Voir page
Le berceau de la version grecque est très probablement l'Egypte, c'est-à-dire Alexandrie. Le vocabulaire, la grammaire, la langue, le style, les hébraïsmes, rappellent incessamment, comme nous venons de le voir, la version des Septante, exécutée à Alexandrie pour les Juifs alexandrins, qui ne parlaient que le grec. Voici encore quelques exemples de grec alexandrin1, croyons-nous, eïxav, i, 5 xaxexaxoÛŒav, II, 2; l6eêY]Xoûaav il, 3; l£ou6evoco, II, 5 32, et é^ou0evéa) (variante); é^ouoevow, n, 30; l^tatwaav ii, 15; %eç>iei~k(xxo, il, 22; âvic-ràu, n, 35; ÔAoGpeûcac iv, 15 ; Sixaiwaataav, iv, 9; axopxca0eiY]aav, iv, 21; eïxa vm, 3, 7; BiYjpxàÇoaav, vin, 12; IxaTOÛaav, vin, 13 eïxav, vin, 18; xâv ao<p6v, à l'accusatif, vin, 23; et8oaav vin, 31; xaôapi'Çetv, ix, 12, etc.; êxeSpà^oaav, xiii, 3 ôXoôpeûaat, xv, 7; éanqptaa, xvi, 12; â<peiÀav*ro, xvn, 6 èxexpaToûaav, xvn, 17; éçuyoaav, xvn, 18; x.aTY)pyâaaTO xvn, 42; Tavela, xiv, 5; ^.otx^w, vm, 11 ; IÇàxiva, I, 2 Ixsuxtoç, vm, 18; xâvTa 8aa, xvn, 16. D'ailleurs, la version des Septante, faite à Alexandrie, recevait son complément naturel par la traduction des Psaumes de Salomon. Enfin, le sort de Pompée, tué en Egypte, intéressait spécialement les Juifs d'Alexandrie, qui trouvaient dans les Psaumes la raison de cette « catastrophe »; c'était la vengeance de leur Dieu sur le païen profanateur de son Temple 2.
Il est difficile de fixer une date approximative pour la version grecque. En parlant plus haut 3 de l'original lu -
1 II faut entendre par là des mots de la « langue commune » connue par des documents écrits provenant d'Egypte.
2 Hilgenfeld, op. cit., p. jcviii : Sibyllœ quoque Judatem netiiiam mumque in hù ptalmi» animadvertere licet. Eo magis probatur in ABgypto,
iihi Pompeius ocrisus est, Salomonis psolmot composite* 8889. Alr.inmlri-
iiniii rationem ipsi sapiuni, xiv, 2, Ttapdt8eiffO{ xvpfov, rà JûXa -?t; '<•>/,;
ÔCCOI a-JTO-j.
PagM 108, 12'.-125.
L A VBRSH
breu, nous avons montré qu'il devait être déjà négligé et oublié, au moins du public, vers la fin du premier siècle de notre ère, ou au plus tard au second siècle. La version a dû être exécutée à une époque où les Psaumes pouvaient encore intéresser les Juifs de la Dispersion et être compris d'eux, surtout pour leurs allusions aux événements politiques, tels que la prise du temple par Pompée, la mort de ce dernier en Egypte, la fin tragique des derniers Hasmonéens, enfin, pour les espérances messianiques et nationales qui y sont exaltées. On n'imagine guère que la traduction ait eu lieu après l'an 70 de notre ère, c'est-à-dire après la destruction de Jérusalem et de la nationalité juive. De plus, on ne trouve dans les Psaumes aucune interpolation chrétienne, expresse ou déguisée, pas même dans la peinture du Messie et du royaume messianique. On peut en conclure que le traducteur était un Juif proprement dit, et que la traduction est antérieure à la diffusion du christianisme au sein des communautés juives de la Dispersion. Ces indices nous conduisent à croire que la traduction est antérieure à l'an 70 de notre ère; qu'elle a été exécutée au plus tôt dans la seconde moitié du ier siècle avant notre ère, postérieurement à la formation du recueil (par exemple après l'an 40 avant J.-C).
