DIE" V
saisit, nous sommes prêts à tout pour éviter l'iiorreur de ces cachots. Et que deviendrons-nous donc quand il nous faudra subir les tortures de l'éternelle géhenne ? Là, les chaînes ne sont pas de fer, des liens de feu y retiennent éternelleraent les captifs ; nos bourreaux n'y seront pas, comme ici-bas, nos setnblables, que bien souvent il est possible d'adoucir, ce sont les anges, qu'aucun regard ne peut fléchir, tant est implacable l'indignation que nos outrages envers leur Maître ont soulevée en eux. Dans les cachots éternels aucune pitié ne pénètre, pas de bienfaiteur qui secoure, pas de visiteur qui console, pas d'ami qui encourage ; c'est là une expiation sans merci ^ » Élevons nos âmes jusqu'à ce? spectacles de l'avenir, assistons souvent par la pensé f à ce dénouement formidable des choses humaines aucune méditation plus fortifiante, aucun regard pluf sage, aucune pensée plus féconde. A tout instani l'Écriture nous y convie en nous faisant apparaître dans le lointain de la prophétie le Juge « qui doii venir. >• L'Église sans cesse nous met sur les lèvres If cliantde la foi, et nous acclamons « le Juge souverair des vivants et des morts ^. » « Notre conversation es* au ciel, s'écrie le sublime Apôtre, d'où aussi nou' attendons Notre Seigneur Jésus-Christ . » « Et l'esprii et l'épouse disent : venez ! et que celui qui écoute, dise : venez !... Venez, ô Seigneur Jésus ^ ! »
> Saact. Ghrysost, in II ad Tlin. — ^ Symbol. — ^ Anuc.