‹ Les Psaumes des MaalothChapitre 33 sur 35 · LE · texte numérisé non relu

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souvent à tous les Israélites (Lév. XXV, 55; 1 Chron. XVI, 13 et passim), quelquefois il est appliqué d’une facon spéciale à tel homme que l'Eternel à chargé d’une mission, Moïse, par exemple (Ex. XIV, 31; Nombr. XII, 7), ou les prophètes À (Jér. VIE, 25), ou Nébucadnézar (Ib. XX VEEL 6), où le Sauveur promis (Zach. LE, 8). [ci ce titre est

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donné aux sacrificateurs et aux lévites, comme le prouve le mot suivant, omÿn, «qui vous tenez, »

» car c'est le mot pure en parlant du ou des

D lévites (p. ex. Deut. X, 8:21 Chron. XXIITL, 30).

. — « Dans LES Nurrs, » On voit dans les Chroni-

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- ques que les chantres, ceux qui sont mvités 1e1

… à louer l'Éternel, restaient dans le temple jour et

Be nuit (4: Chron. IX, 33).

1% 2, € SAINTEMENT. » Le mot ©p signifiant à la fois €sain- : ‘4 teté, chose sainte, sanctuaire, » on le prend ordinairement

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ici dans le dernier sens et l’on traduit : C dans le sanctuaire »

(Kimchi, Luther, Ostervald), ou, plus souvent encore, «verse sanctuaire, » Ce sens va si bien ici et est si généralement admis que nous avons hésité à nous en écarter ; il nous LÉ parait cependant que, dans le second cas, il faudrait 1e1 soit ME 'Utr: 11 parag ogique, pe là préposition LR (comme Ps. V, 8: x XVI, 2 ;: CXXXVIIL, 2), et que, dans Punet l’autre cas, Par-

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tüicle ne devrait pas faire défaut. Nous croyons done qu'on est obligé de prendre ©7p pour un circonstanciel de manière, comme le font déjà le Targum et le Talmud et comme l’ont fait, chez les modernes, Junius et Crinsoz ; nous aurions ici la même expression dont se sert saint Paul 4 Tim. Il, 8: «lever au ciel des mains pures» (ou «saintes, » ÿgious yetpas). | AT

3. «QuE L'ÉTERNEL TE BÉNISSE!» Le singulier ! «le bénisse » est ici, selon toute vraisemblance, collectif, comme très souvent dans les psañmes et comme dans la formule sacramentelle de bénédic- : tion Nombr. VI, 24 sqq : « L'Éternel te bénisse et te garde, etc. » |

Rappelons ici que les deux derniers de nos psaumes des Maaloth correspondent aux deux premiers. Au malheur d’habiter avec des ennemis (Ps. CXX) est opposé le bonheur d’habiter avec des frères (Ps. CXXXIT. Dans le psaume CXXI, nous avons 4 vu, sous forme d'antiphonie, la bénédiction donnée aux pèlerins à leur départ pour Jérusalem; nous : : avons sous la même forme, dans le CXXXEV, la: bénédiction qui leur est donnée à leur. départ de ; $ la ville sainte. D

Si, arrivés au terme de nos quinze psaumes, nous = jetons un coup d'œil sur Pensemble, nous consta-

terons que l'ordonnance que nous y avons signalée dans notre introduction (page 26) n’est point‘la seule. Quelque valeur que lon veuille attribuer . à cette distribution en deux heptades, d’après le nombre de fois où paraît le nom de Jéhova et d’après les titres se rapportant à David et à Salomon, il y a, à côté de cet ordre extérieur et formel, un autre ordre en rapport avec l'usage de ces psaumes et d’après lequel notre Psautier des pèlerins se compose, non plus de deux fois sept psaumes, sans compter le mésologue, mais de sept fois deux psaumes, sans compter l’épilogue. Les deux premiers sont une introduction : le pèlerin n’est pas à Jérusalem; il souffre de séjourner au milieu des Gentils, tourne les veux vers la ville sainte et se met en route pour sv rendre. Les deux suivants nous le montrent à Jérusalem, mais ils ne se rapportent pas à une fête spéciale, tandis que ceux qui viennent ensuite ont trait aux diverses solennités et sont rangés dans l’ordre où elles se succèdent. Nous avons en conséquence deux psaumes pour la Pâque, deux pour la Pentecôte, deux pour le jour des Expiations et deux pour la fête des Tabernacles. Entre les deux psaumes relatifs à la Pentecôte, c'est-à-dire après le septième, sont intercalés, en guise de mésologue ou d’intermède, deux autres cantiques qui, sans nous éloigner de la fête,

: nous en montrent un nee en nous int ocurisant dans la demeure où ün habitant de Jérusalem a | - donné l'hospitalité à des frères venus du dehors. Enfin, un dernier psaume, très court, coton Ja bénédiction du départ, s'applique à chaque ie ÿ et en marque la clôture, en même temps qu 11 sert d épilogue et de conclusion au recueil. RE

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