‹ Les Psaumes de SalomonChapitre 49 sur 210 · C. VII · texte numérisé non relu

C. VII

Psaumes ont été écrits en hébreu et traduits en grec; la composition doit en être rapportée, pour des raisons exposées en détail, aux années qui suivirent la prise de Jérusalem par Pompée. L'étranger du psaume xvn, qui détrône les Hasmonéens, n'est certainement pas Hérode; il s'agit beaucoup plutôt de Pompée lui-même, et on pourrait encore penser à l'Iduméen Antipater. Pour le psaume il, la description de la lin de Pompée est « une prophétie post eventum »; le psaume a été composé, comme les autres, vers <30, et il a dû subir i un remaniement » postérieur à la mort de Pompée. Il faut remarquer, chez le psalmiste, son attente du Messie. Ce Messie est purement humain, mais il est bien personnel et réel. L'expression « fils de David », qui caractérise le Messie, ne s'applique pas à « la descendance matérielle », mais à la « descendance spirituelle » du Messie; car on ne connaissait plus les descendants de David, quoiqu'il en >ulxistàt encore à cette époque, comme au ier siècle de notre ère. Le règne messianique sera inauguré par le jugement. Au jour du jugement. Dieu assurera le bonheur des justes qui vivront alors, ainsi que celui des justes déjà morts, qu'il ressuscitera, tandis que les méchants ne ressusciteront pas à la vie. Le règne messianique viendra bientôt. Le psalmiste « se préoccupe fort peu » des peuples païens *,

J. Wellhausen (1874) a écrit « une histoire intérieure des Juifs » intitulée « Les Pharisiens et les Sadducéens ». h'Appendix contient des prolégomènes sur les Psaumes de Salomon, puis la traduction allemande des Psaumes avec un court commentaire. « L'hébreu, dit-il, apparaît partout

1 Les vues de M. Vernes, relatives à l'eschatologie et au messianisme des Psaumes ne nous semblent que médiocrement exactes. L'eschatologie du jugement, de la résurrection, de la vie éternelle, de la damnation éternelle, ne se rencontre nulle part, dans les P»euma$, liée à l'avènement fin Um»;«

dans le texte grec actuel », et ce dernier doit être une traduction. Cette assertion est confirmée par d'autres raisons encore. « D'abord, les Psaumes ont été composés en Palestine et à Jérusalem même; puis, ils ont servi à la communauté pour le culte de la synagogue ; le lieu de composition et l'emploi liturgique des Psaumes sont des arguments décisifs pour un original hébreu. Il est absolument impossible que des chants destinés à un usage liturgique aient pu être composés dans une autre langue que l'hébreu, en Palestine et avant Jésus-Christ. » Une autre preuve se tire du fait que certains endroits du texte grec actuel proviennent d'un hébreu mal compris. On peut citer les passages suivants : xvn, 36, jcpwcbç v.ùpio:, fausse traduction de meshiach jhvh. — vm, 3, ~oTJ apx xpivsî aùtbv b 6scç; le pronom aûtôv se rapporte grammaticalement à Xaoo du v. 2, et la phrase n'a pas de sens; car le sens demanderait un pronom désignant les Juifs. De même, zcCi apot est incompréhensible. Il devait y avoir en hébreu isfefênou ,êifôh, et le sens devait être : « certainement Dieu, nous jugera. » — n, 29, totî EticeCv t^v ÛTCSpr^avtav "/.ta., le sens est nécessairement : « changer l'orgueil du dragon en honte. » On a proposé les corrections îosiv, sïvtsiv, tpéiceiv; on désirerait a-piozv/ ou àXXacTsiv. Par suite, pour toQ sî-sîv, on supposera l'hébreu Vmr, qu'on lira lâmîr, = Ihmir; cf. Isaïe, xlv, 1. — n, 5, le singulier oc&toU, bien attesté par ^ti|xw6tj, exige que l'expression -x oéyia xuptou soit une traduction de miqdash jhvh. — Pour xvn, 21, à%b apyovTo; aÛTwv xal Xa©3 iXayîïTcy, et xvm, 13, is ' rtq riiiipx; IxTiffev aî>TOÙ; b Oibç xal aùovic, le traducteur n'a pas reconnu que l'accusatif de l'hébreu était le « terminus ad quem » et il a considéré la préposition du « terminus a quo » comme continuant de gouverner les mois. — De plus, certains emplois des temps du verbe, dana le grec, ne s'expliquent que par un original hébreu mal compris, par exemple, i, 2, £zXr,jOr(v, xiv, A ; r-u-^zxy, xiv, 5;

