‹ Les psaumes, étudiés en vue de la prédicationChapitre 6 sur 26 · DIEU G.J · texte numérisé non relu

DIEU G.J

en nous, » « ce poids éternel de gloire, » « cette splendeur des saints ', » « ce vêtement de gloire, » « qui nous fera étinceler comme des soleils dans les éternités perpétuelles? » 0 Dieu, quelle gloire de vos élus! quelle beauté divine ! quels incompréhensibles honneurs, quand vous les introduisez « à votre banquet, » « dans votre demeure, » quand vous les faites « s'asseoir sur votre propre trône, » et que devenu vous-même, ô mon Dieu, selon votre étonnante parole, leur serviteur, après qu'ils auront été fidèlement les vôtres, « vous les servirez » de vos royales mains au banquet de votre gloire ! 0 Dieu, avec quelle vérité et quelles délices je chanterai avec mon Psaume : Vous m' élevez à la gloire! Et encore en un autre passage : grande est la gloire qui jaillit de votre salut; vous donnez à votre élu la gloire et une immense splendeur; vous avez prévenu tous les désirs de son cœur, et les volontés qu'exprimait sa prière, vous les avez accomplies; vous Pavez prévenu des bénédictions de vos douceurs, vous avez posé sur sa tête une couronne de diamants les plus précieux ^.

Gloire et suavité, voilà donc en résumé ce qu'apporte à l'âme la possession de son Dieu. Cette suavité est merveilleuse, elle arrache parfois à l'âme de douces larmes, elle remplissait les saints d'une joie à la fois sereine et véhémente qui leur faisait pousser cet étrange cri : « je surabonde de joie au milieu de toutes mes tribulations. » Dieu seul connaît les routes secrètes de notre sensibilité, seul il a des onctions mystérieuses, au prix desquelles les suavités de la terre n'ont plus aucune saveur ; seul il réserve des plaisirs intimes, des ivresses cachées, que ceux-là peuvent comprendre qui les ont

iPsal. CIX. — 2Psal. XX.

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éprouvées Sous l'empire victorieux de ce? charmes, l'àme conquise ne connaît plus, ne désire plus, ne cherche plus que Dieu. Sans le Bien-Aimé qui seul la possède, ni la terre, ni le ciel lui-même ne lui sont plus rien, elle est tout entière dans ce mot de V Imitation : « Être sans Jésus est un cruel enfer : être avec J es LIS est le plus doux paradis'. » Faites-lui parcourir la terre, qu'elle en voie toutes les beautés, qu'elle en goûte tous les charmes; si elle n'y trouve son Dieu, la terre est vide et n'est plus pour elle qu'un exil désolé. Emportez-la jusqu'au ciel, introduisez-la « au milieu des splendeurs des saints, » au centre des richesses de la cité éternelle, en face de la société radieuse qui la remplit, l'âme jette sur toutes ces magnificences un regard distrait et inquiet ; si elle n'y trouve pas son Bien-Aimé unique, le ciel môme n'est plus rien pour elle : Qu'y a-t-il pour moi que Vous dans le ciel? Et sur la terre, qu'ai-je voulu que vous? Ma chair dépérit d'amour et aussi mon âme, ô Dieu de mon cœur, 6 mon partage éternel !

Le malheur de ne connaître pas ce trésor, de ne lo posséder pas, de vivre « sans Dieu en ce monde, > rend plus intense, par Teffet du contraste, la joie qu'elle goûte d'être tout entière à lui : Voici, ô Dieu, que ceux qui s'éloignent de vous pé)iront ; vous perdrez tous les adultères qui se souillent en se séparant de vous. Pour moi, mon bonheur est de m'attacher à Dieu, de placer en Dieu toiite mon espérance. Et f annoncerai vos louanges dans l'assemblée des saints en Sion'K

^Ir.ùlal.-'- Ptal. LXXII.

CnAPITRE TROISIEME

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