‹ Les Psaumes de SalomonChapitre 45 sur 210 · DANS LA BIBLIOGRAPHIE ANTIQUE · texte numérisé non relu

DANS LA BIBLIOGRAPHIE ANTIQUE

intéresse : « Les soixante livres, et tous les livres qui sont en dehors de ce nombre. 1, Genèse...; 60, Epître aux Hébreux. Puis, tous ceux qui sont en dehors des soixante : 1, Sagesse de Salomon; 2, Sagesse de Sirach; 3, Macchabées; 4, Macchabées; 5. Macchabées; 6, Macchabées; 7, Esther; 8. Judith; 9, Tobie. Enfin, tous ceux qui sont apocryphes : 1, Adam; 2, Hénoch; 3, Lamech; 4, Les Patriarches; 5. La prière de Joseph; 6, Eldam et Modam; 7, Testament de Moïse; 8, Assomption de Moïse; 9, Les Psaumes de Salomon; 10, L'Apocalypse d'Élie, etc. 1. »

Le compilateur du Catalogue regarde les Psaumes de Salomon comme un livre apocryphe, et il doit attacher à ce mot un sens plutôt défavorable. Il les relègue, en effet, dans la troisième partie, sans même leur faire l'honneur de la seconde, et il les range au milieu de livres très suspects. Mais il pouvait, néanmoins, ne pas être familier avec le contenu iurme des Psaumes. Il connaissait leur existence : en avait-il même le texte entre les mains?

Le document appelé Synopse d* Athanase n'appartient nullement au grand évêque d'Alexandrie, et la date en est très difficile à fixer (du vie siècle pour Zahn; postérieure à celle de Nicéphore, suivant Credner, et voir plus bas). Voici cette pièce :

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(wf. Kx: oTi :f't) t'.i-/ ; : ■', Soflfc EoXo ,'.•■.. t'j.-' > , Eoffc —'.'jT.-/' •■;' . Mi/./.aoaitov'ô". M«xxa6«î»**8 '. Maxxaéafwv'c ', Maxxa6atb»v J','Eofri)p' i) ', lovàrfl. f)', Two'.t. \\x\ Sera iirixpufa : x . ' Aùi' ;,\ 'Evu>)r" 7'. Axfxi/' ô', lia yx\' 1' , 'Itavijf llç'/Ti-j/T," ç', 'iJXoiu. 7.x: Moôaa" Ç'j A;afjT,y.r M».> . r '. 'A'ij'/t L.: Mm-^kd:' &', <|xtX|*ol SoXopUbvro;' . . Ml/:ov a-o/.a/ vV.:. xt> .. Voir, pour ce texte, Montfaucon, Bibliotheca Coisliniana, p. 194; Pitra. Juris ecclesiastici historia et inonumenta. t. 1, p. 100. Voir aussi les Histoires du Canon de l'Ancien et du Nouveau Testament (Credner, Zahn, Westcott, etc.) ; et aussi Swete, The Septuagint, t. iv, Introduction, p. 207, 281. — Les Odes de Salomon ne figurent pas dans la liste, apparentée de très près à celle de Nicéphore dont il va être question plus loin.

Synopse abrégée (ou Tableau synoptique) de la divine Écriture K — D'abord, l'auteur donne la liste des livres canoniques. Il continue : « En dehors des livres précédemment indiqués pour les deux Testaments, c'est-à-dire l'Ancien et le Nouveau, il existe encore divers autres livres, dont les uns sont contestés, et les autres apocryphes. Nous avons déjà parlé auparavant des livres contestés suivants : La Sagesse de Salomon, la Sagesse de Jésus fils de Sirach, Esther, Judith et Tobie. On y ajoute encore les suivants : Quatre livres des Macchabées, les Ptolémaïques, les Psaumes et YOde (ou les Odes) de Salomon, Susanne. Voilà quels sont les livres contestés de l'Ancien Testament. Voici maintenant les livres apocryphes de l'Ancien Testament : Hénoch, les Patriarches, la Prière de Joseph, etc. » Pour l'auteur de la Synopse, nos Psaumes sont un livre seulement contesté. Il se rapproche, dès lors, dans son appréciation, de l'auteur du Catalogue du Codex Alexandrinus.

Il faut remarquer aussi l'indication d'une Ode ou d'Odes de Salomon. L'auteur connaissait donc quelque pièce de ce genre, attribuée à Salomon. Il s'accorde sur ce point avec l'auteur de la Pistis Sophia; voir plus haut, 3 et 4.

Enfin, il existe une Stichométrie, attribuée à Nicéphore de Constantinople, patriarche de cette ville en 806-814. La date exacte du document est difficile à déterminer (vers 500, d'après Credner; du ixe siècle, d'après Zahn). Après le titre de chaque livre, l'auteur ajoute le nombre

1 P. G.t t. xxvm, col. 432 : S-jvo'I/iç èTitTO|j.o; rf,; Osta? TpasT,;... KÎt'i Se xai âXXa pt^Xt'a StâçopaTtapà xà 7tpoX£x0ï'vTa èxaTÉpa; AiaOrjxr,;, xffi lla- Aatâ; ôïi>.aôrj y.ai \î'a: : ri <J.èv àvriÀïyôfxeva, Ta ôî ànoxpuça. Ta <a.èv oùv àvr;- /.Ey6|jLcva Tf|i; IlaXaiâ; 7tpoït7ro[Xcv jxkv xat icpÔTKpov <î>; Itti Softs EoX< toç, xai Eoçld 'It|?oQ uloî — ipày. xat raÛTOt r,piO;j.r1vTat : Maxxaéatxà [)i6Xfa ù' , I lTO>.Efj.atxi, •J/aXjj.oc xai 'Q<5t] 2oXo(i&VTOC, Etûffâvvci. TorôTCC :à ivrtXl /o- |xeva rfjc llaXata; AtaOrjxr^. Tà8l àftàxpUfa TtâXiV tt,ç TraÀatâ; Ata6r,XY); t*vt« : 'lv/(.>/, 1 1 a-f,t v.p/at, IIpoaEuyji 'laxT^qp, xta. — Au lieu de tjigr, SoXo|U&vtoCi d'autres éditeurs lisent <;>gai; la vraie leçon est difficile à établir à cauM de la confusion de i\ et de tu «la us les mss.