PBBIO D E i 0 > 1 F. M l»< > H \ I N I.

È(xvr,(rOr,ffav, etc. Ces aoristes correspondent au parfait de l'hébreu; Qs n'indiquent pas l'action, mais l'effet durable. De même encore vu. 1. z\ j.:zrlzx\>zi; r.y.zr stopssrv = sonéenuchinnam. De même encore xvm. 11!. 3-j -xzizrtzx>. — Bien des futurs rendent simplement l'imparfait hébreu; ainsi n, 12, v.x: -y^^zizx:. = théda, et cf. vin, 8, E-prca, où le vau consécutif n'a pas été saisi par le traducteur (cf. m, 9). Souvent aussi, les sens futur et présent de l'imparfait hébreu ont été confondus, comme dans les Septante; ainsi, n, 19 : o'j hxri.xzv. Kpéroxov, et cf. v, 12; xm, 8, 9, où le présent seul conviendrait; de même encore, vu, 7, hcuu&eoôusta; xvi, 5, ï\z\i.'Si.z-[({zz\).x\, pour une action non future. Il y a suri ont un « horrible mélange » de temps dans les deux passages suivants : m, 8-10 : ï-'.z/.ir.zizx: z\x -avr.; t:v :■/.:•/ xlzzj z zi/.x'.z : ■ . . ïzù.xzxzz ~zz: orpro(a{ ïv -n—.v.x v.x\ zxr.i -rr.v 'jjyr^ x'j-.z\j /.y.', z v.jZ'.z: /.xhxz'.iv. x&rza /.z'/...

xvn, 8-12: v.x': Zj. z hzzz. /.xzxbx/.v.: x'jzZjZ /.x: xzv.z z'z - \).x ikûv xr.'z rîjç -;f;r ïv zm èxava8Ti}vat x'jzz:; l 5tv6pc»KOV x/.'/.zzz'.zu -[ï'tz-jz r{\).&i. v.xzx zx x\j.xzzrl\j.xzx XjZ(Wi x~zz(<>zi:: XjZz:z. z Os:;, eupeOetl] x'jzz'.: v.xzx zx ïz-;x ocùtâv. y.aTX tz Épfa aJT(~jV Ï'ki^zi'. xjzz'j; z Hiz;. ï'zizijt^zi z'z zr.ïz\y.x XjzCvi v.x\ z'jv. zzry.v/ x:jzzJ:.\l'.zzz; 'zv.jz'.z:ï'zxz'.zz;.:v.zi[j.xz:';x'jzzj z\: r.z'.-J. l~: zrt-/ 7V;2- — Hilgenfeld tientpourun original grec, et ila vivement combattu 'contre E. Geiger. Mais sa polémique est malheureuse. Quant aux ressemblances entre le grec des Septante et celui des Psaumes de Salomon, elles n'indiquent nullement un original grec pour ces derniers. Elles étaient inévitables; car le grec des Septante était devenu

1 « Das isl «irkliches Priiteritum : YfjL v. 13 fï. : i En grec, cependant, l'infinitif aoriste exprime l'action, mais non pas le temps lui-même.

2 Nous donnons littéralement le texte de Wellhausen, très amélioré depuis lors pour le second passage.

3 Hilgenfeld, dans Zeitschrift fur ^issenschajtliche Théologie, 1871 (et de nouveau, contre Wellhausen lui-même, en 1876 ).

