‹ Les Psaumes des MaalothChapitre 16 sur 35 · SA ANS · texte numérisé non relu

SA ANS

he RATS pee LR TETE S DR De Me DE ci EE …

Eee Tete

102 PSAUMES DES MAALOTH

d’un enfant de deux ans qui, dans un accès de tendresse, disait à sa mère en lembrassant toujours de nouveau : € Maman ! j'ai la bouche pleine de baisers. »

— GA FAIT DE GRANDES CHOSES. » Plus Httéralement : ÇA agi grandement, » La locution d’invention récente Qfare grand» correspondrait complètement à l’expression hébraïque. |

4. &@RAMÈNE NOS CAPTIFS. » Proprement «notre captivité, » l’abstrait pour le concret, comme v. 4. Le mot mn2v ou nav (keri) ne se trouve que dans l'expression 128 315. Ailleurs on trouve toujours 12 ou 52%.

— € Daxs LE Mipi» ou «dans le Négeb.» Le Négeb est la région de la Palestine située le plus au Sud; une partie seulement de cette contrée appartenaitaux Israélites; elle faisait partie du territoire de Juda, qui se trouvait composé de quatre régions (Jos. X, 40): la Montagne, le Négeb de Juda ou Midi de Juda ([ Sam. XX VIT, 10), la Shephéla (la Plaine) et les Versants ou gradins inférieurs. Le Négeb est devenu en hébreu un des noms qui désignent le sud, de même que la mer, à, était un des noms de l’ouest; la racine de ce mot, conservée en araméen et en samaritain, signifie «être desséché, » et la contrée de ce nom est en effet la

région qui sépare le désert de la terre cultivée et dont la nature tient de l’un et de l’autre. L'idée de la comparaison employée dans ce verset est celleci: le retour de ceux des nôtres qui sont encore en exil fera reverdir (au sens figuré) notre pays désolé, comme les torrents, lorsqu'ils reparaissent au printemps, font reverdir les terres du Midi.

5. L'image champêtre du verset précédent en amène 1c1 une autre du même ordre.

6. Ce que le verset précédent vient de dire d’une manière générale, sous cette forme de mäshal que revêtent souvent les aphorismes du livre des Proverbes et les proverbes de toutes les nations, le verset 6 le met en scène, et ainsi le psaume se termine par un petit tableau très gracieux, de même que le Ps. CXXIV et te CXXIX. On ne sème pas

sans larmes; car, bien que la terre doive nous rendre avec usure le grain que nous lui confions, nous

n’en avons cependant la certitude que par la foi; pour celui qui sème, tout est peine, renoncement, privation. La moisson sera le couronnement de sa foi. «Ne nous lassons point de faire le bien, dit saint Paul aux Galates, car nous moissonnerons en la saison, si nous ne nous relàchons pas »

(Gal. VE, 9).

Page 1