D'un autre côté, il semble que la langue des Psaumes de Salomon soit plus avancée, plus mûre que celle*des Septante, et qu'elle se rapproche sensiblement de la langue du Nouveau Testament. Par exemple : Ps. SaL, ix, 17, to cxépyLa ' ASpaâ^L, au sens spécial de « héritiers des promesses de Dieu»; cf. Luc, i, 55, T(I> 'A6paè(ixelT$a«!p{urrtaâtoû; Jean, vu, 33; Romains, ix, 7. — Ps. SaL, tx àyoc6â, à-;x6x,« les biens temporels »,et le« bonheur» messianique», i, 6; v, 18; xvn, 50: cf. Luc, i, 53, èvé*Ai)<rev fcyaBûv, xn' ^» xvi, 25; Galates, vi, 6; Hébreux, ix, 11; x, 1, rx uiXXovxa 272ÛX. — Ps. SaL, v, 1, aclvéau év ifaXXtdaec ; cf. Luc, i, 44; Actes, ii, 46. — Ps. SaL, xvn, 33, iv àfaxa^.(b; cf.
I Thessaloniciens, iv, 4, 7; I Timothée, n, 15; I Pierre, i,2. — Ps. Sal., vin, 4, x6àiç àyiaa^axoç; cf. Matthieu, iv, 5, ij àyicc xoXiç. — Ps. Sal., xà ayia Kuptou, I, 8 ; n, 3, etc., cf. Hébreux, vin, 2; ix, 2; ix, 12, 25; xm, 11. — Ps. Sal., rt âyvofa en parlant des péchés, m, 9; xm, 6; xvm, 4 ; cf. Actes, m, 17; I Pierre, i, 14. — Ps. Sal., xuXac â'Sou, xvi, 2; cf. Matt., xvi, 18; aSï]ç, séjour des réprouvés, xiv, 6 ; xv, 11 ; cf. Luc, xvi, 23; Apoc, i, 18 ; xx, 13, etc. — Ps. Sal., dSixt'a, « manquement à la loi », ni, 8; iv, 28; ix, 9 ; cf. Luc, xm, 27; xvm, 6; etc. — Ps. Sal., alpsxtÇeiv, ix, 17; xvn, 5; cf. Matth. xn, 18. — Ps. Sal., aïpstv âxo iftç I^Ç, xvn, 8 ; cf. Actes, vin, 33 ; xxn, 22. — Ps. Sal., vi. 8, aÏTiq^a, « la demande par la prière » ; cf. Philippiens, iv, 6. — Ps. Sal., ix, 9, aYxcoç,« auteur » (de la damnation) ; cf. Hébreux, v, 9, « auteur » (du salut). — Ps. Sal., n, 38, dç xbv atwva ; cf. Matthieu, xxi, 19; puis, ii, 41, zùXofr^hq Kupioç etç xbv occûva ; Romains, i, 25; ix, 5, eùXoyqxbq efç xoùç atwvaç; cf. encore Ps. Sal.,-x.v, 13-14, et Philippiens, iv, 20 ; I Pierre, iv, 11; Ps. Sal., vm, 7, xà àx'auovoç, et Luc, i, 70, ot... âx' atwvoç. — Ps. Sal., ni, 16, Çwr] ai&ytoç ; cf. Matth., xix, 29; puis, x, 5, StaO^xï) cuwvtoç ; Hébreux, xm, 20. — Ps. Sal., vin, 13, xâaa àxaOapafa ; cf. Matthieu, xxm, 27; Éphésiens, iv, 19; v, 3. — Ps. Sal., vin, 5, àxb àxorjç ; cf. Romains, x, 17, -^ xc'axiç s£ dcxorjç. — - Ps. Sal., i, 2, Yjxoûaôr, Ivwxtôv {/.ou ; cf. Matthieu, xxvni, 14, éàv àxouaOr, xoûxo è%\ xoû ^ys^évoç. — Ps. Sal., iv, 3, àxpacta ; cf. Matthieu, xxm, 25 ; I Cor., vu, 5. — Ps. Sal., vm, 15, oïvoç âxpaxoç, et Apocalypse, xiv, 10 (idée et expression). — Ps. Sal., xvn, 34, àx' âxpou zrtç Yïjç, et Marc, xm, 27, àx' axpou yf)ç. — Ps. Sal., xvn. 17,6 xoiûv... ttjv àXirçOetav, et Jean, m, 21, ô Sa xoco>v xtjv àXr,0eiav ; puis, vi, 9, xcûç àyaxûacv aùxbv êv àX-rçOec'a ! xiv, 1), cf. 1 .Ici n. ni, 18; II Jean, 1, àyaxô) èv xk\ et III Jean, 1. — Ps. Sal.,iv, 11, <£àayîao)v; cf. Jean, v, 44; xm, 14; Galates, v, 13; Jacques, v, 16. — Ps. Sal., xvn,
LA VERSION GRECQUE
31, âXXovvi^ç, et Luc, xvn, 18. — Ps. Sal., ix. 1. z'.;-*r, v âXXoTptav, et Actes, vu, 6, Iv yft à/./.o-rpta (expression et idée). — Ps. Sal., n, 17, etc., •! zazcruXo', «la classe des pécheurs »; cf. Matthieu, ix, 10, 11; etc. ; en parlant des païens, Ps. Sal., n, 1, et Galates, n, 15, etc. — Ps. Sal., \, S, :'/iva;xT,v. et I Cor., vu, 26, Btà ttjv èvtc.Co- ~2v ivay/.i^v. — Ps. Sal., iv, 20, i^iXr^tç, et Luc, ix, 51. — Ps. Sal., xn. 2, ivixrstv ; cf. Jacques, ni, 5. — Ps. Sal., v, 15, 5vsj vo-; et I Pierre, iv, 9, aveu
YoyY'JJ^oû. — Ps. Sal., xvn, 23, tfaorivat, « susciter» le Messie; cf. en parlant de Jésus, Act< 32: ni, 22 ;
puis, Ps. Sal.. m. 13, l*i, zvz—r: îscitcr ; cf.
Matthieu, xn, 41 ; l.uc xi, 32; Jean, xi, 23, 24 ; etc. — Ps. Sal.. xv, 9, oi xoto'JVTsç àvoa.(jtv; de même, Matthieu, xm, 41. — Ps. Sal., xvn, 11, ô avouoç, « le païen »: cf. Actes, ii,23; I Corinthiens, ix, 21; Ps. Sal., xvn, 20, avo^toc, « les Juifs pécheurs »; cf. Luc xxn, 37, etc. — Ps. Sal., n, 13. Ivci, « à la place de », et Lue, xi. il; Ps. Soi., xvn. 7. iv-rl kûv; cf. Jean. 1,18, /ip'.v *'•
roc: Ps. 5a/., n, 3, 13, àvO' wv, « à cause de ce que »; cf. Luc i. '!<>. àvô' J>v oùv. éxta-rsuiiaç, xn, 3 ; xix, 44 ; Actes, xn. 23. — Ps. Sal., xvi, 3, 5, ; xlz'.'jz iv-rsAaSeTO ulou, et Luc, i, 54, âvTSAicsTo 'Izçxr,!: cf. Ps. iSai., vu, 9, dhrrfAi}- Ç.ç, et I Corinthiens, xn, 28. — Ps. Sal., xvi, 8, àvwç i et même expression dans Tite, m, 9; Hébreux, vu, 18. — Ps. Sal., xv, 4, à-2pyf(v (yetXétov); cf. Romains, vin, 23 : Apocalypse, xiv, 4. — Ps. Sal., xvi, 8, ixarâv, et Ephésiens, v, 6; I Timothée, n. 14. — Ps. Sal., xvn. 22, &x«(6eta, et Romains, xi, 30, 32; Ps. Sal.. xvn. 27. xr.t:- \rr et Actes, ix, 1; Ephésiens, vi, 9; Ps. Sal., n. 14. et xvn. 5, ixévocvxc, et Actes, m, 16; Romains, m, 18; Ps. Sal.. v, 9; vin, 38, à-éysrOa'., et Matthieu, xv, 8; Ps. Sal., m. •"). à-ocAiTrs'.v. et Hébreux, xi. 26. — Ps. Sal., n, 17. 