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la langue courante des Juifs parlant grec; le traducteur ne pouvait employer que cette langue. D'ailleurs que d'expressions hébraïques ne comportent qu'une seule traduction grecque ! Par exemple, x, 6, BCxottoç xat zi'.o: est la seule traduction grecque possible de çaddiq et chasîcl. Le livre de Sirach a été écrit en hébreu, et cependant le traducteur grec connaît les Septante et les imite. — Dans les Psaumes, les expressions « impies, injustes, transgrefeseurs de la Loi, profanes, » etc., désignent toujours les sadducéens. Wellhausen croit que le psaume ier traite de l'insurrection macchabéenne. Il estime que, dans le psaume iv, les sadducéens cherchent à plaire, non aux hommes en général, mais à un homme en particulier, lequel serait un prince hasmonéen (xvrtp h sù$\ft9tfat), par exemple Alexandre Jannée; le psaume xn se lie étroitement avec le psaume iv. Le psaume vu ne se rapporte pas à la guerre de Pompée, mais à un autre événement, par exemple au siège de Jérusalem par Hérode et Sossius. Mais le psaume vin se rapporte bien à la guerre de Pompée *. Au psaume xin, les ôr)pb ïcovTjpdi sont les Romains.

J. Drummond (1877) admet l'unité d'auteur à cause de l'unité de pensée et de style. Il n'ose décider si l'original était en hébreu ou en grec. Le psalmiste semble bien avoir été le témoin oculaire des malheurs qu'il dépeint; il marque une certaine largeur d'esprit hellénisante, avec une conception toute spirituelle de la religion, comme l'indique la rareté de ses allusions aux cérémonies de la loi. Os traits de son judaïsme provient mm il peut-être de ce que, natif de Palestine, il aura été obligé de fuir dans un p;i>s étranger, e1 qu'il était un des réfugiés mentionnés par lui,

1 \u vcrsci \'.U), les icvXai seraient, non les portés ds la ville, mais 1rs déniés étroits et difficiles amenant l'ennemi s Jérusalem du ootë du nord-

xvii, 18. Cf. Josèphe, Ant., XIV, xi. 1. Si oui, il était sans doute réfugié en Egypte, et là, il aurait pu être témoin oculaire, en 48, de la mort du vainqueur des Juifs, Pompée. Le nom de Salomon a pu être inscrit en tête du livre par l'auteur, ou ajouté plutôt par un éditeur. En tout cas, le livre n'a pas la prétention par lui-même d'être de Salomon. La date de l'œuvre ut- peut se déterminer qu'au moyen des allusions aux événements politiques. Ces derniers sont les troubles qui oui précédé el amené l'invasion de Pompée à Jérusalem et l'occupation de cette ville; il faut y joindre la lin lamentable de Pompée en Egypte. Il est inutile de descendre jusqu'à Ilcrode (comme l'avait supposé Movers). Les Psaume* on\ dû être écrits à partir de l'an 63 environ jusqu'après la morl de Pompée, c'està-dire jusqu'après 48. Le Messie dépeint est purement juif, sans aucun élément chrétien. Il viendra au jour le meilleur que Dieu connaît, et une sorte de crise sociale accompagnera son avènement. La leçon -/y.--.z; K est sans doute une erreur de traduction. Le Messie n'a rien de divin, tout en étant un homme supérieur et le fils réel de David. Il règne pour toujours et domine les païens soumis. — La doctrine de la résurrection et du jugement est certaine; mais elle n'est pas encore complètement élaborée.

E. Ledrain (1882) regarde nos Psaumes comme étant tous d'un seul et même auteur. Il les rapporte au temps (|ui suivit la prise de Jérusalem par Pompée. Ils ont été écrits en hébreu et traduits en grec.

B. Pick (1883) a fait connaître les Psaumes aux lecteurs anglais des États-Unis, en éditant le texte grec avec une introduction, une traduction et des notes, et une bibliographie. Dans son introduction, il suit Hilgenfeld, E. Geiger, et Wellhausen.

