‹ Les psaumes, étudiés en vue de la prédication (volume 2)Chapitre 13 sur 30 · LE SANCTUAIRE · texte numérisé non relu

LE SANCTUAIRE

Au soin des cités les plus populeuses et les plus riches, comme au milieu des plus chétives bourgades, s'élève une demeure à laquelle aucune autre ne ressemble : la langue des hommes la nomme la maison de Dieu, mais la langue du ciel en pourrait seule raconter les gloires et révéler les trésors. Cette demeure est le centre commun où le ciel et la terre se rejoignent, elle est la patrie universelle des âmes, tous y entrent et ne s'en retirent que chargés de richesses et vêtus do splendeurs. De Dieu il est dit que du soleil il fait son pavillon : or le sanctuaire catholique est ce soleil ; les âmes qui y entrent s'y illuminent et y étincellent, car c'est Dieu même qui y resplendit. Approchons avec un respect mêlé d'amour de cette maison de Dieu. Beaucoup la méconnaissent, la fuient, ou n'y font qu'un rapide et distrait séjour : nous autres, « enfants do la lumière, » approchons de cette lumineuse demeure : fixons-y nos yeux et nos cœurs, faisons le tour de Sion,

' Psal. XLI.

scrutons ses gloires, recueillons ses richesses, enivronsnous de ses suavités.

Le sanctuaire est pour les âme?, tout à la fois : une royale résidence ; un délicieux refuge ; la commune et fraternelle demeure de la famille entière des Enfants de Dieu.

f habiterai làK Quel mot! quelle promesse! quelle assurance ! Et nous n'en comprenons peut-être pas encore toute la plénitude et toute l'étendue. Dieu présent partout, partout en acte, partout Providence, et Domination, n'accorde néanmoins nulle part ailleurs que dans son sanctuaire une aussi ineffable présence. Il est présent dans la création ; il fut présent comme Homme-Dieu sur la terre; il est présent dans l'âma des justes. Ces trois présences il les résume et les confond dans son sanctuaire. Dans la création, il est roi magnifique, dominateur absolu. Sur la terre, il fut « doux et humble de cœur, » il la traversa silencieusement et sans gloire, non erat aspectus^; il passa «faisant le bien, » il mourut ensanglanté sur un calvaire, et fut contemplé gisant et enseveli dans un sépulcre : telle est la seconde et ineffable présence de ce Dieu sur la terre, visus est in terris et cum hominibus conversatus. La troisième et plus mystérieuse présence, le donne comme l'hôte béni de nos âmes. Là il réside, il agit, il sanctifie, il transfigure; là, selon la sainte parole, il se fait « tout en tous, » il nous est, dit l'Apôtre, tout à la fois « sagesse de Dieu, justice, sanctification et rédemption. » Telles sont les trois présences qu'il accorde à son sanctuaire: présence magnifique et dominatrice; présence humble, solitaire, pauvre et

1 Psal. CXXXI. — 2 Isaï.

cachée ; présence active, laborieuse, remplie de bénédictions et de grâces.

Dieu, dit le Psalmiste, est dans son sanctuaire ^ Il y réside dans l'éclat de sa gloire, dans la plénitude de sa domination. Ce grand mystère nous est voilé, ce grand Uieu ne se manifeste à nous que derrière la nue sombre : qu'importe ? Ouvrons sur ces merveilles les yeux de l'âme, la foi nous les illumine. Contemplons tout ce que Dieu est dans la création entière, il l'est plus réellement, plus magnifiquement dans son sanctuaire. Jéhovah a abaissé les deux ; il est descendu, les nuées étaient sous ses pieds. Il a pris son vol sur les ailes des chérubins, il s'est élancé sur les ailes des vents. Il s^est fait une retraite au scindes ombres, il a placé une garde autour de son tabernacle, il s'est enveloppé d'une impénétrable nuée. Aux éclairs de sa face les nuages se sont entrouverts, ils ont vomi la grêle et le feu. Du haut des deux le Seigneur a tonné, le Tout-Puissant a élevé la voix, il a lancé la grêle et le feu. Il a lancé ses flèches, il a multiplié la foudre 3. Tel est ton Dieu au milieu de son sanctuaire, ô âme chrétienne, trop souvent légère, dissipée, irrespectueuse, tel est ton Dieu dans le majestueux et formidable appareil d'une majesté qui reste voilée à tes regards, mais devant laquelle les anges tremblent. Dieu, dans l'Église, est sur un trône de gloire, « sa splendeur couvre la voûte sainte, » les feux jaillis de son visage illuminent cette redoutable demeure. Il a mis une garde à son tabernacle. Celui que les hommes insensibles et impies négligent de visiter, celui-là est nuit et jour entouré de ses anges. En foule, en innombrables multitudes, ces esprits bienheureux remplissent le sanc-

