Car. » Ce car s'explique aisément : € Quoi
que en ce moment la protection divine que nous venons daffirmer paraisse faire défaut, puisque les méchants règnent, cette protection n’est pas moins réelle, car l’état de choses actuel ne durera pas. » Le psalmiste allègue donc à l'appui de son assertion un fait qui est encore à venir; il en donne, il est vrai, une preuve dans la seconde partie du verset, mais c'est une preuve tirée des causes finales et appartenant à l’ordre moral: Dieu ne veut pas, en prolongeant le règne des méchants, exposer la foi des justes à une épreuve plus forte qu'ils ne la
pourraient supporter; car, lorsque le règne du mal
se prolonge, la charité se refroidit et la foi risque de s’ébranler (Matth. XXIV, 12 sq.); or Dieu, qui est fidèle, ne peut permettre que son peuple soit tenté au delà de ses forces (1 Cor. X, 13). Chacun sait que la puissance des méchants et l’humiliation du peuple de Dieu était pour les [sraélites le grand problème religieux. Cest là le sujet des