E. Stapfer (1885) rapporte la date de composition à l'an 63 avant notre ère et à la prise du Temple par Pompée. L'auteur des Psaumes est un Juif inconnu, qui exprime sa douleur de cette profanation. Il imite les Psaumes de David « et place lui-même les siens dans la bouche de Salomon; il suppose que ce roi a prophétisé d'avance, dans ces cantiques désolés, la profanation dont Pompée vient de se rendre coupable. L'idée est belle, et n'est pas exprimée sans grandeur... »

V. H. Stanton (1886) émet, d'après les critiques, les idées suivantes: Les Psaumes sont l'œuvre d'un seul auteur. Salomon semble apparaître, personnifié, dans un seul passage (Ps., xvi, 1-8), et l'on s'étonne, par suite, que le recueil entier porte son nom. Le grec semble bien être une version d'un original hébreu. La date de composition n'est pas l'époque de la prise de Jérusalem par Titus; on ne peut guère penser non plus à Antiochus Epiphane (170- 168 av. J.-C). La date la plus probable est l'époque de Pompée (63 et années suivantes).

J. Girbal (1887) a donné un estimable essai sur les Psaumes de Salomon, où il rend compte des vues des critiques sur ce livre. Il appuie sur cette raison, qu'il pense être le premier à présenter, en faveur d'un original hébreu : c'est que, si les Psaumes avaient été composés en grec, ils (livraient être en vers, puisque. des psaumes sont essentiellement des poèmes. Or, il n'existe aucune espèce de versification dans le grec. L'auteur des Psaumes de Salomon n'est pas un pharisien proprement dit, mais un membre du parti des Khassidim, parti purement I héoeratique, qui ne voulait d'aucune royauté, et qui plaida la cause d'Israël auprès de Pompée contre Aristobule et Hyrcan. Josèphe, Ant. jud., XIV, ni, 2.

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E. Schubbh (1891) résume ainsi ses opinions sur nos Psaumes, Le nom de Salomon a été ajouté par des copistes récents. Le livre ne contient aucune prétention à être regardé comme étant de Salomon. bien au contraire. La «laie en esl certaine : c*<**t la période qui suivit la conquête de Jérusalem par Pompée (Ps., il, vin, xvn), et les allusions des Psaumes ne conviennent à aucune autre époque. M ai» les Psaumes ont été composés à divers intervalles: ainsi le psaume n a été écrit peu après la mort de Pompée (arrivée en 48), tandis que les psaumes vm et xvn et la plupart des autre» onl été écrits entre 63 et 48. Il ne faut pas descendre jusqu'à Hérode. Les Psaumes respirent l'espril pharisien le plus pur. avec une inspiration morale élevée et une piété sincère, vivifiées par une espérance messianique confiante. — Le livre a été composé en hébreu, en Palestine. 11 a été imité par Baruch.

O. Zôcklbb (1891) croit que les Psaumes ont été composés en grec.

Hyi.i: et James ont publié en 1891 une excellente édition des Psaumes de Salomon, comprenant une introduction, le texte l, et la traduction anglaise, avec un commentaire critique et explicatif. Ils rapportent les Psaumes à l'époque de l'occupation de Jérusalem par Pompée: ils en donnent des raisons détaillées et convaincantes. Mais les Psaumes ne sont pas tous de la même année, ou des mêmes années. On peut adopter comme limites extrêmes les années 70 et 40 avant notre ère. et c'est entre ces deux dates que l'on placera la composition de ces poèmes. Ceux d'entre eux qui font allusion à des événements historiques ont dû être composés peu après ces événements. L'auteur

1 II va de soi que le texte et 1 appareil critique, avec les notes critiques, ont besoin d'être complètement revu-.

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est un pharisien, et il attaque vigoureusement le parti contraire des sadducéens, qui sont « les impies, les pécheurs. » Ses doctrines sont essentiellement pharisiennes. Il croit à la résurrection des justes, et à leur bonheur dans une seconde vie, à perpétuité. La doctrine de l'auteur sur le sort des méchants dans l'autre monde est douteuse.

