D.EU
courent, ni pourquoi vou^ me meurtrissez aux pierres du chemin et vous m'exténuez dans une course sans allégement ni repos... 0 mon Dieu, vous me tenez par la main et selon votre bon plaisir vous me menez K « Menez-moi, » 6 Seigneur, par tel cliemin qu'il vous plaît de me choisir, vous ne me « menez, » je le sais, qu'au bonheur et à la gloire. '< La gloire, » c'est en effet le terme où Dieu nous daigne conduire : le second caractère de la possession de Dieu est d'être glorieuse. Vous m'élevcz à la gloire, ajoute le Psalmiste. Il y a deux sortes de gloires : la gloire dont nous pouvons jouir en ce monde, celle-là est fausse, caduque, éphémère, elle brille un instant puis s'éteint pour jamais. Mon Dieu, de cette gloire, si peu gloire, je ne veux point. Aussi n'est-ce pas h celle-là que votre munificence m'appelle et que votre main me conduit : vous m'élevez à la gloire, « vous m'avez » déjà « couronné de gloire et d'honneur -, » dès ce monde vous faites de moi une créature merveilleusement grande. Par la foi vous me donnez une intelligence toute divine, la vôtre, ô mon Dieu, nos autnn scnsum Christi hahcmns. A mon regard naturel vous ajoutez un regard surnaturel d'une portée infinie. Par vos Sacrements vous me transfigurez en un être nouveau, sublime, divin. Par vos préceptes vous m'élevez en quelque manière jusqu'à votre- sainteté infinie, je deviens « l'imitateur de Dieu. » Mais que sera-ce, quelle sera ma gloire, quand le voile de ma mortalité s'étant déchiré, toutes ces merveilles de l'être divin déposé en moi par la grâce apparaîtront et resplendiront aux rayons cle l'éternelle lumière? Quand se montrera dans son éclat divin « cette gloire future qui doit être révélée
' Psal. LXXII, — î IVal. VIII.