i Psal. LXYII. — 2 Psal. XVII.

tuaire, tresf^aillant d'amour, et se prosternant devant la splendour divine dans l'anéantissement et l'adoration. C'est là la montagne où Dieu se plaît à habiter, Dieu y habitera à jamais. Des millions d'esprits célestes environnent son char. Le Seigneur est au milieu d'eux, le Seigneur est au Sinaï, le Seigneur est dans son sanctuaire. N'est-ce pas dans son sanctuaire que sa grâce s'élève impétueuse, irrésistible? N'est-ce pas là que nous sentons le passage de Dieu, son vol à travers nos âmes, sa terrible voix dans les profondeurs trop longtemps muettes de notre conscience? Il monte sur les chérubins, il vole, il vole sur Vaile des vents... Le Très-Haut a fait retentir sa voix; le Seigneur a tonné du haut des deux ^. Oh! combien sublime est l'action de Dieu dans son temple ! A une heure, la plus solennelle qu'il soit donné à la terre de compter, à l'invitation d'une parole humaine, « Dieu abaisse les cieux et descend, >> inclinavit cœlos et deS' cendit. Il descend caché sous le nuage, l'obscurité l'enveloppe, caligo sub pedibus ejus, mais la foi déchire les voiles, les cœurs s'ouvrent, l'amour entre en extase : voilà Dieu ! Comme elle retentit dans l'univers, ainsi la voix de Dieu vibre dans le temple : Vax Domini in virtute. Quelle puissance dans cette voix de Dieu ! comme elle émeut les âmes I comme elle brise nos orgueils ! comme elle ébranle les mornes et arides solitudes de notre indilïérence et de nos oublis ! Vox Domini concutienlis desertum 2. Elle fait tourbillonner dans des rafales les feuilles dont nous cachions les nudités de notre conscience, elle dévaste nos ombrages, elle fait un jour terrible « dans l'épaisseur des bois, « revclabil condensa. Que fait Dieu encore dans la nature?

i Psal. LXVII. - 2 Psal. XXVIH

C'rst iww, s'écriait le Psalmiste, qui faites naître le 'printemps. Vous avez visité la terre et vous avez enivré la la création de vos biens, vous avez 7nultiplié les richesses de la terre, c'est un fleuve qui déborde, à tous les êtres vous préparez la nourriture : telle est votre œuvre, tels sont vos soins. Vous remplissez d'eau nos rivières, vous multipliez les semences de nos moissons. Vos bénédictions sont la couronne de l'année, les campagnes sont remplies de vos dons, le désert même se féconde et s'embellit ^ Tel est Dieu aussi dans son sanctuaire. Après avoir ébranlé les ;âmes du choc de ses vérités terribles, il leur fait luire le soleil de sa miséricorde, il leur dispense la rosée de ses bénédictions. Ces terres fécondes reçoivent la semence divine, elles germent les splendeurs d'une éternité. Les eaux les plus jaillissantes de la grâce les arrosent, chaque jour voit s'épanouir en elles de nouveaux dons, et l'année d'un enfant de Dieu reçoit pour couronne une perpétuelle bénédiction : benedices coronse anni be7iignitatis tuœ. Ainsi Dieu est-il, dans son temple, sur son trône de miséricorde, au sein d'une profusion de bienfaits, un roi magnifique, qui verse à flots infinis ses grâces sur son peuple fortuné.