Le psalmiste croit à un Messie personnel, humain, du sang de David, et qui est « le Christ ». Les données messianiques sur un Messie personnel apparaîtraient ainsi pour la première fois dans la littérature palestinienne; elles marqueraient le pas décisif dans la formation de l'idée messianique au sein de la nation juive et du parti pharisien, en face de la monarchie hasmonéenne à son déclin.

Les Psaumes ont été écrits à Jérusalem, par un seul auteur, mais peut-être aussi par plusieurs auteurs. Le psalmiste devait être un prêtre du parti pharisien. Le recueil a été formé avec une intention de polémique contre le parti adverse, pour l'usage privé, mais peut-être aussi pour l'usage public, et même pour l'usage liturgique. Le style est simple, et simplement imité des Écritures canoniques. Sans avoir, pour la plupart, une grande valeur lilléraire, ces psaumes ne sont pas cependant dénués de mérite; ainsi les psaumes n, iv, v, xvn. Ils se rapprochent beaucoup des cantiques de V Évangile de l'enfance, dans Liic. Le nom de « Salomon », qui figure dans le titre, ne vient ni de l'auteur, ni du livre, qui n'a aucune prétention à être de Salomon. Il a élé ajouté à la collection par le traducteur ou par un copiste. Les Psaumes présentent des rapports avec les Ecritures proto-canoniques, et aussi avec les livres deutéro-canoniques (de l'Ancien Testameni . tels que l'Ecclésiastique et la Sagesse de Salomon: au fin, avec le Nouveau Testament. Ils en présentent également avec : les Oracles sibyllins, le Livre d'Hénoch, le Livre des Jubilés, le IVe livre d'Esdras, V Apocalypse de Baruch, les Testaments des XII Patriarches, les PtVfl Ahot. Sur le

point particulier des ressemblances entre le Baruch canonique et les Psaumes de Salomon, les critiques anglais estiment que le premier livre imite le second. Les Psaumes de Salomon ont été écrits en hébreu et traduits en grec. La date probable de la traduction doit être cherchée entre 40 avant J.-C. et 40 après J.-C, et on peut la placer « dans la dernière décade du ier siècle avant J.-C.» Le psaume xviii finit avec le verset 10, et les versets 11-14 forment le psaume xix.

\\ . I. Dr \m. 1891) met en relief l'intérêt des Pêaui Ils n'ont jamais figuré dans le canon juif. Comme ils se trouvaient à la lin du Codex Ale.vandrinus, peut-être ontils été employés pour l'usage liturgique dans l'Église d'Orient. L'auteur des Psaume» ne prétend pas du tout rhc le lils de David, et l<-s titres, qui attribuent à Salomon ces poèmes, sont postérieurs. S'il fallait attacher quelque importance à pe nom. il faudrait dire que l'auteur s'est exprimé comme l'aurait fait Salomon à sa place: ainsi a fait l'auteur de ! se de Salomon. On se trouverait en

d'un simple procédé littéraire, et sans que l'auteur ait eu la prétention d'en imposer au lecteur. Il faut plutôt dire que le nom de Salomon a été ajouté après coup, par antithèse avec le Psautier de David.

Les Psaumes ont été composés en hébreu, en Palestine Us ont de telles analogies avec la Sagesse de Salomon que ce dernier livre était connu du psalmiste. On peut admettre un seul auteur pour tous les Psaumes; mais ils ont été composés à divers intervalles. Peut-être ont-ils été employés au service divin chez les Juifs, et peut-être même étaient-ils destinés au culte.

Ces Psaumes sont un spécimen intéressant et assez beau de la littérature juive à son déclin; ils montrent que prit littéraire durait toujours à cette époque. Le grec est la traduction d'un original hébreu ou araméen. Les allu-

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