38, à~o- :::6va: rolç. àaxpTwXo:; -/.arà ta I?",'a aC-râiv. et Matthieu, xvi, 27, iTTocwjst h.iz-Kx) -/.a-rà t%* xpâljtv k6t«d; Romains,
il, 6, àxootoaec âxâaTw xaxà rà epya aàxoû. — P«. iS'a/., vm, 23, dcxoXAÙvat, et Matthieu, xxi, 41, xxn, 7; Ps. SaL, xn, 5, xv, 13, 15, àxoAeïaOai, « périr par la mort éternelle », et Romains, n, 12; I Cor., i, 18; xv, 18. — Ps. SaL, iv, 18, àxoxixxetv, et Actes, ix, 18; Ps. SaL, iv, 17, xn, 4, àxopfa, et Luc, xxi, 25; Ps. SaL, n, 4, 23, àxopfxTctv, et Actes, xxvn, 43; Ps. SaL, vu, 4, àxoaxéAAeiv Oàvaxov, et Marc, iv, 29, àxoaxéXXetv tô opéxavov; Actes, x, 36, àxoaxeAAeiv Aoyov. — Ps. SaL, n, 8, âxoaxpéçeiv tb xpoawxov âxb éXéouç, et II Timothée, iv, 4, âxb jj.sv xi^ç aAY]0efaç xï]v âxoïjv dtxoaTpé^oudtv. — Ps. SaL, xiii, 5, et xv, 6, axxecrôai xivoç, en parlant d'un fléau (comme sujet), cf. I Jean, v, 18, o xovïjpbç oûy axxsxoa aûxoû. — Ps. SaL, vu, 2, 8, àxwôstv, âxwaà^iQv; cf. Actes, vu, 27; Romains, xi, 1, 2. — Ps. SaL, ii, 35; m, 13; ix, 9; xiii, 10, etc., r\ àxoJAsioc, « la perdition éternelle, la damnation»; cf. Matthieu, vu, 13; Jean, xvn, 12; Romains, ix, 22; etc. — Ps. SaL, iv, 16, àpâ, et Romains, ni, 14; Ps. SaL, vin, 3, apa, et Matthieu, xvm, 1; Ps. SaL, xvn, 37, àpyijptov, et Luc, ix, 3; Actes, xx, 33; I Pierre, i, 18; Ps. SaL, xvi, 12, àpxelv, et II Cor., xn, 9; Ps. SaL, xv, 5, àp^6^ec6at, et II Corinthiens, xi, 2. — Ps. SaL, vin, 28, o! ocioc xoûOeoû wçàpvta Iv àxaxc'a év ^law aûxcôv; cf. Jean, xxi, 15, xà âpvt'a |j.ou, et Luc, x, 3, àxoaxsAXw u\xâq wç apvaç êv (xéaw Xuxwv. — Ps. SaL, xvni, 14, àxb yevsûv àpyoucov, et Actes, xv, 21, ex yevsûv àpyaûov. — Ps. iSa/., xvn, 41, apyecv Xaoûç, et Marc, x, 42; Romains, xv, 12, apystv (xûv) sôvûv. — Ps. SaL, v, 13; vin, 23, (o!) apxovxes, et Matthieu, xx, 25; Luc, xxiv, 20. — Ps. SaL, xvn, 42, 44, 45, àjfkvcîv, au sens moral et figuré; cf. Romains, iv, 19; xiv, 1; I Corinthiens, vin, 11, 12; etc. — Ps. SaL, vin, 20, 22, ^z-x ijçjt- Xstaç, « en sécurité »; cf. Actes, v, 23, èv xijy) cbcpaAs;?, et I Thessaloniciens, v, 3. — Ps. SaL, n, 23, 29, etc., ixcjxfa, et I Corinthiens, xi, 14; xv, 43; etc. — Ps. SaL, ni, 7, et xvn, 29, aÛA(ÇeaOai ; cf. Matthieu, xxi, 17, et Luc,