Dans le sanctuaire, Dieu est encore, Dieu est surtout un Dieu caché : Dcus cd)Scondilus. Ineffable mystère ! Jésus-Christ reprend et continue dans chacune de nos églises son œuvre entière d'il y a dix-huit cents ans. [jCS scènes divines, les merveilleux drames , les sanglantes péripéties, les éblouissants triomphes qui comiposèrent sa vie mortelle, il les expose de nouveau devant chacun de nous. Ce que vit la Judée, nous en Kommes les témoins chaque jour; chaque jour, dans

1 Psal. LXIV.

chacun de nos temples, les mystères du Dieu fait homme se déroulent magnifiquement. La crèche étale ses dénûments, le calvaire se rougit du sang de la victime, l'autel catholique est un Golgotha, où. le Rédempteur ne cesse plus de mystiquement mourir. Les blancs linceuls recouvrent son corps déchiré, son sang coule dans le calice, sa mort est annoncée au monde, et les âmes en ont, à la messe, le vivant mémorial. Naissance, mort et sépulture, « l'alpha et l'oméga', » le commencement et la fin, les deux scènes divines qui inaugurent et consomment notre rédemption se déroulent sous nos yeux, non pas en image, en stérile et morte représentation, mais dans la plus absolue et la plus vivante réalité. Et l'intervalle de la crèche au sépulcre n'est pas moins divinement reproduit. Jésus-Christ parcourt toujours le temple, criant, comme à la fête des tabernacles : « Quiconque est altéré, qu'il vienne et qu'il boive ! » « Venez tous à moi ! » Il rencontre encore la Samaritaine infidèle, ou la Madeleine repentante, ou la pauvre adultère condamnée à mourir. Il pleure ses éternelles larmes sur la tombe de Lazare expiré; toujours encore il arrête le funèbre cortège des âmes mortes, et sèche les larmes de la veuve de Naïm. L'hémorrhoïsse touche encore la frange de sa tunique, les aveugles mendiants, le lépreux et le paralytique trouvent à travers tous les siècles la même puissance au service du même amour. Que fait l'Homme-Dieu dans son sanctuaire? A quoi dépense-t-il ses longues heures de solitude, hélas ! et de délaissement ? Jésus-Christ prie et il travaille, iisque modo operor 2. A quelle œuvre ? A son œuvr: unique, celle qui nous valut l'Incarna-

* Apoc. — ' sjoan.

tion : la glorification de son Père dans notre propre galut.

Aussi combien sont multiples et admirables ses operations dans nos âmes! car, ainsi qu'il le faisait durant sa vie mortelle, du temple Jésus vient à notre demeure, entre en nous, pénètre jusqu'au plus intime de nos âmes, et là « parle à nos cœurs ', « les éclaire, les touche, les brise, les refait et les divinise. Oh! qu'elles parlent, qu'elles racontent elles-mêmes ces merv-eilles, les âmes que le séjour, fùt-il rapide, du sanctuaire a transfigurées ! Par quelles émotions diverses, par quelles pensées vivifiantes, par quels repentirs généreux, la solitude du sanctuaire fait passer les âmes! Que Jésus y parle puissamment! qu'irrésistible est sa grâce, dès qu'éloignés du monde, de ses tourbillons et de ses perverses influences, nous nous donnons le temps de goûta' et de voir combien le Seigneur est doux !

