de Salomon, Les Septante présentent de très nombreux exemples identiques <>u analogues à tons leshébralsinrs. à toutes les constructions hébraïsantes que nous venons de citer.
2 II y a eu, en effet, dès le n* siècle avant notre ère, des Juifs qui on1 ('■ciii des poésies sacrées; on connaM les noms de Philon, Théodote el Ézéchiel le poète.
:1 rlilgenfeld, Meesiaê Judseorum, Leipzig, 1869, p. xvr-xvtrtj wi. note - : Primitu* grtece teriptos eue eeneeo hos psalmot. Pour l'hébreu, on peul citer afovers, Dillmann, Œhler, Ewald, Delitzsch,