LA VERSION GRECQ1 145
xxi, 37; Ps. SaL. V, 15, r, «Bptov, cf. Matth.. VI, 34. — Ps. SaL. v, 18 et 20, zùxapxla... Ixotvbv xh (Urptov r< Stxotorûvg, cf. Il Corinthiens, ix, 8. el I Tîmothée, vi, 6, iarw
:$ -oç'.-;j.o; t*«YŒ* r, sùfféoeia ;j."à xÛTOtpxfàç. — Ps. 5a/., iv, 18, et xvii. H. fy atpeteOat, e1 Lnc, i, 25, et Apocalypse, xxn, 19. — Ps. >'(//.. xvii. 11. rçiv-.rav vsov, et Matthieu, vi, 19, 20. — Ps. SaL. i\. 14, iftévoet itaxoTl^ç, « remet tir les péchés », et Jean. \\. 23; I Jean. i. !': Matthieu. i\. 0: Ps. SaL. xvii, 29 et 45, « laisser, permettre», et Matthieu, xin. 30; xxin. 1 \ -. P». S,iL. wii. 11. laisser subsister, exister ». et Matthieu. XXIV, 2: Mare. xn. 22: xui.2: Luc, xxi, 6. — Ps. SaL. i\ . 1. ix. 1. à-or-:T;va'., « faire défection » au moral, et Lue. vin. 13; I Timothée, IV, 1; Hébreux, m. 12. — Ps. SaL, xvi, 7. ibçiov; cf. Luc, xi. 40; mi. 20; etc. — Ps. SaL. ix, 7, et xvni, H. = •/.ac t. choix libre » en parlant de Dieu et de l'homme ; et. Actes, ix, 1 5 ; Romains, m. 5. 7: II Pierre, i, 10. — P». SaL. x. ô. t; ■xxz-.jz'.t. (Kupfou), ef. Jean, i, 7 ; ni, 33; I Jean, v, 9. — Ps. SaL. n. 38. 39; m, 5, 7, etc., (i) oi/.a'.oç, (o;.) Sfxatot, « la classe des justes », c'est-àdire les pharisiens : ef. Ma 1 1 hieu, ix, 13 (v.x/.izx'. Btxafouç), Mare. n. 17; Luc, xvm, 9: xx, 20. — Ps. SaL, xn, 8, kr.x^- -^z'/J.x:. * les promesses divines de salut » (cf. vu, 9; xvii, {')) ; cf. Lui'. XXIV, 49 : Aetes. n. 3!) : vil, 17: xm. 22: Romains, xv, 8. — Ps. SaL. xvii, 19. xapotxfa, la communauté de Juifs fidèles séjournant sur une terre étrangère >: ef. Aetes. xm, 17: I Pierre, î. 17; cf. I Pierre, n, 11. — Ps. SaL. ni. 8. et xm. 4. 9, (-x) r.xcxr.-.i'o- ■j.x~.x. « les péchés du juste commis par erreur » : ef. Matthieu, vi, 14, L5; Mare. xi. 2"». 26; Kphésiens. i. 7 : n. 1.— Ps. SaL. ix. 11. tCvi xpi)9reû<rjj i fteéç; ef. I Corinthiens, xm, 4. it x^xr.r, jtpTjffreûeTOi. — Ps. SaL. xvn, • ili: xvm, titre, ei l). y z:z~iz. « le Christ ». nom du Messie personnel sauveur des Juifs : ef. Matthieu, i. 16; il, \ : XVI, 16; Lue. n. 11: xxin, 35. etc.