C'est ainsi que le sanctuaire devient notre refuge le plus assuré. 0 Dieu, nous avons reçu votre miséricorde au milieu de votre temple '-. C'est là que nos ténèbres ont été dissipées, nos défaillances fortifiées, notre paix reconquise, nos douleurs apaisées; là que nos joies les plus pures et les plus solides se sont épanouies. Où nos prières sont-elles plus puissantes? C'est dans votre sanctuaire, 6 mon Dieu^que vous entende:: mavoix etque vous exaucez tous mes vœux. Aussi l'Eglise est-elle le refuge le plus assuré et le plus doux des enfants de Dieu. Quand la haute mer devient impossible à tenir, que la tempête sévit, que les flots fatiguent la barque de leurs chocs répétés, l'âme trouve dans le sanctuaire un port

» Osée. — 2 Psal. XLYIL

LF.s e:\fants de dieu 263

tranquille, où elle se remet des secousses de la vie, répare ses défaillances et guérit ses meurtrissures. Quand au contraire l'enchantement du monde, les fascinations de la prospérité Tarrachcnt aux réalités supérieures et étouffent en elle l'écho des divines vérités, le sanctuaire avec sa sérénité austère, sa chaste majesté, calme d'impures effervescences et laisse apercevoir « au-delà du voile » terrestre, les visions radieuses de l'autre vie. Quand la douleur nous oppresse et que nos larmes débordent, où couleront-elles plus doucement qu'aux pieds et sur le cœur de « l'Homme de douleur ? » Oh ! qu'il fait bon connaître le chemin de l'église quand l'infortune ne fait plus pour nous, du monde, qu'une inhospitalière et odieuse patrie ! j'ai tressailli de joie dans une parole qui m'a été dite : Nous irons dans la maison du Seigneur <. Il est une suprême douleur, il est une indicible infortune, il est une ruine et une désolation auprès desquelles toute désolation d'ici-bas n'est rien : c'est le péché, cette mort de l'âme, cet affreux état qui fait de nous l'horreur et le dégoût de la terre et l'abomination de Dieu, Dens abominabiîur virum. A cet immense mal où est le remède? Qui fera tomber sur ces cadavres une parole de résurrection et de vie ? Dans le sanctuaire, répond le Psalmiste, les juges siègent sur le trône du jugement, les juges de la maison d'Isra'él ^. Dans l'Église, un homme, dépositaire des plus hauts pouvoirs de Dieu, maître absolu « de la parole de la réconciliation, » un homme qui peut dire : « allez, vos péchés vous sont remis, » qui peut interpeller le démon : « retire-toi, laisse cette âme, » qui peut effrayer et faire fuir la mort elle-même : « Lazare, sors du tom-

» Psal. CXXI. — 2 PsbI. CXXI.

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lieau ! » un homme, ministre << du Dieu de toute miséricorde, » siège sur un tribunal, non pas tant de rigueur que de mansuétude, non pas tant de justice que de grâce et de pardon : Illic sederunt sedes in judicio, sedes super domum David K Pauvres âmes condamnées, « mortes dans le crime, » déjà fétides dans vos sépulcres, allez, demandez la route du sanctuaire, marchez à la vie, retrouvez la paix, le bonheur, dans la possession de Dieu et l'espérance de l'éternité.

L'P.glise est, en troisième lieu, pour nos âmes le foyer domestique. Cette gracieuse idée est de l'Apôtre." Voici, dit-il, ((ue vous n'êtes plus des hôtes et des étrangers, mais vous composez la famille de Dieu. » Et cette famille qui la renferme ? Où s'en réunissent les membres ? quelle enceinte les rassemble ? quelle table les nourrit en commun? Leur maison paternelle à tous, c'est le sanctuaire. Là chaque enfant de Dieu a son chez soi. 0 douce et riche demeure ! 0 foyer de la famille! 0 saintes et fraternelles joies des enfants de Dieu! Oh ! qu'' il fait bon, oh! qu'il est délicieux que des frères habitent ensemble ^ ! Le monde a des distinctions légitimes et nécessaires, l'orgueil les rend parfois intolérables, la chaumière est dédaignée du palais, le petit peuple ne contemple que de loin et pour s'en voir repoussé la fortune arrogante des puissants : l'égalité s'écrit follement partout et elle n'est nulle part. Dans le sanctuaire seul le pauvre se sait et se sent chez lui ; il a sa place marquée, ses entrées ouvertes, pas une fête ne s'y donne, pas une réception ne s'y fait, sans