DANS LA BIBLIOGRAPHIE A.Ml^l'E

de z-.v/y. qu'il contient. Voici la partie qui nous intéresse x : « Les livres contestés de l'Ancien Testament sont les suivants : 1. Trois livres des Macchabées, 7.300 lignes; 2. La Sagesse de Salomon, 1.100 lignes; 3. La Sagesse de Jésus, fils de Sirach, 2.800 lignes; 4. Les Psaumes et Odes de Salomon, 2.100 lignes; 5. Esther... Judith ... Susanne... Tobie (700 lignes). Voici les apocryphes de l'Ancien Testament : i.Hénoch, 4.800 lignes; 2. Les Patriarches, 5.100 lignes ; 3. La Prière de Joseph, etc. » Pour l'auteur de la liste, les Psaumes de Salomon sont un livre contesté. Il connaît aussi, au moins de nom, un recueil à'Odes attribuées à Salomon.

Les deux recueils réunis comptaient 2.100 —*>/;•. ou es de copie. Or, c'est exactement le nombre de lignes attribuées au livre de Josué dans la liste 2. D'un autre côté, la suscription, à la fin des manuscrits des Psaumes, porte que le nombre des lignes de copie est de 750 dans R et de 1.000 dans H, V. Les Odes occupaient donc un espace plus considérable que les Psaumes de Salomon, et elles équivalaient à plus de la moitié du livre de Josué 3.

P. G., t. c, col. 1057 : Ka: ô?a: ivriX^ovrai -r: lla/.atâ; acvraJ

a'. Mz/./.Z'jX-.v.i •/ . tt:/o'. ^t ' V, lo;:a £o) oatô/TO:. n-v/v. :

toC —:ç.xy, i'A-/y., ,$<*>'' c'. •!,*>. ;jlo;. /.aï <»r,x;. SoXo|tâvTac, Trfyot ,£?'" t', '\.~-

... XfoTivva Twirr â v.x:

Xic6xpuça tt: lia'/ x:i; : x' 'Y,nl>/. TTiyot ,?w'' £', Haro: as /a., axijfn : Qpo«vx»l I'ott^, /.->. Pour atoll!**., il y a la variante <î>GTé, comme précédemment, mais inversement. — La liste de la Synapse est en réalité la même que celle de la Stichométrie.

T . I -t.; ''-'/y. , pp\ 3 II est évident que les cinq Odes de Salomon, qui figurent dans la Pistis Sophia et dont nous avons cité la première comme type, ne peuvent suffire à combler la différence entre les 2.100 lignes indiquées dans la Stichométrie de Nieéphore, et les 750 ou les 1.000 lignes attribuées aux Psaumes de Salomon dans la suscription des manuscrits. Il faut alors se rappeler que la glose de Lactance (voir plus haut, c. vi, 4) parle de Yode ou du psaume xix, de Yode xx, et il pouvait y en avoir davantage dans le recueil de ses odes. Précisément, le recueil de R. Harris en

Les témoignages d'ordre bibliographique qui viennent d'être donnés, conduisent à une autre conclusion. Les Psaumes de Salomon ont existé sous une double forme. Dans la première, la collection des dix-huit Psaumes constituait un livre proprement dit et séparé, comme nous le voyons par le Codex Alexandrinus et la liste des Soixante livres. La seconde offrait le recueil des Psaumes, suivi d'un second recueil, celui des Odes de Salomon, comme nous le voyons dans la Synopse et la Stichométrie. Vers l'an 500 environ (Codex Alexandrinus), le recueil des Psaumes de Salomon existait encore séparément. C'est donc plus tard que le recueil des Odes de Salomon y fut ajouté. Mais comme l'un des deux documents appelés Synapse d'Athanase et Stichométrie de Nicéphore est rapporté au vie siècle (voir plus haut), il s'ensuit que les Odes de Salomon ont été ajoutées aux Psaumes de Salomon aux ve-vie siècles. L'addition des Odes a été faite en Orient. Car les critiques s'accordent à placer en Orient l'origine de la Synopse el de la Stichométrie; le berceau de la Synopse serait l'Egypte; celui de la Stichométrie serait la Syrie, suivant Credner, et Jérusalem, suivant Zahn.

Un copiste n'aura pas dû s'étonner de rencontrer des Odes de Salomon, puisque le Ier Livre des Rois (iv, 32) parle de 1.005 odes composées par le savant fds de David. D'un autre côté, il aura remarqué que les deux recueils portaient le même nom, qu'ils n'étaient pas identiques, qu'ils se ressemblaient cependant de très près par la nature de leur contenu, puisque, dans les deux cas, ces compositions étaient imitées des psaumes canoniques. Il aura éprouvé le désir de compléter le premier recueil en y ajoutant le second et en réunissant les deux titres; de là, dans cette

contient au moins une quarantaine (voir ch. v). La proportion entre les Od< * el I''- Psaumes es1 bien celle qui est indiquée dam la SUche*

mélrie.

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