Les rapprochements entre les Cantiques de saint Luc et les Psaumes de Salomon sont encore plus frappants :
Magnificat', i, 46, r) djux-1! ^ou T0V Kûpiov;cf. Ps. Sal., ni, 1, Yva xi ûxvocç, ^u^i}, xal oûx eûXoyeîç xbv Kûpiov, et xn, 1, Kûpie, pûaai xyjv ^ux^v ^jlou.
i, 47, YjYaXXc'aarev xb xvsû^a ^ou, et Ps. .SaJ., v, 1, aivéaco... Iv âyaXXtaaet. — Ixt xû 6s(ô awxfjp( yiou, et Ps. iSaL, ni, 7, xapà 6eoû awcTJpoç aûxûv; vm, 39,Kûpie, aa>xrjp i^ûv; xvi, 4; xvn, 3, IXxtoû^ev éxl xbv 6ebv aaixfjpa ■qjjiwv.
i, 48, éxéoAsd'ev éxt ; cf. Ps. Sal, xvm, 2, ol 6©- 0aX[j.o( jou lxc6Xéxovx'êç Ix'aûxà. — èxî xyjv xaxe(va>aiv, cf. Ps. Sal., ii, 39, IXeïjaai àx"è- xaxetvwaewç. — xfjç BouXyjç aûxoû; cf. Ps. Sal., n, 41, évwxtov -BoûXwv aûxoû; x, 4, jjLVTqaexai Kûpioç tûv ooûXwv aûxoû. — ï^où Y<*p > c*- "5* Sal., vm, 30, t'Boù Si].
i, 49, lxob]aév jxot ; cf. Ps. Sal, n, 7, 40 ; xY", 50. — to ovopia aûroû; cf. Ps. Sal., vi, 2, 6, 7; vin, 31; x\'.i 4.
i, 50, to IXtoç aûxoû; cf. Ps. «SW., x, 4, xb eXeoç l^upfou, et xni, 11, !xt Se xoùç ôat'ouç xb IXsoç Kupt'ou. — ta f^£oç aûxoû... xoïç çoêoujjiévotç aûxov, et cf. xiii, 11, xai Ixt xouÇ ço6ou^.évouç aûxbv xb ëXeoç aûxoû...
i, 51, Ixotiqaev xpàxoç ; cf. Ps. Sal., n, 33, 6 ôebç ^éya<î xpaxacbç Iv (a^ûi aûxoû xf( ^eyàXfl. — Iv ^pa%(ovc aûxoiJ > cf. Ps. Sal., xiii, 2, 6 ^pa^twv Kupfou ëauxjev TQjxâç. — ~~ Sisjxopxttjev ; cf. Ps. Sal., iv, 13, jxopxcaai. — ùxsprjçàvouç » cf. Ps. Sal., ii, 35, xoi^juÇwv ûxsp7]<pavouç, et xvn, 26* lxxpit}>at ûxepiQcpavtav àfjtapxwXoû. — Siavot'a xapâfaç aûxûv; cf. Ps. Sal., xvn, 27, Iv Xôy(p xapS(aç aûxûv ; i, 3, Iv x-n xapofa [xou, et vm, 3, elxa xr, xapola jjlou.
i, 52, xaôetXev Buvàaxaç àxb Gpovwv ; cf. Ps. Sal., xvn, 7-8, ëOsvxo ^aafXetov, Tjp^Gxjav xbv 0p6vov Aau(S, au ô Oebç x27a6aXeïç aûxoûç. — xai u^waev xaxsivoûç ; cf. Ps. Sal., ii, 35, o (Osbs) àvtaxwv Ijxè eÊç 86£av xal xot^fÇtoV ûxep- Yjçâvouç elç àxwX(av, et v, 14, eûçpâvat ^uxtjv xaxstvoû.