1 Psal. CXXI. — 2 Psal. CXXXIL

qu'il n'ait, comme le riche, à un titre égal, avec un égal amour, son invitation. La bure se trouve à l'aise dans les splendeurs du temple, le banquet de Dieu lui réserve toujours sa place d'honneur. Une même vérité l'illumine, les mêmes grâces l'enrichissent, les mêmes distinctions lui sont prodiguées. Jérusalem est bdtie comme une cité : tous ses habitants participent également à SCS biens '. La paix y est inaltérable, car l'égoïsme y est inconnu, la richesse n'y est pas orgueilleuse, la pauvreté superbe en est bannie; il n'y a plus dans le sanctuaire que des frères, tous égaux d'origine, de destinée et de fortune, tous pareillement fils de Dieu. La prière qui s'en élève est commune : 0 notre Père qui êtes dans les deux!,.. Qu'il est bon, qu'il est doux à des frères d'habiter ensemble ! L'union fraternelle est comme le parfum^ répandu sur la tête d'Aaron, qui descendit sur son visage, qui se répandit sur le bord de son vêtement. Comme la rosée d'Hermon qui descendit sur la montagne de Sion; ainsi descend sur des frères la bénédiction du Seigneur et la vie pour les siècles de l'éternité 2. Aussi quelle sollicitude Dieu montre à réunir ses enfants dans son sanctuaire ! quelles voix sonores les y appellent ! quels pressents appels les y convient ! quels graves et formidables reproches sont adressés à leur négligence et à leur désertion! Oh ! priez pour la paix de Jérusalem! Demandez Vabondance pour ceux qui la chérissent. Que la paix régne dans ton enceinte ! que Vabondance soit dans tes remparts ! C'est pour mes frères, c'est pour mes proches, ô Église, que je réclame pour toi la paix; c'est pour la maison du Seigneur notre Dieu que je demande ces biens ^,

*■ Psal. CXXI. — 2 CXXXII. - s Psal. GXXL

Si le sanctuaire est tout à la fois pour le fidèle une royale résidence, un heureux refuge, un foyer tout embaumé des parfums du plus fraternel amour, de quelle vénération, de quelle sollicitude, de quelle assiduité le fidèle doit-il payer ces biens Inestimables ! Aimons nos églises, soyons fiers de leurs splendeurs et attristés de leur dénûment. « Que les chemins de Sion n'aient pas à pleurer de leur solitude, » que le temple ne ressemble jamais à la morne et silencieuse enceinte d'un tombeau. Dieu demande de toute âme fidèle les sentiments enflammés qu'exprimait ainsi le Prophète-Roi. /e l'ai juré au Seigneur, fen ai fait le vœu au Dieu de Jacob : si j'entre dans mademeure,sije monte sur la couche de mon repos, si y accorde le sommeil à mes yeux, si je ferme pour m'endormir mes paiipicres, si je laisse se reposer ma tête, hisqu'au moment où j'aurai trouvé le lieu de la maison du Seigneur, le lieu du tabernacle du Dieu de Jacob... Oh! nous entrerons dans son tabernacle, nous l'adorerons dans le lieu que ses pieds ont foulé. 0 Seigneur, levez-vous! venez habiter votre repos vous et l'arche de votre sanctification* ! Que tout soit saint, noble, grand dans le sanctuaire ; que la foule s'y presse ; que les prêtres et les pontifes soient pieux et immaculés. 0 Dieu, que vos prêtres y revêtent la justice, que vos saints y tressaillent de joie.... Parce que le Seigneur a choisi le sanctuaire pour sa demeure, il l'a choisi pour y résider : Je bénirai la veuve de mes bénédictions : les pauvres, je les rassasierai de monpain; les prêtres, je les revêtirai démon salut ; les saints, je les ferai tressaillir de mon allégresse; l'ennemi sera couvert de confusion, et sur le juste ma bénédiction, s'épanouira '^.

t Psal. GXXXI. — 2 Psalm. CXXXL

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